Condylomes : quel traitement en cas de verrues génitales ?

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Dans ce contexte, certaines affections dermatologiques comme le lichen vulvaire de la vulve peuvent présenter des symptômes proches et nécessiter un diagnostic différentiel.

L’essentiel en 30 secondes

Les condylomes (verrues génitales) sont une infection sexuellement transmissible (IST) causée par le papillomavirus humain (HPV), principalement les sous-types 6 et 11.

  • Prévalence : Selon l’équipe médicale de Qare, 8 femmes sur 10 seront en contact avec le HPV au cours de leur vie.
  • Transmission : Le HPV se transmet par contact sexuel (vaginal, anal, oral) ou par simple contact peau à peau.
  • Récidives : Taux de récidive des condylomes estimé entre 30 et 60 % après traitement.
  • Vaccination : Le vaccin contre les souches HPV 6, 11 est remboursé en France et recommandé dès l’adolescence, chez la femme et l’homme.

À retenir : Le virus peut rester dormant plusieurs mois ou années — l’apparition de condylomes chez un partenaire ne reflète pas nécessairement une contamination récente.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : Qare, Ameli.fr, HAS

Vous avez remarqué des excroissances inhabituelles sur vos organes génitaux ? Il peut s’agir de condylomes, des verrues génitales causées par le HPV. Bien que fréquentes et généralement bénignes, elles nécessitent une prise en charge médicale adaptée.

Condylomes : qu’est-ce que c’est ?

Condylomes : définition

Les condylomes, plus communément connus sous le nom de verrues génitales, sont une infection virale qui affecte les organes génitaux. Ils peuvent apparaître au niveau de la vulve, des lèvres, du vagin, du pénis ou de l’anus

Ils sont causés par le papillomavirus humain (HPV). Leur transmission peut se faire lors d’un rapport sexuel. Cela implique la pénétration buccale, anale et vaginale. Les condylomes font donc partie des infections sexuellement transmissibles (IST)

Mais il est aussi possible d’attraper des condylomes sans pénétration. Un contact de peau à peau suffit pour être contaminé, le HPV étant particulièrement contagieux.

Le mot de l’équipe médicale de Qare

« La présence d’HPV dans les voies génitales est un marqueur d’activité sexuelle, 8 femmes sur 10 seront en contact avec le virus, certaines l’élimineront spontanément, d’autres développeront des lésions ou pathologies selon le type de virus HPV : condylomes, lésions précancéreuses ou cancer du col de l’utérus. La vaccination contre les HPV est remboursée en France. Il existe plusieurs vaccins qui protègent en 2 à 3 injections selon les cas. »

L’équipe médicale

Par ailleurs, le papillomavirus humain est aussi responsable des verrues causées par le HPV sur d’autres zones du corps, comme la plante du pied.

Aspect des verrues génitales

Les verrues génitales, ou condylomes, sont des excroissances cutanées qui apparaissent sur la région des organes génitaux, la région ano-génitale, la région péri-anale, la vulve, le canal anal, la bouche ou la gorge. Elles peuvent être de petite taille ou se développer en grappes.

Les condylomes acuminés sont les plus fréquents et ressemblent à de petites excroissances rosées ou grisâtres, souvent en relief, prenant parfois l’aspect de crêtes ou de « crêtes de coq ». Les condylomes plans se présentent sous forme de taches rouges ou rosées, presque au ras de la peau. Les condylomes papuleux, quant à eux, sont de petites bosses lisses, de la couleur de la peau ou un peu plus foncées.

Il est important de repérer les lésions visibles lors de l’examen clinique, afin d’assurer un diagnostic précis et une prise en charge adaptée. Inesthétiques, elles peuvent engendrer une certaine gêne.

Quels sont les différents types de condylomes ?

Il existe plusieurs types de condylomes, liés à différents sous-types de HPV, notamment les condylomes acuminés, papuleux et plans. Chacun d’entre eux présente des caractéristiques distinctes en termes d’apparence et de localisation.

  • Les condylomes acuminés : aussi appelés papillomes, il s’agit des condylomes les plus fréquents. Ils se caractérisent par des lésions bourgeonnantes formant une sorte de crête dentelée. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains les surnomment « crête de coq ». Leur couleur est rosé ou grise. Ils peuvent se manifester de façon unique ou multiple et être éparpillés ou regroupés. Les condylomes acuminés sont principalement causés par les sous-types 6 et 11 du HPV, responsables de la majorité des cas.

  • Les condylomes papuleux : leur aspect s’apparente à des papules dont la surface est lisse. Ils sont de couleur chair ou rosés.

