
Mounjaro : efficacité, effets secondaires et avis médical
Guide complet sur le Mounjaro : mécanisme d'action, résultats cliniques (20% de perte), effets secondaires et conditions de prescription.
Article relu
13 min de lectureMis à jour le 14/10/26

Ce qui changejuin 2026
Mise à jour du 15 juin 2026
Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans certaines situations d’obésité chez l’adulte, conformément aux arrêtés du 10 juin 2026. Les critères comprennent un IMC initial d’au moins 40 kg/m², ou d’au moins 35 kg/m² avec une comorbidité prévue par les textes, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite (perte de poids inférieure à 5 % à six mois). Le traitement accompagne une alimentation hypocalorique et une activité physique accrue. La première prescription ouvrant droit au remboursement doit être établie par un médecin habilité et accompagnée du formulaire requis. Le taux habituel est de 65 % ; une prise en charge à 100 % de la base remboursable peut s’appliquer en cas d’ALD exonérante, si le traitement est en rapport avec celle-ci et respecte les conditions de remboursement. La décision de prescrire reste individuelle et médicale. (Légifrance)
Patients déjà traités avant le 15 juin 2026
Si votre traitement par Wegovy ou Mounjaro a commencé avant le 15 juin 2026, les achats antérieurs à cette date ne sont pas remboursés rétroactivement. Pour bénéficier de la prise en charge des délivrances suivantes, il faut obtenir un formulaire d’accompagnement positif auprès d’un médecin habilité. Les conditions de remboursement actuelles sont vérifiées à partir de votre situation clinique au début du traitement, notamment l’IMC initial. Le formulaire est distinct de l’ordonnance : conservez-le pour le présenter au pharmacien avec l’ordonnance à chaque délivrance. (Assurance Maladie)
Les médicaments anti-obésité sont des traitements médicamenteux indiqués en complément des mesures hygiéno-diététiques chez les patients présentant un indice de masse corporelle (IMC) élevé, sous supervision médicale stricte.
Le conseil clé : Aucun médicament anti-obésité ne doit être initié sans prescription médicale ; consultez un médecin pour évaluer votre éligibilité et bénéficier d’un suivi adapté.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Sécurité Sociale, Ameli.fr
L’obésité est une maladie chronique complexe, pas un manque de volonté. Les médicaments anti obésité comme Mounjaro ou Wegovy agissent sur les hormones de l’intestin pour réduire la faim, mais leur accès est strictement encadré par l’ANSM et la HAS. Dans cet article, vous découvrirez comment ils fonctionnent, les critères d’accès (niveau d’obésité, âge), les effets secondaires (nausées, vomissements, diarrhées), la perte musculaire possible, les limites réelles et le suivi médical nécessaire. Des infos claires et sourcées HAS/ANSM 2024 pour une décision éclairée et personnalisée, sans jugement.
Un suivi médical pour votre parcours avec un GLP-1
Vous envisagez un traitement ou en prenez déjà un ? Découvrez Qare Shape : un suivi personnalisé, des conseils nutritionnels et une activité physique adaptée.
L’obésité est une maladie chronique complexe. Une maladie chronique est une maladie qui évolue sur le long terme, qui n’est généralement pas guérissable définitivement, mais qui peut être contrôlée grâce à un suivi médical et des traitements adaptés. Par exemple, le diabète, l’hypertension artérielle ou l’asthme sont des maladies chroniques.
Pour évaluer l’obésité, les médecins utilisent d’abord l’IMC (Indice de Masse Corporelle).
L’IMC est un calcul qui intègre le poids et la taille : IMC = poids en kilogrammes ÷ taille en mètres².
On parle d’obésité lorsque l’IMC est supérieur ou égal à 30.
Cependant, l’IMC présente des limites, car il ne distingue pas la masse musculaire (le poids des muscles) de la masse grasse (le poids de la graisse).
C’est pourquoi d’autres mesures permettent d’affiner l’évaluation de l’état de santé, comme :
Le tour de taille : mesure de la graisse abdominale, un indicateur important du risque cardiovasculaire.
L’analyse de la composition corporelle : examen qui détermine précisément la proportion de muscles, de graisse et d’eau dans le corps.
