Diabète de type 2 : définition, conséquences, diagnostic et traitement

L’essentiel en 30 secondes

Le diabète de type 2 (DT2) est une maladie métabolique chronique caractérisée par une résistance à l’insuline et une hyperglycémie persistante. En France, plus de 4,3 millions de personnes sont traitées pour un diabète, dont la grande majorité (environ 92 %) pour un diabète de type 2 (Ameli.fr, 2022).

  • Le diagnostic du diabète repose notamment sur une glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/L, confirmée par un second dosage (Ameli, HAS).
  • La prise en charge repose d’abord sur les mesures hygiéno-diététiques ; un traitement médicamenteux (souvent la metformine en première intention) peut y être associé selon le profil du patient (HAS).
  • Le diabète de type 2 peut faire l’objet d’une demande de reconnaissance en affection de longue durée (ALD) ; lorsqu’elle est accordée, les soins et examens en lien avec la maladie sont pris en charge à 100 %, dans la limite des tarifs de l’Assurance Maladie.
  • Un diabète déséquilibré ou non pris en charge sur la durée augmente le risque de complications (yeux, reins, nerfs, cœur et vaisseaux, pieds) ; un bon équilibre et un suivi régulier aident à les prévenir (Ameli.fr).
  • Le suivi comprend un dosage de l’hémoglobine glyquée (HbA1c), en général 2 à 4 fois par an selon l’équilibre du diabète (HAS, Ameli).

Le conseil clé : Si vous présentez des facteurs de risque (surpoids, antécédents familiaux, sédentarité), demandez un dépistage glycémique à votre médecin sans attendre l’apparition de symptômes.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Santé Publique France

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Le diabète est une maladie chronique grave qui se caractérise par une hyperglycémie (excès de sucre dans le sang). Le diabète de type 2 est la forme la plus courante et touche la grande majorité des personnes diabétiques. Quels sont ses symptômes ? Comment le traite-t-on ? Et quelles sont les conséquences d’un diabète de type 2 ? En cas de contrôle glycémique insuffisant, la prise en charge peut associer, en complément des mesures hygiéno-diététiques, un traitement médicamenteux adapté à chaque situation, sur indication et suivi médical.

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ? (définition)

Le diabète de type 2 est la forme la plus répandue de la maladie, elle touche environ 90 à 92% des diabétiques. Il survient essentiellement chez l’adulte, après 40 ans, mais peut également s’observer dès l’adolescence.

Ce type de diabète résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules de l’organisme ou d’une insuffisance de production par le pancréas.

Quelle est la différence entre le diabète de type 1 et le diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 se différencie du diabète de type 1 sur plusieurs points.

  • Sa prévalence : le diabète de type 1 représente environ 6% des cas de diabète ; les deux types peuvent entraîner des complications graves et nécessitent une prise en charge sérieuse ;
  • Son origine : le diabète de type 1 est dû à une absence de sécrétion d’insuline par le pancréas ;
  • Son moment d’apparition : le diabète de type 1 survient principalement chez l’enfant, l’adolescent et le jeune adulte ;
  • Sa vitesse de propagation : le diabète de type 1 donne lieu à une hyperglycémie qui évolue rapidement, avec des symptômes visibles. Ce n’est pas le cas du diabète de type 2, qui peut rester asymptomatique pendant des années, l’hyperglycémie évoluant très progressivement.

Par ailleurs, une hyperglycémie sévère peut provoquer une soif intense et déshydratation, signe d’alerte à ne pas négliger.

Est-ce que le diabète de type 2 est dangereux ?

Même si le diabète de type 2 n’est pas la forme la plus grave de la maladie, il n’en demeure pas moins très sérieux, notamment en raison des complications qu’il est susceptible d’entraîner.

Une concentration sanguine de sucre trop élevée peut, sur le long terme, donner lieu à des atteintes microvasculaires (au niveau des petits vaisseaux sanguins) et macrovasculaires (au niveau des artères).

