
Embolie pulmonaire : comment réagir et quels sont les traitements ?
L’embolie pulmonaire est une maladie cardiovasculaire qui se traduit par un caillot de sang dans l'artère pulmonaire. Voici les traitements.
Article relu
5 min de lectureMis à jour le 27/06/26

L’embolie pulmonaire (EP) est une obstruction brutale d’une artère pulmonaire, le plus souvent par un caillot sanguin, engageant potentiellement le pronostic vital.
Le conseil clé : Devant toute douleur thoracique brutale associée à une gêne respiratoire, appelez le 15 immédiatement sans attendre l’évolution des symptômes.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM
L’embolie pulmonaire est la troisième cause de décès par maladie cardiovasculaire. Elle nécessite une prise en charge médicale en urgence. Pour cela, il est important de savoir reconnaître les premiers signes indiquant la survenue d’une embolie pulmonaire. Voici ce qu’il faut retenir.
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L’embolie pulmonaire se traduit par la formation d’un caillot de sang, aussi appelé embole, au sein de l’artère pulmonaire ou de l’une de ses branches. L’obstruction de celle-ci peut engendrer de graves conséquences.
En diminuant la circulation sanguine, l’embolie pulmonaire peut engendrer un infarctus pulmonaire. Elle impacte aussi le bon fonctionnement du cœur. Une insuffisance cardiaque peut survenir. Si la prise en charge médicale et le traitement ne se font pas rapidement, il y a un risque d’arrêt cardiaque. L’embolie pulmonaire est d’ailleurs la troisième cause de décès par maladie cardiovasculaire.
Il est donc essentiel de savoir reconnaître les premiers signes d’une embolie pulmonaire :
Selon la sévérité de l’embolie pulmonaire et des éventuels facteurs aggravants, certains symptômes vont se manifester, d’autres non, et cela avec plus ou moins d’intensité.
Lorsque la personne présente une hémoptysie importante puis perd connaissance, il peut s’agir d’une embolie pulmonaire foudroyante, selon le langage courant. Les symptômes surgissent en quelques heures.
Cela peut se produire lorsque le caillot de sang obstrue plus de 50% du diamètre de l’artère pulmonaire. On parle aussi d’embolie massive. La prise en charge médicale doit se faire en urgence, car le risque d’arrêt cardiaque augmente.
Dans certains cas, l’embolie pulmonaire se manifeste de façon discrète. Seule une légère dyspnée est présente, avec parfois une sensation de fatigue. Il est donc important d’être à l’écoute de ces signes et ne pas attendre avant de consulter un médecin.
Ce dernier peut rapidement écarter l’hypothèse d’une embolie pulmonaire avec une prise de sang permettant un dosage des D-dimères. Ces marqueurs biologiques sont les résidus restants dans le sang à la suite du processus de coagulation. Lorsque le résultat est bas, cela confirme l’absence d’embolie pulmonaire.
Par ailleurs, une légère dyspnée peut parfois être d’origine psychologique, comme dans le cas d’une dyspnée liée à l’anxiété, ce qui ne doit pas faire négliger une cause organique.
Si plusieurs des symptômes de l’embolie pulmonaire sont présents, la première chose à faire est de contacter un service d’urgence médicale. Vous pouvez composer le 15 pour le SAMU ou le 112, le numéro d’urgence international. Durant la conversation, voici les informations à préciser :
Gardez la communication, le professionnel de santé peut vous donner des recommandations à suivre avant l’arrivée des secours.
En parallèle, la personne souffrante doit rester au calme et éviter de se lever brusquement.
Dans ce contexte, une douleur thoracique gauche urgente peut accompagner l’embolie pulmonaire et nécessite une évaluation médicale immédiate.
Lorsque vous êtes pris en charge pour une suspicion d’embolie pulmonaire, le médecin effectue un examen clinique complet. Il ausculte notamment la jambe à la recherche de symptômes d’une phlébite. Si besoin, il peut effectuer une échographie doppler des veines.
Pour rechercher la présence d’une thrombose artérielle pulmonaire, deux examens peuvent être effectués :
Enfin, le médecin effectue différents tests afin d’évaluer l’état du cœur. Ces vérifications lui permettent ensuite de prescrire le traitement adéquat.
Généralement, l’embolie pulmonaire est la conséquence d’une phlébite profonde qui n’a pas été prise en charge.
La phlébite profonde se traduit par la formation d’un caillot de sang au sein d’une veine appartenant au système veineux profond.
Dans la grande majorité des cas (70 à 90% selon les études), elle prend naissance au niveau des jambes (mollet ou cuisse).
Plusieurs facteurs de risques peuvent favoriser la survenue d’une embolie pulmonaire. Parmi eux, on retrouve :
Si vous êtes dans l’un de ces cas, le médecin peut décider selon la situation de vous prescrire un traitement préventif.
Une embolie pulmonaire peut être sérieuse, car elle gêne la circulation du sang dans les poumons. La gravité dépend surtout de l’importance de l’obstruction et de la tolérance de l’organisme.
Après une embolie pulmonaire, le pronostic est très variable et dépend notamment de l’âge, des antécédents, de la taille du caillot et de la cause retrouvée. Un traitement bien suivi réduit le risque de récidive.
Les séquelles possibles sont un essoufflement persistant, une fatigue ou une baisse de capacité à l’effort. La plupart des personnes s’améliorent progressivement, mais certains symptômes prolongés justifient un bilan de contrôle.
Le temps d’hospitalisation n’est pas fixe. Il peut aller d’une courte surveillance à plusieurs jours, selon la tension artérielle, l’oxygénation, les résultats d’examens et le risque de récidive.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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