L’évaluation clinique globale : prise en compte des antécédents médicaux, de l’historique de la prise de poids, des symptômes, du mode de vie et des facteurs de risque associés.
Ces éléments permettent au médecin de poser un diagnostic précis et d’adapter la prise en charge.
Les complications de l’obésité sont nombreuses :
Maladies du cœur et des vaisseaux sanguins : hypertension (tension trop élevée), accidents vasculaires cérébraux (AVC)
Diabète de type 2 (taux de sucre trop élevé dans le sang)
Certains cancers (sein, côlon…)
L’INSERM souligne l’interaction de facteurs génétiques, environnementaux et comportementaux dans le développement de l’obésité.
Selon l’OMS, plus d’un milliard de personnes vivaient avec une obésité en 2022, et les projections estiment que 1,5 milliard de personnes seront concernées d’ici 2035 dans le monde. En France, l’étude OFÉO 2024 montre que 48,8 % de la population adulte est en surpoids ou obèse, et que 18 % des adultes présentent une obésité (environ 6 millions de personnes).
Les médicaments anti obésité, comme Mounjaro (commercialisé depuis novembre 2024), agissent principalement sur la régulation de l’appétit.
Ils reproduisent l’action de deux hormones naturelles produites par l’intestin après un repas :
le GLP-1 (hormone qui ralentit la digestion et réduit la faim),
le GIP (hormone qui augmente la sensation de rassasiement).
Ces hormones envoient un signal au cerveau indiquant que l’organisme a reçu suffisamment d’aliments. Cela réduit la faim, augmente la satiété et entraîne, selon les essais cliniques, une perte de poids moyenne de 15 à 20 %.
Ces traitements sont réservés à des situations précises :
IMC ≥ 30, ce qui correspond à une obésité,
ou IMC ≥ 27 en présence d’une complication médicale liée au poids, comme le diabète de type 2.
L’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) rappelle que ces médicaments doivent être prescrits par un médecin généraliste ou spécialiste, et seulement après l’échec d’une prise en charge initiale basée sur l’alimentation et l’activité physique.
Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro sont remboursables sous conditions dans l’obésité. Cette prise en charge ne s’étend pas automatiquement aux autres médicaments ni à toutes les prescriptions. Ces traitements s’intègrent dans un suivi médical, nutritionnel et d’activité physique. (Assurance Maladie)
Le GLP-1 est une hormone naturellement produite par l’intestin après un repas. Son rôle est d’envoyer un signal au cerveau pour indiquer que l’organisme a reçu suffisamment d’aliments. Elle contribue ainsi à réduire la sensation de faim et à favoriser la satiété (le fait d’être rassasié).
Après un repas, cette hormone se fixe sur des récepteurs situés dans les zones du cerveau qui régulent l’appétit. Les médicaments anti obésité dits « agonistes du GLP-1 » reproduisent cette action :
ils diminuent la sensation de faim,
ils renforcent la sensation de satiété.
Ces traitements ralentissent également la vidange gastrique, c’est-à-dire le temps nécessaire pour que l’estomac se vide après un repas. Cela prolonge la sensation de rassasiement au cours de la journée.
Ils restent toutefois un complément d’une prise en charge globale : alimentation équilibrée, activité physique adaptée et suivi médical. Ils ne remplacent pas ces mesures.
Les effets secondaires les plus fréquents sont digestifs (nausées, vomissements). Ils sont, dans la majorité des cas, temporaires et diminuent en deux à trois semaines. En France, les médicaments disponibles de cette classe sont Wegovy et Saxenda.
En moyenne, ces traitements permettent une perte de poids de 15 à 20 % du poids initial selon les études. Cependant, une partie de cette perte concerne la masse musculaire, pouvant représenter jusqu’à 40 % de la perte totale (contre environ 25 % lors d’un régime classique).
Cela explique l’importance d’un programme d’activité physique adapté, visant à maintenir la masse musculaire au cours du traitement.
Mounjaro, disponible depuis novembre 2024, cible à la fois deux hormones : le GLP-1 et le GIP. Cette double action améliore le contrôle du taux de sucre dans le sang et la perte de poids.
