Cystite (infection urinaire) : symptômes, causes et traitements

L’essentiel en 30 secondes

La cystite, ou infection urinaire basse (IUB), est une inflammation de la vessie d’origine bactérienne, très fréquente chez la femme.

  • La bactérie responsable dans 80 % des cas est Escherichia coli, selon les données épidémiologiques (HAS).
  • Le traitement repose sur une antibiothérapie courte : 1 à 3 jours pour une cystite simple chez la femme non enceinte (HAS).
  • L’antibiotique recommandé en première intention est la fosfomycine-trométamol, en dose unique de 3 g ; la pivmécillinam (400 mg deux fois par jour pendant 3 jours) est le traitement de deuxième intention, utilisé quand la fosfomycine-trométamol ne convient pas (HAS / ANSM).
  • Les antibiotiques de première intention sont remboursés par l’Assurance Maladie sur prescription médicale (Ameli.fr).
  • Une bandelette urinaire (BU) suffit au diagnostic en cas de cystite simple ; une ECBU est réservée aux formes compliquées (HAS).

Le conseil clé : Consultez un médecin dès les premiers symptômes (brûlures, envies fréquentes d’uriner) pour obtenir un traitement adapté et éviter toute complication rénale.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Ameli.fr, Assurance Maladie

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Que faire en cas de cystite ? Pourquoi en avez-vous contracté une ? L’équipe médicale de Qare s’est penchée sur le sujet et répond aux questions les plus courantes sur la cystite. Si les symptômes sont similaires chez l’homme, les causes de cette inflammation de la vessie et de l’urètre diffèrent chez la femme. Qare vous explique comment prévenir et guérir la cystite.

Qu’est-ce qu’une cystite ?

Cystite aiguë : définition

La cystite est une infection urinaire localisée à la vessie. Elle est le plus souvent d’origine bactérienne. Dans environ 90 % des cas, la bactérie responsable est Escherichia coli. Naturellement présente dans le tube digestif, elle peut pénétrer dans l’urètre, remonter jusqu’à la vessie et s’y multiplier.

Les symptômes apparaissent généralement assez rapidement. On parle alors de cystite aiguë.

Fréquente chez la femme, la cystite aiguë simple est généralement sans gravité lorsqu’il n’existe pas de facteur de risque de complication. Près d’une femme sur deux présente au moins une infection urinaire au cours de sa vie.

Plusieurs mesures peuvent également aider à soulager l’inconfort. Retrouvez nos conseils sur les remèdes et traitements de l’infection urinaire.

Cystite interstitielle

La cystite interstitielle, aussi appelée syndrome de la vessie douloureuse, est différente d’une cystite infectieuse. Il s’agit d’une affection chronique pouvant provoquer des douleurs ou une sensation de pression au niveau de la vessie ainsi que des envies fréquentes d’uriner, sans infection bactérienne identifiée.

Il n’existe actuellement pas de traitement permettant de la guérir définitivement, mais différentes prises en charge peuvent aider à réduire les symptômes. Pour en savoir plus, consultez notre page sur la vessie douloureuse ou cystite interstitielle.

Une analyse d’urines peut notamment permettre d’écarter une infection bactérienne, mais le diagnostic de cystite interstitielle repose sur une évaluation médicale plus complète.

Cystite chez l’homme

Les infections urinaires sont nettement moins fréquentes chez l’homme que chez la femme. Lorsqu’un homme présente des symptômes évocateurs d’une infection urinaire, un avis médical est recommandé car une atteinte de la prostate ou de l’épididyme peut être associée.

Avec l’âge, certaines maladies de la prostate, notamment l’hyperplasie bénigne de la prostate, peuvent gêner la vidange de la vessie et favoriser les infections urinaires.

Un ECBU (examen cytobactériologique des urines) est généralement réalisé afin d’identifier la bactérie responsable et d’adapter le traitement. Pour en savoir plus, consultez notre page dédiée à la cystite chez l’homme.

Le mot de l’équipe médicale de Qare

« La cystite aiguë simple est une infection fréquente et généralement sans gravité chez la femme sans facteur de risque particulier. Elle est le plus souvent provoquée par Escherichia coli. Une bonne hydratation et le fait de ne pas se retenir d’uriner contribuent à la prévention des récidives. Lorsqu’un antibiotique est nécessaire, le traitement d’une cystite simple est généralement de courte durée. »

L’équipe médicale

Quels sont les symptômes de la cystite ?

