
Gonocoque: symptômes, traitements et prévention de l’IST
Identifiez les symptômes du gonocoque et découvrez les traitements. Un guide complet sur le diagnostic PCR et la prévention efficace.
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10 min de lectureMis à jour le 22/10/26

Le dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) permet de détecter le VIH, la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis ou l’hépatite B, souvent présents sans aucun symptôme. (Ameli.fr)
Le conseil clé : après une prise de risque, faites le test au bon moment ; si le risque concerne le VIH et date de moins de 48 heures, allez sans attendre aux urgences ou dans un CeGIDD pour un traitement post-exposition.
Informations vérifiées en octobre 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Santé publique France, OMS
Un rapport non protégé, un nouveau partenaire, une brûlure inhabituelle : il y a de nombreuses raisons de se faire dépister des IST, et plusieurs façons de le faire. Depuis septembre 2024, c’est possible sans ordonnance dans tous les laboratoires. Ce guide de l’équipe médicale de Qare explique quels examens faire, à quel moment, où les réaliser, ce qu’ils coûtent et que faire des résultats.
Un doute après un rapport à risque ?
Un praticien peut vous orienter en vidéo vers le dépistage adapté et répondre à vos questions, en toute confidentialité.
Beaucoup d’IST ne donnent aucun symptôme. On peut donc être infecté, et contaminer ses partenaires, sans le savoir. Le dépistage est le seul moyen de détecter ces infections tôt, de les traiter avant qu’elles ne se compliquent et de rompre la chaîne de transmission.
L’enjeu est important : selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus d’un million d’IST guérissables sont contractées chaque jour dans le monde par des personnes de 15 à 49 ans.
Sans traitement, certaines IST ont des conséquences durables : douleurs pelviennes chroniques, infertilité tubaire chez la femme après une chlamydia ou une gonorrhée, transmission au bébé pendant la grossesse ou l’accouchement, complications du VIH ou de l’hépatite B. Se faire dépister protège aussi ses partenaires et contribue au bien-être sexuel du couple.
La chlamydiose, par exemple, ne donne aucun symptôme chez près d’une personne infectée sur deux, et jusqu’à 70 % des gonococcies passent inaperçues chez la femme, selon l’Assurance Maladie.
D’autres infections, comme l’herpès génital, peuvent se transmettre même en l’absence de lésion visible.
Les rapports bucco-génitaux exposent aussi à la plupart des IST, et la chlamydia peut se transmettre sans pénétration.
Le dépistage ne repose pas sur un examen unique : chaque infection a son test, et chaque test son délai. Le tableau ci-dessous résume les examens les plus courants et le moment où les faire, d’après l’Assurance Maladie, Santé publique France et la HAS.
| IST | Examen | Quand faire le test ? |
|---|---|---|
| VIH | Prise de sang (test combiné de 4e génération) | 6 semaines après le risque (un test négatif fait plus tôt est à refaire) |
| VIH | Test rapide (TROD) ou autotest | 3 mois après le risque |
| Chlamydia et gonorrhée | PCR sur un auto-prélèvement vaginal, les urines, la gorge ou l’anus | Dès quelques jours (entre 2 jours et 3 semaines selon l’infection) ; à refaire si le premier test a été fait très tôt |
| Syphilis | Prise de sang | Pas de délai unique ; contrôle souvent fait 6 semaines après le risque |
| Hépatite B | Prise de sang | 3 mois après le risque |
Un bilan IST complet associe en général le dépistage du VIH, de la syphilis et de l’hépatite B par une prise de sang, et celui de la chlamydia et de la gonorrhée par PCR. Selon vos pratiques, le médecin peut ajouter d’autres examens, comme le dépistage de l’hépatite C ou une sérologie de l’hépatite A, qui peut se transmettre lors de rapports oro-anaux. Mycoplasma genitalium et la trichomonase ne sont en général recherchés qu’en cas de symptômes.