Particulièrement efficace en cas d’obésité avec diabète de type 2 (excès de sucre dans le sang) : 90 % des patients perdent au moins 5 % de leur poids (moyenne 15 à 20 %), et le taux de sucre dans le sang diminue significativement.
Ces traitements sont prescrits par des médecins spécialistes ou par des médecins généralistes, après plusieurs mois (6 à 12 mois) de suivi médical régulier et de mise en place de nouvelles habitudes de nutrition et d’activité physique. Un suivi continu et régulier permet d’ajuster la dose et de surveiller les effets indésirables.
Trois piliers essentiels :
Régime nutritionnel équilibré et personnalisé
Activité physique adaptée régulière
Suivi médical rapproché
Le coût et le remboursement dépendent du médicament et de la présentation prescrite. Wegovy et Mounjaro ont désormais des prix réglementés et peuvent être remboursés sous conditions dans l’obésité. Saxenda et l’orlistat restent non remboursables. L’ANSM surveille l’usage de ces médicaments pour éviter les détournements (usage esthétique notamment). L’INSERM étudie des traitements personnalisés via l’analyse de variants génétiques. (Assurance Maladie)

Photo : beyzahzah / Pexels
Femme en surpoids dans son canapé qui rigole
Les médicaments anti obésité imitent les hormones intestinales pour réduire votre appétit et augmenter votre sensation de satiété.
Le GLP-1, hormone sécrétée après les repas, est imité par Saxenda et Wegovy. Mounjaro va plus loin : il combine GLP-1 et GIP pour une efficacité accrue. D’ailleurs, l’OMS les inclut dans sa liste de médicaments essentiels depuis 2025.
| Nom commercial (Molécule) | Comment ça fonctionne | Perte de poids moyenne observée | Statut de remboursement en France |
|---|---|---|---|
| Saxenda | Imite l’hormone GLP-1 | 5 à 10 % du poids initial en 56 semaines | Non remboursé |
| Wegovy | Imite l’hormone GLP-1 | Environ 15 % du poids initial en 68 semaines à 2,4 mg ; près de 21 % en 72 semaines à 7,2 mg | Remboursable depuis le 15/06/2026 (sous conditions) |
| Mounjaro | Imite 2 hormones : GLP-1 et GIP | Environ 15 à 22 % du poids initial en 72 semaines, selon la dose | Remboursable depuis le 15/06/2026 (sous conditions) |
Ces données proviennent d’essais cliniques. Le tirzépatide est 47 % plus efficace que le sémaglutide dans certaines études. Mais tous ces traitements nécessitent un régime équilibré et une activité physique régulière. Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro sont remboursables dans l’obésité sous conditions ; Saxenda reste non remboursé. (source : Assurance Maladie)
Dans la même thématique : Wegovy en comprimé : arrivée annoncée en France, prise et efficacité
L’orlistat bloque l’absorption des graisses dans l’intestin. Il nécessite une ordonnance et peut causer des selles grasses (effet secondaire gênant mais sans gravité).
Le Mysimba n’est pas commercialisé en France en raison de risques psychiatriques et cardiaques signalés par l’ANSM.
Les médicaments anti obésité ne sont pas une solution de facilité. Ils s’inscrivent dans une prise en charge médicale encadrée par la HAS, avec un suivi régulier pour ajuster le traitement et surveiller les effets secondaires.
Ces médicaments ne sont pas des produits de confort. Ils sont réservés à des situations d’obésité précises, après l’échec d’une prise en charge nutritionnelle et comportementale bien conduite pendant plusieurs mois.
La HAS les réserve après six à 12 mois de suivi nutritionnel et d’activité physique, avec moins de 5 % de perte de poids. Le GLP-1 ralentit la vidange gastrique pour réduire la prise alimentaire. Mais ces traitements complètent un régime équilibré et une activité physique régulière, sans remplacer ces fondamentaux.