  • Les condylomes plans : ce type de condylomes correspond à des taches rouges ou rosé. Invisibles de prime abord, l’application d’acide acétique sur le col de l’utérus lors d’un examen gynécologique, permet de les identifier.

Vous constatez la présence de verrues génitales ?

Comment attrape-t-on des condylomes ?

Le papillomavirus en cause

Les condylomes sont causés par le papillomavirus humain (HPV), un virus très répandu. Il existe de nombreuses souches d’HPV, mais seules certaines provoquent des verrues génitales. La transmission se fait principalement par contact sexuel. Cela inclut la pénétration vaginale, orale et anale. Le condylome fait donc partie des infections sexuellement transmissibles (IST). Mais il est aussi possible d’être contaminé simplement par un contact direct avec une personne porteuse du virus

Les facteurs de risque

Certains facteurs de risque augmentent la probabilité de contracter des condylomes, notamment :

  • Les rapports sexuels non protégés,

  • Un nombre élevé de partenaires sexuels,

  • Le tabagisme,

  • Un système immunitaire affaibli.

Afin de réduire le risque de contracter des condylomes, nous vous recommandons fortement de toujours vous protéger en utilisant un préservatif en cas de rapport sexuel. Par ailleurs, si vous avez des rapports sexuels avec plusieurs partenaires sexuels, en plus de l’usage du préservatif à chaque rapport sexuel, pensez à vous faire dépister régulièrement

A noter : Les dépistages fonctionnent pour toutes les IST, ils permettent notamment de détecter le VIH, la chlamydia, ou encore la trichomonase

Condylomes : comment reconnaître les symptômes ?

La reconnaissance précoce des symptômes des verrues génitales est cruciale notamment pour éviter le risque de contagion.

Les symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre, mais ils incluent généralement :

  • des démangeaisons au niveau de la vulve ou du vagin,

  • des brûlures,

  • des douleurs,

  • la présence de lésions cutanées caractéristiques,

  • des saignements,

  • une gêne, surtout pendant les rapports sexuels.

Il est conseillé de consulter un médecin en cas d’excroissance inhabituelle.

Si vous constatez ces symptômes, il est nécessaire de consulter un médecin afin de recevoir un diagnostic précis. Le diagnostic des condylomes s’effectue principalement par un examen clinique et une observation visuelle par le médecin. Un gynécologue peut effectuer un examen clinique ainsi que des tests complémentaires dans le cadre d’un bilan, afin de déterminer le type de condylomes dont vous souffrez ou de rechercher une éventuelle dysplasie en cas de doute diagnostique. Ainsi, il pourra vous prescrire le traitement adapté.

Quelles sont les complications possibles en cas de verrues génitales ?

Bien que les verrues génitales soient généralement bénignes, elles peuvent entraîner des complications, notamment des infections secondaires, des douleurs, des saignements et des problèmes psychologiques.

Lorsque l’infection à HPV persiste et n’est pas traitée, selon la souche du HPV, elle peut dans certains cas provoquer un cancer du col de l’utérus

Une prise en charge médicale est donc essentielle pour éviter ces complications.

Condylomes : quels sont les traitements ?

Il existe plusieurs options thérapeutiques pour le traitement des condylomes. Le choix du traitement dépend de plusieurs facteurs, tels que la taille et la localisation des verrues, ainsi que la santé générale du patient. Les traitements des condylomes consistent à éliminer les lésions visibles et à prévenir les récidives.

Parmi les différentes options de traitements possibles, on retrouve :

  • L’application d’un traitement à usage topique sous forme de crème

  • Les traitements chimiques, incluant l’application de substances comme la podophyllotoxine et l’acide trichloracétique

  • La prise d’antiviraux ou d’immunomodulateurs

  • La cryothérapie pour éradiquer la verrue

  • Une électrocoagulation, il s’agit d’un faible courant électrique localisé permettant d’éliminer la verrue

  • Le laser

Vous pouvez en discuter avec votre médecin pour déterminer ensemble l’option la plus adaptée à votre cas particulier.

À noter que les condylomes récidivent fréquemment, avec un taux de récidive de 30 à 60 %, ce qui nécessite un suivi rigoureux.

Effets indésirables des traitements des condylomes

Les traitements des condylomes, bien qu’efficaces pour éliminer les lésions causées par le papillomavirus humain (HPV), peuvent parfois entraîner des effets indésirables. Selon le type de traitement choisi, ces effets secondaires varient en intensité et en fréquence.

Les traitements chimiques, comme ceux à base de podophyllotoxine ou d’autres agents appliqués localement, peuvent provoquer des irritations de la peau, des sensations de brûlure, des démangeaisons ou encore des rougeurs au niveau des zones traitées. Il n’est pas rare d’observer de petites érosions cutanées, surtout si la peau ou la muqueuse est sensible.