Les signes chez l’adulte

Les symptômes peuvent apparaître rapidement. Les plus caractéristiques sont :

  • une envie fréquente d’uriner ;
  • des envies urgentes d’uriner ;
  • le fait d’uriner en petites quantités ;
  • des brûlures ou douleurs en urinant ;
  • une sensation de pesanteur ou une douleur dans le bas du ventre ;
  • parfois des urines troubles ou dont l’odeur est inhabituelle.

Dans certains cas, du sang peut être visible dans les urines. On parle alors d’hématurie. Ce symptôme peut survenir lors d’une cystite, mais d’autres causes sont possibles.

À savoir : une cystite simple n’entraîne normalement pas de fièvre. Une fièvre, notamment lorsqu’elle est associée à une douleur dans le dos ou sur le côté, peut évoquer une atteinte des reins appelée pyélonéphrite. Un avis médical rapide est alors nécessaire.

Les signes chez l’enfant et le bébé

Chez l’enfant suffisamment grand pour décrire ses symptômes, une infection urinaire peut provoquer des signes similaires à ceux de l’adulte : brûlures en urinant, envies fréquentes d’uriner ou douleurs abdominales.

Chez le nourrisson et le jeune enfant, les symptômes sont parfois beaucoup moins caractéristiques. Une infection urinaire peut notamment se manifester par :

  • une fièvre sans cause évidente ;
  • une baisse de l’appétit ;
  • des vomissements ou d’autres troubles digestifs ;
  • une irritabilité ou une fatigue inhabituelle ;
  • des urines dont l’odeur ou la couleur change.

Chez l’enfant, une infection urinaire peut toucher la vessie ou les reins. Une évaluation médicale permet de confirmer le diagnostic et de déterminer la prise en charge adaptée.

Pour plus de détails sur les signes et la prise en charge selon l’âge, consultez notre page sur l’infection urinaire chez l’enfant et le bébé.

Vous présentez des symptômes de cystite ?

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Cystite et infection urinaire : quelle différence ?

Le terme infection urinaire désigne l’ensemble des infections pouvant toucher l’appareil urinaire.

La cystite est une infection urinaire basse localisée à la vessie. C’est l’une des formes les plus fréquentes d’infection urinaire.

Lorsque l’infection touche un rein, on parle de pyélonéphrite. Elle provoque généralement une fièvre et des douleurs dans le dos ou sur le côté.

Chez l’homme, une infection urinaire peut également être associée à une atteinte de la prostate, appelée prostatite.

Dans la même thématique : Comment soigner une bartholinite ?

Quelles sont les causes de la cystite ?

La cystite infectieuse est généralement provoquée par des bactéries provenant du tube digestif qui atteignent l’urètre puis remontent jusqu’à la vessie.

Elle est plus fréquente chez la femme principalement parce que l’urètre féminin est plus court et que son ouverture est située à proximité de l’anus, où sont naturellement présentes de nombreuses bactéries.

Certains facteurs peuvent favoriser la survenue d’une cystite chez la femme :

  • les rapports sexuels ;
  • l’utilisation de spermicides ;
  • la grossesse, qui nécessite une prise en charge spécifique en cas d’infection urinaire (voir notre page sur l’infection urinaire pendant la grossesse) ;
  • la ménopause, notamment en raison des modifications des tissus génito-urinaires liées à la baisse des œstrogènes.

D’autres situations peuvent favoriser les infections urinaires chez l’homme comme chez la femme :

  • certaines anomalies ou malformations de l’appareil urinaire ;
  • une difficulté à vider complètement la vessie ;
  • certaines maladies neurologiques ;
  • un sondage ou certains gestes réalisés sur les voies urinaires ;
  • le diabète, notamment lorsque du glucose est présent dans les urines ;
  • le fait de se retenir régulièrement d’uriner ;
  • une hydratation insuffisante.

Comment soigner une cystite ?

La conduite à tenir

La prise en charge dépend du profil de la personne et des symptômes.

  1. Chez une femme de 16 à 65 ans présentant des symptômes récents compatibles avec une cystite simple, sans grossesse ni signe de complication, un pharmacien formé peut réaliser une bandelette urinaire et, si les critères sont remplis, délivrer un antibiotique adapté.
  2. Un avis médical est recommandé notamment chez l’homme, pendant la grossesse, chez l’enfant, en présence de fièvre ou de douleur dans le dos, ou en cas de maladie ou d’anomalie des voies urinaires pouvant modifier la prise en charge.
  3. Il est conseillé de boire suffisamment et d’uriner régulièrement. Cela favorise le renouvellement des urines et peut contribuer à diminuer l’inconfort, mais l’hydratation ne remplace pas un traitement lorsqu’un antibiotique est indiqué.
  4. Dans une cystite simple chez la femme, une bandelette urinaire est généralement suffisante pour orienter le diagnostic. Un ECBU n’est pas systématiquement nécessaire.
  5. Un ECBU peut en revanche être nécessaire dans certaines situations, par exemple en cas de facteur de risque, pendant la grossesse, chez l’homme ou lorsque les symptômes persistent ou réapparaissent rapidement après le traitement.