L’ANSM impose des critères stricts pour éviter tout usage inapproprié :
Chez l’adulte, l’AMM de Wegovy et de Mounjaro dans la gestion du poids prévoit un IMC initial d’au moins 30 kg/m², ou d’au moins 27 kg/m² avec une complication liée au poids. Les critères de remboursement sont plus restrictifs. (Assurance Maladie)
Moins de 65 ans (les cas au-delà nécessitent une évaluation spécifique des risques)
Depuis le 23 juin 2025, tout médecin peut initier ou renouveler Wegovy, Mounjaro ou Saxenda dans le respect de leur AMM ; les conditions du remboursement sont distinctes. (ANSM)
Suivi médical mensuel obligatoire pour ajuster le dosage et surveiller les effets
La perte musculaire associée atteint jusqu’à 40 % (contre 25 % en régime classique), d’où l’importance d’un accompagnement physique renforcé. Les effets gastro-intestinaux (nausées, diarrhées) concernent 73 % des patients. Sources : ANSM et HAS.
Tout médecin peut prescrire Wegovy ou Mounjaro dans le respect de leur autorisation de mise sur le marché. Pour ouvrir droit au remboursement dans l’obésité, la première prescription doit toutefois être réalisée par un médecin habilité dans la prise en charge de l’obésité, avec le formulaire d’accompagnement à la prescription. Les renouvellements peuvent ensuite être assurés par le médecin traitant ou un autre médecin. (Assurance Maladie)
Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans l’obésité chez certains adultes : IMC initial d’au moins 40 kg/m², ou d’au moins 35 kg/m² avec une comorbidité figurant dans la liste réglementaire, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. La première prescription ouvrant droit au remboursement et le justificatif requis doivent provenir d’un médecin habilité. Une prescription seule ne garantit pas la prise en charge. Le taux habituel de remboursement est de 65 %. Une ALD exonérante peut permettre 100 % de la base remboursable lorsque le traitement est en rapport avec cette ALD et remplit les conditions de prise en charge. Saxenda et l’orlistat restent non remboursables. (Assurance Maladie)
L’ANSM rappelle que l’usage est strictement réservé aux cas d’obésité pathologique, non à des fins esthétiques.
Les traitements contre l’obésité, tels que le tirzépatide et le sémaglutide, agissent en ciblant le récepteur du GLP-1, une hormone qui régule l’appétit et la sensation de satiété.
Leur mécanisme ralentit la vidange gastrique, ce qui provoque ballonnements, éructations, reflux ou sensations de plénitude. Ces troubles, généralement légers, apparaissent au début et s’atténuent avec le temps.
Principaux effets secondaires :
Nausées (22 % des patients)
Vomissements
Diarrhées (12 à 17 %)
Constipation (8 %)
73 % des patients rapportent ces symptômes. En cas de vomissements ou de diarrhées sévères, une déshydratation peut survenir, surtout chez les personnes fragiles ou âgées. Une hydratation adéquate et une augmentation progressive des doses (par exemple 0,25 mg par semaine) atténuent souvent ces effets. Les médecins recommandent de commencer par des doses faibles.
Des cas d’inflammation du pancréas (pancréatite), de problèmes graves au foie ou de calculs biliaires ont été signalés, bien que rares. Un suivi régulier avec des examens sanguins permet de détecter ces complications tôt.
Consultez immédiatement en cas de douleurs abdominales intenses, de jaunisse (peau qui jaunit) ou de vomissements persistants. Ces traitements nécessitent un suivi médical strict pour garantir leur sécurité.
Les médicaments anti obésité, comme le sémaglutide, entraînent une perte musculaire importante. Jusqu’à 40 % de la masse perdue est musculaire, contre 25 % en régime classique.
Le muscle est métaboliquement actif : il brûle des calories au repos. Sa perte complique le maintien du poids et affecte l’immunité, la glycémie et la mobilité. Vous perdez de la force pour les activités quotidiennes, surtout en vieillissant. La préservation musculaire est donc essentielle pour votre métabolisme et votre santé globale.
Comment limiter cette perte ? Combinez renforcement musculaire et activité aérobie. Une alimentation protéinée (1,2 à 2 g/kg de poids corporel) avec œufs, poulet ou légumineuses est recommandée. Répartissez 25 à 30 g de protéines par repas pour maximiser la synthèse musculaire. Deux séances hebdomadaires d’activités physiques adaptées stimulent la dépense énergétique au repos, facilitant le maintien du poids.
Ces médicaments ne guérissent pas l’obésité, qui reste une maladie chronique. Sans suivi approprié, 70 % des patients reprennent du poids après l’arrêt, menaçant les résultats obtenus et augmentant les risques de complications métaboliques comme l’hypertension ou le diabète de type 2.