Comment devient-on diabétique de type 2 ?

Il existe des facteurs de risques à la survenue d’un diabète de type 2 :

  • Une prédisposition génétique (antécédents familiaux) ;
  • L’âge (le risque augmente surtout après 45 ans) ;
  • Un manque d’activité physique (sédentarité) ;
  • Une mauvaise alimentation ;
  • L’obésité du stade I à III (obésité morbide) ;
  • L’hypertension artérielle ou un excès de cholestérol ;
  • Le tabac.

À noter que depuis quelques années, on observe une augmentation des cas de diabète de type 2 chez les adolescents et les jeunes adultes. En cause, la hausse de la sédentarité et de l’obésité.

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Quels sont les symptômes du diabète de type 2 ?

L’apparition du diabète de type 2 peut s’étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Il existe des symptômes caractéristiques :

  • Une fatigue ;
  • Une augmentation de la soif ;
  • Une augmentation de l’envie d’uriner ;
  • Une vision trouble ;
  • Des démangeaisons au niveau des organes génitaux ;
  • Une cicatrisation lente lors d’une blessure ;
  • Une perte de poids inexpliquée, malgré une augmentation de l’appétit.

Si l’association de ces symptômes vous est familière, ne tardez pas à consulter un médecin.

Diagnostic et traitement du diabète de type 2

À partir de quel taux de glycémie est-on diabétique ?

Le dépistage du diabète s’effectue par le biais d’un dosage sanguin. On établit l’existence d’un diabète de type 1 ou 2 lorsque :

  • La glycémie à jeun est égale ou supérieure à 1,26 g/l (ou 7 mmol/l), à deux reprises, lors de deux dosages successifs ;
  • Le taux de glycémie est égal ou supérieur à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée.

FINDRISC : évaluer son risque de diabète de type 2

Le FINDRISC, ou Finnish Diabetes Risk Score, est un questionnaire utilisé pour estimer le risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans. Il s’appuie sur plusieurs facteurs de risque, comme l’âge, l’indice de masse corporelle, le tour de taille, l’activité physique, l’alimentation, les antécédents familiaux de diabète, la prise d’un traitement contre l’hypertension ou un antécédent d’hyperglycémie.

Le FINDRISC ne permet pas, à lui seul, de diagnostiquer un diabète. Il aide à repérer les personnes qui pourraient bénéficier d’un dépistage ou d’un échange avec un professionnel de santé. Le diagnostic repose sur des examens biologiques, notamment la mesure de la glycémie.

Un score élevé doit donc conduire à demander un avis médical, surtout en présence d’autres facteurs de risque, de symptômes évocateurs ou d’antécédents familiaux. Le dépistage du diabète de type 2 est d’ailleurs proposé en priorité aux personnes présentant des facteurs de risque (notamment à partir de 45 ans) : un questionnaire comme le FINDRISC aide à repérer ce risque, mais le dépistage lui-même repose sur un examen biologique (glycémie à jeun) prescrit ou interprété par un professionnel de santé.

Comment traite-t-on le diabète de type 2 ?

Lorsque l’activité physique et une alimentation équilibrée ne suffisent pas à maintenir un taux de sucre acceptable dans le sang, des médicaments antidiabétiques sont prescrits par le médecin.

Il existe plusieurs familles de médicaments antidiabétiques, le professionnel de santé doit choisir celle qui répond le mieux aux besoins du patient (ralentissement de l’absorption des glucides par l’intestin, augmentation de la sécrétion d’insuline par le pancréas…).

Ces médicaments peuvent être pris par voie orale ou injectés directement sous la peau.
En pratique, la metformine est souvent le traitement médicamenteux de première intention, lorsque la fonction rénale le permet. D’autres classes, comme les inhibiteurs de SGLT2 (gliflozines) ou les analogues du GLP-1, peuvent être privilégiées en présence d’une maladie cardiovasculaire ou rénale. L’insuline peut devenir nécessaire à un stade plus avancé. Le traitement est individualisé : il dépend de l’âge, de l’équilibre glycémique, des autres maladies associées, du risque cardiovasculaire, des préférences du patient et de la tolérance aux traitements.