Une téléconsultation peut être adaptée à certains symptômes urinaires

Consultez un médecin en vidéo pour décrire vos symptômes. Selon votre situation, le médecin pourra vous indiquer les examens ou le traitement nécessaires. La téléconsultation peut être prise en charge par l’Assurance Maladie lorsque les conditions de remboursement sont remplies.

Le traitement

Lorsqu’une cystite bactérienne nécessite un traitement, celui-ci repose généralement sur un antibiotique de courte durée.

Dans la cystite aiguë simple de la femme sans facteur de risque, les recommandations françaises privilégient un traitement antibiotique court. Le choix du médicament dépend toutefois de la situation médicale et d’éventuelles contre-indications.

Certaines cystites simples peuvent s’améliorer spontanément, mais l’évolution est difficile à prévoir et les antibiotiques permettent généralement une disparition plus rapide des symptômes. Boire davantage ne garantit pas à lui seul la guérison de l’infection.

Depuis juin 2024, les pharmaciens formés peuvent, chez certaines femmes de 16 à 65 ans présentant des symptômes récents de cystite simple, réaliser une bandelette urinaire. Lorsque le résultat et la situation clinique le permettent, ils peuvent délivrer un antibiotique sans ordonnance médicale préalable.

Cette possibilité ne concerne notamment pas les femmes enceintes ni les situations présentant des signes ou facteurs nécessitant un avis médical.

En fonction de l’intensité des symptômes et de leur impact sur l’activité professionnelle, un médecin peut également évaluer si un arrêt de travail est justifié.

En cas de cystites récidivantes, c’est-à-dire plusieurs épisodes au cours de l’année, le médecin peut rechercher des facteurs favorisants et proposer une stratégie de prévention adaptée. Dans certaines situations très fréquentes, un traitement antibiotique préventif peut être envisagé.

Si les symptômes persistent ou s’aggravent malgré le traitement, une nouvelle évaluation médicale permet de vérifier le diagnostic et d’adapter la prise en charge.

Les bons gestes pour soulager et prévenir une cystite

Quelques mesures simples peuvent contribuer à réduire le risque de cystite, notamment en cas de récidives :

  • boire suffisamment, généralement au moins 1,5 litre de boissons non alcoolisées par jour, sauf contre-indication médicale ;
  • ne pas se retenir d’uriner ;
  • prendre le temps de vider complètement sa vessie ;
  • en cas de cystites survenant après les rapports sexuels, uriner après les rapports peut être conseillé ;
  • s’essuyer d’avant en arrière après être allé aux toilettes ;
  • prendre en charge une éventuelle constipation ;
  • éviter les douches vaginales ;
  • éviter les produits d’hygiène intime parfumés ou irritants ;
  • éviter les spermicides en cas de cystites récidivantes ;
  • privilégier des sous-vêtements en coton et éviter les vêtements très serrés si vous êtes sujette aux cystites à répétition.

Que faire pour prévenir la cystite ?

Pour limiter le passage des bactéries intestinales vers l’urètre, il est notamment recommandé de s’essuyer d’avant en arrière après être allé aux toilettes.

Une hydratation suffisante, des mictions régulières et la prise en charge de la constipation font également partie des mesures proposées pour prévenir les récidives.

Chez certaines personnes, les rapports sexuels ou l’utilisation de spermicides peuvent favoriser les épisodes de cystite. En cas de cystites récidivantes après les rapports, uriner après ceux-ci et éviter les spermicides peut être utile.

Les douches vaginales et les produits d’hygiène intime parfumés ou irritants sont également déconseillés.

Foire aux questions

Quels sont les premiers signes d’une infection urinaire ?

Les premiers signes d’une cystite sont généralement des brûlures ou douleurs en urinant, associées à des envies plus fréquentes ou urgentes d’uriner, souvent pour de petites quantités.

Une sensation de pesanteur dans le bas-ventre peut également apparaître.

Est-ce qu’une cystite peut passer toute seule ?

Oui, certaines cystites simples chez des femmes non enceintes peuvent s’améliorer spontanément. Toutefois, cela n’arrive pas systématiquement et les symptômes peuvent durer plus longtemps sans antibiotique.