Pour le VIH, la syphilis et l’hépatite B, il s’agit d’une prise de sang classique, qui recherche les marqueurs de l’infection.
Pour la chlamydia et la gonorrhée, on analyse un auto-prélèvement vaginal chez la femme, fait soi-même avec un écouvillon, et un premier jet d’urine chez l’homme ; un prélèvement de la gorge ou de l’anus peut s’y ajouter selon les pratiques. Il n’est pas nécessaire d’être à jeun, ni pour la prise de sang IST, ni pour ces prélèvements.
Les tests rapides et les autotests concernent surtout le VIH. Le test rapide d’orientation diagnostique (TROD) est proposé gratuitement dans les CeGIDD, des associations et certaines structures ; l’autotest du VIH s’achète en pharmacie sans ordonnance, entre 10 et 28 € environ, et n’est pas remboursé. Dans les deux cas, le résultat est connu en 30 minutes au plus, il n’est fiable que 3 mois après la dernière prise de risque, et un résultat positif doit être confirmé par une prise de sang.
En résumé :
Depuis le 1er septembre 2024, il suffit de se présenter dans n’importe quel laboratoire de biologie médicale, en ville ou à l’hôpital, sans ordonnance ni rendez-vous, pour demander un dépistage du VIH, de la chlamydia, de la gonorrhée, de la syphilis et de l’hépatite B. Un court questionnaire permet de choisir les tests et les prélèvements adaptés. Vous pouvez aussi ne demander que le test du VIH, possible sans ordonnance depuis le 1er janvier 2022.
Le dispositif concerne tous les assurés sociaux, leurs ayants droit et les bénéficiaires de l’aide médicale de l’État (AME). Les détails officiels sont sur la page du ministère de la Santé consacrée au dépistage sans ordonnance en laboratoire.
Pour la syphilis, notre article sur le dépistage de la syphilis en laboratoire détaille la sérologie et ses délais.
Les mineurs peuvent aussi bénéficier de Mon test IST. Le laboratoire doit en principe recueillir l’accord d’un parent. Si le mineur veut garder le secret, le médecin biologiste peut s’en passer, à condition que le mineur vienne accompagné d’un adulte de son choix ; à défaut, il est orienté vers un CeGIDD, gratuit et anonyme si on le souhaite.
Les jeunes de 18 à 25 ans peuvent commander sur mon-test-ist.ameli.fr un kit d’auto-prélèvement à faire chez soi : les femmes depuis le 1er juillet 2025, les hommes et les personnes trans ou non binaires depuis le 29 mai 2026. Il ne recherche que la chlamydia et le gonocoque, par un prélèvement vaginal ou urinaire. Le kit arrive en une semaine environ sous enveloppe neutre ; une fois le prélèvement renvoyé, un SMS annonce environ 5 jours plus tard que les résultats sont consultables en ligne. Il est pris en charge à 100 %, sans avance de frais ; seule la participation forfaitaire de 2 € est déduite d’un prochain remboursement. En cas de résultat positif, consultez un médecin, une sage-femme ou un CeGIDD.
Avant 26 ans, le dépistage des cinq IST (VIH, chlamydia, gonorrhée, syphilis et hépatite B) est pris en charge à 100 %, sans avance de frais, avec ou sans ordonnance. À partir de 26 ans, le test du VIH reste pris en charge à 100 % ; ceux des quatre autres IST sont remboursés à 60 % par l’Assurance Maladie, les 40 % restants pouvant être couverts par votre complémentaire santé. Dès 18 ans, une participation forfaitaire de 2 € par analyse peut être retenue sur un remboursement ultérieur. Pour un dépistage entièrement gratuit et, si vous le souhaitez, anonyme, rendez-vous dans un CeGIDD.