Le véritable succès du traitement ne se mesure pas seulement aux kilos perdus, mais à votre capacité de maintenir un poids santé sur le long terme grâce à de nouvelles habitudes de vie.
L’ANSM exige un suivi par un médecin généraliste, médecin spécialiste des hormones (endocrinologue) ou un médecin nutritionniste, associé à un régime équilibré et une activité physique adaptée. Un suivi régulier, à un rythme défini avec votre médecin, permet d’ajuster le traitement et de surveiller votre masse musculaire et graisseuse, garantissant une perte de poids saine et durable.

Les médicaments anti obésité (tirzépatide, sémaglutide) agissent sur GLP-1/GIP pour réguler l’appétit et augmenter la satiété. Ils ne suffisent pas seuls et doivent s’inscrire dans une approche globale.
90 % des patients perdent au moins 5 % de leur poids initial.
Les piliers d’une prise en charge réussie :
Suivi médical régulier avec un médecin
prise en charge nutritionnelle, adaptée à vos besoins
Activité physique avec renforcement musculaire
Soutien psychologique pour les comportements alimentaires
La perte musculaire (jusqu’à 40 %) affecte votre métabolisme : l’activité physique limite cet effet indésirable.
Ces traitements peuvent être prescrits en cas de difficultés ou en l’absence de l’atteinte des objectifs fixés avec votre médecin, et après 6 à 12 mois de prise en charge nutritionnelle et d’activité physique (6 mois), selon les recommandations HAS
Points à connaître :
Prescription médicale par le médecin généraliste ou spécialiste (ANSM)
Wegovy et Mounjaro : remboursement possible sous conditions depuis le 15 juin 2026, avec prix réglementés selon la présentation. Saxenda et orlistat : non remboursables. (Assurance Maladie)
Suivi strict pour surveiller les effets indésirables (73 % de troubles gastro-intestinaux)
Auto-médication interdite : risques graves (inflammation du pancréas, problèmes de foie, ou de vue)
Votre succès dépend de la collaboration avec l’équipe pluridisciplinaire en charge de votre prise en charge médicale. Et c’est une collaboration active : vous devez suivre les recommandations nutritionnelles, pratiquer une activité physique régulière et respecter les rendez-vous de suivi.
Les médicaments anti obésité sont des thérapeutiques intéressantes quand elles sont prescrites selon les recommandations, mais pas des solutions miracles. Leur efficacité dépend d’une approche globale : suivi médical, alimentation équilibrée, activité physique et soutien psychologique. Consultez toujours un médecin pour une prescription adaptée. Le vrai succès réside dans l’équilibre durable de vos habitudes de vie.
Photo : Paloma Gil / Pexels
Il n’existe pas de “meilleur” médicament valable pour tout le monde. Les traitements médicamenteux de l’obésité sont choisis selon l’IMC, les maladies associées, les antécédents, les contre-indications et les objectifs. Ils s’inscrivent toujours dans une prise en charge globale incluant alimentation, activité physique et suivi.
La prescription se décide avec un médecin. Les médicaments complètent une prise en charge nutritionnelle et une activité physique adaptées. Vous pouvez aussi consulter nos conseils sur les méthodes pour perdre du poids.
La perte de poids avec Wegovy varie selon les personnes, la dose tolérée, l’alimentation, l’activité physique et la durée du traitement. Dans les études, une perte importante peut être observée chez certains patients, mais les résultats ne sont pas identiques pour tous et le poids peut remonter à l’arrêt du traitement.