Les traitements physiques, tels que la cryothérapie (application d’azote liquide) ou l’excision chirurgicale, peuvent entraîner des douleurs passagères, des saignements légers ou la formation de cicatrices. Dans certains cas, une sensibilité accrue de la peau peut persister quelques jours après l’intervention.

Les traitements immunomodulateurs, comme l’imiquimod, sont également susceptibles de provoquer des réactions locales : rougeurs, gonflements, érosions ou sensations de picotement. Ces effets indésirables sont généralement temporaires et disparaissent à l’arrêt du traitement.

Il est important de discuter avec votre médecin des effets secondaires potentiels avant de débuter un traitement contre les condylomes. Un suivi médical adapté permet de limiter les risques et d’ajuster la prise en charge en fonction de la tolérance de chacun.

Lorsque les réactions locales persistent au niveau de la vulve, elles peuvent parfois être confondues avec des irritations et rougeurs vulvaires d’origine inflammatoire, comme le lichen vulvaire.

Suivi et prévention des récidives

Après un traitement contre les condylomes, le suivi médical est essentiel pour s’assurer de la disparition des lésions et prévenir toute récidive. Votre médecin pourra vous proposer des consultations de contrôle afin de vérifier l’état de vos organes génitaux et détecter rapidement toute nouvelle apparition de verrues.

Pour limiter le risque de récidive, il est recommandé d’adopter des pratiques sexuelles protégées, notamment en utilisant un préservatif lors des rapports sexuels. Cela permet de réduire la transmission du HPV, même si le préservatif ne protège pas à 100 % contre le virus, car celui-ci peut se transmettre par simple contact avec la peau ou la muqueuse.

La vaccination contre les souches de HPV les plus fréquemment responsables des condylomes, comme le HPV 6 et 11, est fortement conseillée. Elle protège contre la majorité des cas de verrues génitales et contribue à limiter la propagation du virus dans la population générale. Cette vaccination est recommandée aussi bien chez la femme que chez l’homme, dès l’adolescence.

Un dépistage régulier des infections sexuellement transmissibles (IST) est également important, surtout en cas de partenaires multiples. Cela permet de surveiller la santé des organes génitaux et de détecter précocement toute anomalie.

Enfin, l’information et la sensibilisation sur les risques liés au papillomavirus et aux condylomes jouent un rôle clé dans la prévention. En adoptant une bonne hygiène de vie et en restant attentif à l’apparition de nouvelles lésions, vous contribuez à votre santé sexuelle et à celle de vos partenaires. N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé pour toute question ou pour un accompagnement personnalisé.

Questions posées sur le condylome

Comment ai-je attrapé un condylome ?

Les condylomes se transmettent principalement par voie sexuelle, lors de rapports sexuels avec une personne porteuse du papillomavirus humain (HPV). Cette maladie sexuellement transmissible (MST) peut se contracter même avec un préservatif, car le virus peut être présent sur les parties génitales non couvertes. Une auto-contamination est également possible par simple contact cutané avec des lésions existantes.

Quelles sont les causes du condylome ?

Les condylomes acuminés, aussi appelés verrues génitales ou crêtes de coq, sont causés par certains sous-types de papillomavirus humains (HPV), principalement HPV 6. Ces souches sont non oncogènes, contrairement aux HPV oncogènes responsables de lésions précancéreuses ou du cancer du col de l’utérus. La contamination survient lors de contacts avec une muqueuse ou une peau infectée.

Comment reconnaître un condylome ?

Les condylomes se manifestent par des excroissances charnues sur les organes génitaux, l’anus ou la région anogénitale (anogenital warts). Ces lésions visibles ressemblent à des verrues ou des crêtes de coq et peuvent apparaître en groupe sur les muqueuses. Chez la femme, elles peuvent toucher le col ; chez l’homme, le pénis. Un diagnostic médical est indispensable pour une bonne prise en charge.

Condylome signe d’infidélité ?

Pas nécessairement. Le papillomavirus humain est une maladie extrêmement répandue dans la population générale, et le virus peut rester dormant plusieurs mois, voire des années, avant de provoquer des lésions. L’extension des condylomes chez l’un des partenaires ne signifie donc pas forcément une infidélité récente : la contamination par HPV peut être ancienne et totalement asymptomatique.

Références scientifiques et recommandations officielles

  • HAS – Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 : infections sexuellement transmissibles – Voir la recommandation (2021)
  • OMS – Papillomavirus humains (HPV) et cancer du col de l’utérus – Voir la recommandation (2024)