Est-ce que le diabète de type 2 peut disparaître ?

Le diabète de type 2 est une maladie chronique, que l’on considère généralement irréversible. Les traitements mis en place pour le soigner n’ont pas pour vocation de le faire disparaître, mais plutôt de contenir son évolution et de limiter les dégâts causés par l’hyperglycémie sur le corps.

Toutefois, si l’on s’en réfère à une étude de chercheurs écossais (étude DiRECT) parue en 2018 dans la revue médicale The Lancet, et dont les suivis à long terme (2 et 5 ans) ont confirmé l’intérêt de cette approche, une rémission du diabète de type 2 serait possible, en suivant un régime alimentaire hypocalorique très restrictif, à condition de maintenir une perte de poids importante dans la durée.

En perdant du poids, les patients concernés ont pu observer une amélioration précoce et durable de leurs cellules bêta (cellules pancréatiques), chargées de la production, de la libération et du stockage d’insuline.

Dès les premiers symptômes, consultez

Certains symptômes du diabète sont caractéristiques, n’attendez pas pour en parler à un médecin.

Quelle alimentation adopter quand on a un diabète de type 2 ?

L’alimentation occupe une place centrale dans le traitement du diabète, l’accompagnement nutritionnel est déterminant. Celui-ci est assuré par un diététicien.

Quel est le meilleur petit-déjeuner pour un diabétique ?

Pour commencer sa journée sur de bonnes bases, sans pic de glycémie, voici un petit-déjeuner type :

1. De l’eau, du thé ou du café ;
2. Un produit céréalier (apport de glucides complexes) ;
3. Un produit laitier non sucré.

Quels aliments sont interdits en cas de diabète de type 2 ?

En cas de diabète de type 2, sachez qu’aucun aliment n’est interdit, à proprement parler. Les produits sucrés, en revanche, sont à limiter, car hyperglycémiants et transformés.

D’une manière générale, l’alimentation d’une personne diabétique doit être variée, équilibrée, et les repas composés de chaque groupe. Les légumes sont à placer en priorité dans les menus.

Foire aux questions

Quels sont les autres types de diabète ?

Les diabètes de type 1 et de type 2 sont les principales formes de la maladie.

Il existe également le diabète gestationnel (ou diabète de grossesse) qui apparaît pendant la grossesse et disparaît après l’accouchement.

D’autres diabètes peuvent se développer. Ils résultent de conditions spécifiques ou génétiques.

À ce sujet, une alimentation adaptée au diabète gestationnel joue un rôle clé dans la gestion de la glycémie pendant la grossesse.

Le FINDRISC permet-il de diagnostiquer un diabète ?

Non, pas à lui seul. Le FINDRISC est un questionnaire qui aide à estimer le risque de développer un diabète de type 2 dans les 10 ans. Un diagnostic de diabète repose sur des examens biologiques, notamment la mesure de la glycémie, interprétés par un professionnel de santé.

Références scientifiques et recommandations officielles

  • HAS – Parcours de soins du patient adulte vivant avec un diabète de type 2 (guide) – Voir le guide (2025)
  • Assurance Maladie (Ameli) – Qu’est-ce que le diabète ? (définition, prévalence) – Voir la ressource
  • Assurance Maladie (Ameli) – Symptômes et diagnostic du diabète – Voir la ressource
  • Assurance Maladie (Ameli) – Évaluez votre risque de diabète (questionnaire FINDRISC) – Voir le test
  • Cespharm / Assurance Maladie – Questionnaire FINDRISC : évaluez le risque de diabète – Voir l’outil
  • Santé Publique France – Diabète : épidémiologie et surveillance – Voir les données