Dans une étude présentée par l’EMA, des adultes traités par Wegovy injectable ont perdu en moyenne environ 15 % de leur poids après 68 semaines, contre 2 % avec un placebo. Avec la dose de 7,2 mg, la perte moyenne atteignait près de 21 % après 72 semaines dans l’essai STEP UP ; le stylo correspondant est attendu en France courant novembre 2026. Il s’agit de moyennes d’étude, pas d’un résultat garanti pour chaque personne. (EMA)
Depuis le 15 juin 2026, Wegovy et Mounjaro peuvent être remboursés dans l’obésité chez certains adultes : IMC initial d’au moins 40 kg/m², ou d’au moins 35 kg/m² avec une comorbidité figurant dans la liste réglementaire, après échec d’une prise en charge nutritionnelle bien conduite. La première prescription ouvrant droit au remboursement et le justificatif requis doivent provenir d’un médecin habilité. Une prescription seule ne garantit pas la prise en charge. (Assurance Maladie)
Le prix public des présentations de Wegovy et Mounjaro est réglementé depuis le 15 juin 2026 et varie selon le médicament et le dosage. Le remboursement dépend de l’éligibilité du patient ; le reste à charge dépend aussi de sa couverture complémentaire. Demandez au pharmacien le prix de la présentation prescrite et le montant restant à payer. (Légifrance)
Les médicaments de la famille des analogues du GLP-1 ou apparentés peuvent entraîner une perte de poids significative chez certains patients, mais leur efficacité dépend du profil médical, de la tolérance et du suivi. Ils ne sont pas destinés à une perte de poids esthétique ou ponctuelle.
Dans une étude présentée par l’EMA, des adultes traités par Mounjaro, avec des mesures alimentaires et de l’activité physique, ont perdu en moyenne au moins 15 % de leur poids après 72 semaines, selon la dose reçue. Des résultats issus d’études différentes ne permettent pas, à eux seuls, de choisir le traitement le plus adapté à une personne. (EMA)
Xenical (orlistat) est prescrit chez l’adulte en complément d’un régime modérément hypocalorique : en cas d’IMC d’au moins 30 kg/m², ou d’au moins 28 kg/m² avec des facteurs de risque associés. Le médecin vérifie que le traitement est adapté à la situation et aux autres médicaments pris. (EMA)
Pour en savoir plus, consultez notre article sur Xenical (orlistat).
Le sémaglutide contenu dans Wegovy reproduit l’action du GLP-1, une hormone qui intervient dans la régulation de l’appétit. Il augmente la satiété et réduit la faim et les prises alimentaires. Le traitement s’associe à des mesures alimentaires et à de l’activité physique ; son effet et son maintien varient selon les personnes. (EMA)
L’autorisation de mise sur le marché d’Ozempic concerne le diabète de type 2 insuffisamment contrôlé chez l’adulte. Elle ne comprend pas le traitement de l’obésité. Ozempic contient du sémaglutide, mais il ne se substitue pas automatiquement à Wegovy, dont les indications et les dosages sont différents. (EMA)
Chercher à perdre 10 kilos très vite expose à des régimes difficiles à maintenir et à une reprise de poids. Des restrictions alimentaires déséquilibrées peuvent aussi entraîner des carences. Mieux vaut fixer avec un professionnel de santé un objectif progressif adapté à votre situation, avec une alimentation équilibrée, de l’activité physique et un suivi. Les médicaments de l’obésité ne sont pas des solutions express. (Assurance Maladie)
Xenical 120 mg est un médicament à prix libre et non remboursable par l’Assurance Maladie. Le tarif peut varier selon la pharmacie : demandez le prix de la boîte prescrite au pharmacien. (Base publique des médicaments)
La forme « gélule » ne suffit pas à déterminer l’efficacité ni l’adaptation d’un traitement. L’orlistat est un médicament en gélules prescrit dans certaines situations d’obésité ou de surpoids. Il réduit l’absorption d’une partie des graisses et peut provoquer des troubles digestifs. Il accompagne toujours des mesures alimentaires et un suivi médical. (Assurance Maladie)
Xenical peut aider à perdre du poids en diminuant l’absorption d’une partie des graisses. Dans les études regroupées par l’EMA, la perte moyenne après un an était de 6,1 kg avec Xenical, contre 2,6 kg avec un placebo, les deux groupes suivant un régime. Ces résultats ne garantissent pas une perte individuelle et le traitement peut entraîner des effets digestifs. (EMA)
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Guide complet sur le Mounjaro : mécanisme d'action, résultats cliniques (20% de perte), effets secondaires et conditions de prescription.

Orlistat : comprenez ce traitement qui bloque l'absorption des graisses. Posologie, régime indispensable et effets secondaires décryptés.

Ozempic : indications, posologie et effets secondaires. Découvrez notre guide médical complet pour tout savoir sur ce traitement du diabète.