En France, lorsqu’une cystite bactérienne simple est confirmée et qu’un traitement est indiqué, une antibiothérapie courte est recommandée.

Une femme de 16 à 65 ans sans facteur de risque peut notamment demander conseil à un pharmacien habilité. Une évaluation médicale est préférable en cas de grossesse, chez l’homme ou l’enfant, ou en présence de fièvre, de douleur dans le dos ou d’une aggravation des symptômes.

Où a-t-on mal quand on a une infection urinaire ?

Une cystite provoque principalement des brûlures ou douleurs en urinant et parfois une sensation de pesanteur ou une douleur du bas-ventre, au niveau de la vessie.

Une douleur dans le dos ou sur le côté, en particulier lorsqu’elle est associée à de la fièvre, peut évoquer une infection du rein appelée pyélonéphrite et justifie un avis médical rapide.

Comment faire pour soulager mes symptômes rapidement ?

La conduite à tenir dépend de votre situation.

Chez certaines femmes de 16 à 65 ans sans facteur de risque particulier, un pharmacien peut réaliser une bandelette urinaire et, si nécessaire, délivrer un traitement adapté.

Une consultation médicale ou une téléconsultation peut également permettre d’évaluer les symptômes. Selon la situation, le médecin pourra prescrire un traitement ou des examens complémentaires.

Il est également conseillé de boire suffisamment et d’uriner régulièrement. Ces mesures peuvent contribuer au confort mais ne remplacent pas un traitement antibiotique lorsqu’il est nécessaire.

Quelles bactéries peuvent provoquer des symptômes proches d’une cystite ?

Certaines infections sexuellement transmissibles peuvent provoquer des symptômes ressemblant à ceux d’une cystite.

La bactérie Chlamydia trachomatis, responsable de la chlamydiose, peut par exemple provoquer des brûlures en urinant.

L’infection est toutefois très souvent asymptomatique. Lorsqu’ils sont présents, d’autres symptômes peuvent orienter vers une IST : pertes vaginales inhabituelles, douleurs pelviennes, saignements entre les règles ou après un rapport, écoulement au niveau du pénis, douleurs testiculaires ou symptômes rectaux.

En présence de symptômes compatibles ou après une exposition à risque, un dépistage permet de confirmer ou d’écarter une infection à Chlamydia.

Quelle différence entre mycose et cystite ?

Une mycose vaginale provoque généralement des démangeaisons vulvaires importantes et des pertes blanchâtres et épaisses, souvent décrites comme ressemblant à du lait caillé.

Une cystite provoque plutôt des brûlures en urinant, des envies fréquentes ou urgentes d’uriner et parfois une pesanteur dans le bas-ventre.

Les symptômes peuvent néanmoins parfois se chevaucher. En cas de doute, un professionnel de santé peut aider à déterminer leur origine.

Douleurs à la miction : est-ce une cystite ou une vaginose ?

La vaginose bactérienne provoque principalement une modification des pertes vaginales. Elles sont généralement plus fluides, grisâtres ou jaunâtres et malodorantes.

Les démangeaisons importantes et les pertes épaisses évoquent davantage une mycose qu’une vaginose bactérienne.

Une cystite provoque quant à elle surtout des brûlures urinaires et des envies fréquentes ou urgentes d’uriner. En présence de pertes vaginales inhabituelles associées aux symptômes urinaires, d’autres causes, notamment vaginales ou sexuellement transmissibles, peuvent être recherchées.

Comment ne pas confondre herpès génital et cystite ?

L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible provoquée par un virus.

Lorsqu’il entraîne des symptômes, il peut provoquer des petites vésicules ou ulcérations douloureuses au niveau génital, accompagnées de brûlures, de picotements ou de démangeaisons.

L’herpès génital peut également provoquer des douleurs en urinant, notamment lorsque l’urine entre en contact avec les lésions. Il peut donc parfois être confondu avec une infection urinaire sur ce seul symptôme.

La présence de lésions ou de douleurs génitales permet généralement d’orienter le diagnostic, qui peut être confirmé par un professionnel de santé.

Références scientifiques et recommandations officielles

  • HAS – Recommandations de bonne pratique : Infection urinaire de la femme – Voir la recommandation (2021)
  • Ameli – Cystite aiguë simple, à risque de complication ou récidivante – Voir la recommandation (2023)
  • Ameli – Comment dépister une cystite en pharmacie et obtenir un antibiotique ? – Voir la recommandation (2024)