Le tableau ci-dessous résume la prise en charge selon l’âge et le lieu :
| Situation | Ordonnance | Prise en charge |
|---|---|---|
| Moins de 26 ans, en laboratoire | Non nécessaire | 100 %, sans avance de frais |
| 26 ans et plus, test du VIH | Non nécessaire | 100 %, sans avance de frais |
| 26 ans et plus, chlamydia, gonorrhée, syphilis, hépatite B | Non nécessaire | 60 %, le reste pouvant être pris en charge par la complémentaire santé |
| Kit à domicile (18-25 ans) | Non nécessaire | 100 %, sans avance de frais |
| CeGIDD, à tout âge | Non nécessaire | Gratuit, anonyme si vous le souhaitez |
Les CeGIDD offrent un avantage particulier : l’anonymat, si vous le souhaitez. On peut y aller sans ordonnance et sans carte Vitale, ce qui peut compter si vous êtes rattaché à l’assurance maladie d’un parent.
Les mineurs y sont accueillis : l’accord d’un parent reste la règle, mais un médecin peut s’en passer si le mineur veut garder le secret et vient accompagné d’un adulte de son choix. Pour trouver un lieu de dépistage près de chez vous, Sida Info Service répond gratuitement au 0 800 840 800.

Tout dépend de la fenêtre de détection : le délai nécessaire pour que l’infection devienne détectable dans le sang ou dans les prélèvements. Un test fait trop tôt peut être faussement négatif.
Pour le VIH, un test en laboratoire est fiable 6 semaines après la prise de risque, et un test sérologique VIH négatif fait plus tôt doit être refait ; un test rapide ou un autotest n’est fiable qu’à 3 mois. Pour la chlamydia et la gonorrhée, on peut se faire dépister entre 2 jours et 3 semaines après l’exposition selon l’infection. Pour l’hépatite B, il faut attendre 3 mois ; pour la syphilis, dont l’incubation va de 10 à 90 jours, un contrôle est souvent fait 6 semaines après le risque.
En cas de doute, ou si le premier test a été fait trop tôt, refaites-le après la fin du délai pour confirmer un résultat négatif.
Après un risque d’exposition au VIH (rapport non protégé avec un partenaire dont on ne connaît pas le statut, rupture de préservatif), un traitement post-exposition (TPE) peut empêcher l’infection. Il doit commencer le plus tôt possible, idéalement dans les 4 heures et au plus tard dans les 48 heures : rendez-vous aux urgences ou dans un CeGIDD. Ce traitement dure un mois.
Les résultats sont généralement disponibles en quelques jours et vous sont transmis de façon confidentielle. Un résultat positif doit être revu avec un médecin, qui confirme le diagnostic si nécessaire et prescrit le traitement.
Il faut aussi prévenir ses partenaires : pour une chlamydia, la HAS recommande d’informer ceux des 6 derniers mois, pour qu’ils se fassent dépister et, si besoin, traiter. Le médecin ou le CeGIDD peut vous y aider, et des outils associatifs gratuits permettent d’envoyer un SMS anonyme à un partenaire.
Les IST bactériennes se guérissent en général avec un antibiotique. Pour la chlamydia, la HAS recommande en première intention la doxycycline, 100 mg deux fois par jour pendant 7 jours ; l’azithromycine en une prise est réservée aux contre-indications à la doxycycline et aux deux derniers trimestres de la grossesse : tout est détaillé dans notre article sur le traitement de la chlamydia.
Le traitement dépend de l’infection : la syphilis se soigne par une ou plusieurs injections de pénicilline, et le VIH est contrôlé par un traitement à vie.
Un résultat négatif est rassurant s’il a été obtenu après la fin du délai de détection. Sinon, refaites le test au bon moment, et continuez à vous protéger.
Chez l’homme, certaines IST peuvent aussi retentir sur la fertilité. Notre guide sur les pathologies masculines fait le tour des motifs qui justifient une consultation ou un bilan.
Se faire dépister est devenu simple : n’attendez pas l’apparition de symptômes, car le dépistage reste le seul moyen fiable de détecter une infection silencieuse.
Vous pouvez parler d’une prise de risque ou de symptômes à un médecin généraliste, à un gynécologue ou à une sage-femme en vidéo, par exemple sur Qare : le professionnel vous prescrit les examens adaptés à votre situation, vous aide à lire les résultats et peut, si nécessaire, prescrire le traitement. En France, une prescription en ligne doit reposer sur un échange direct avec le professionnel de santé, en vidéo ou par téléphone, et non sur un simple questionnaire.
Une téléconsultation avec un médecin généraliste de secteur 1 coûte 25 € ; elle est remboursée à 70 % par l’Assurance Maladie, moins la participation forfaitaire de 2 €, dans le respect du parcours de soins.
Dans la même thématique : Hépatite C : transmission, risques et modes de contagion
Les deux termes désignent les mêmes infections. On parle aujourd’hui d’infection sexuellement transmissible (IST) plutôt que de maladie (MST), car une infection peut être présente et transmissible sans aucun signe : on peut être porteur d’une IST, et contagieux, tout en se sentant en parfaite santé.
Oui, et c’est tout le danger de cette bactérie souvent silencieuse. Chez la femme, une chlamydiose non traitée peut remonter vers l’utérus et les trompes de Fallope et provoquer une inflammation qui les abîme : cela peut entraîner une infertilité tubaire et augmente le risque de grossesse extra-utérine. Chez l’homme, une infection du testicule peut, plus rarement, retentir sur la fertilité. Prise à temps, la chlamydia se soigne très bien avec des antibiotiques.
Depuis le 1er septembre 2024, vous pouvez vous rendre directement dans n’importe quel laboratoire, sans ordonnance ni rendez-vous, pour faire dépister le VIH, la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis et l’hépatite B. Avant 26 ans, c’est pris en charge à 100 %, sans avance de frais. À partir de 26 ans, le test du VIH reste pris en charge à 100 % et les quatre autres sont remboursés à 60 %, le reste pouvant être couvert par votre complémentaire santé.
Cela dépend de l’infection : 6 semaines pour une prise de sang du VIH en laboratoire (3 mois pour un test rapide ou un autotest) et 3 mois pour l’hépatite B. Pour la chlamydia et la gonorrhée, le dépistage est possible entre 2 jours et 3 semaines après l’exposition selon l’infection, avec un second test si le premier a été fait très tôt. Pour la syphilis, un contrôle est souvent fait 6 semaines après le risque.
Ne perdez pas de temps et rendez-vous immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus proche (ouvertes 24 h/24), ou dans un CeGIDD aux heures d’ouverture. Si vous êtes dans un délai de moins de 48 heures (idéalement moins de 4 heures) après le rapport à risque, les médecins peuvent vous prescrire un traitement post-exposition (TPE). Ce traitement antirétroviral d’un mois vise à empêcher le virus de s’installer dans l’organisme.
Avant 26 ans, vous n’avancez aucun frais : le dépistage du VIH, de la chlamydia, de la gonorrhée, de la syphilis et de l’hépatite B est pris en charge à 100 %. À partir de 26 ans, le test du VIH reste pris en charge à 100 % et les quatre autres sont remboursés à 60 %, le reste pouvant être pris en charge par votre complémentaire santé. Dès 18 ans, une participation forfaitaire de 2 € par analyse peut être déduite d’un remboursement ultérieur. Le dépistage est entièrement gratuit dans un CeGIDD.
En général quelques jours, selon le laboratoire et les examens. Les résultats vous sont transmis personnellement et de façon confidentielle ; les tests rapides et les autotests du VIH donnent, eux, un résultat en 30 minutes au plus.
Non : ni la prise de sang, ni le prélèvement d’urine, ni le prélèvement vaginal ne demandent d’être à jeun. Pour l’analyse d’urine, le laboratoire vous indique s’il faut éviter d’uriner pendant un moment avant le prélèvement.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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