Fatigue : quand s’inquiéter de son manque d’énergie ?
L’essentiel en 30 secondes
La fatigue chronique se distingue d’une fatigue passagère lorsqu’elle persiste au-delà de 4 semaines et résiste au repos, selon les recommandations de la HAS.
- Une fatigue durant plus de 4 semaines sans cause évidente justifie une consultation médicale. (HAS)
- Les causes fréquentes incluent anémie, hypothyroïdie, dépression ou diabète, identifiables par bilan sanguin. (Ameli.fr)
- Le syndrome de fatigue chronique (SFC), ou encéphalomyélite myalgique (EM), est reconnu comme maladie à part entière. (HAS)
- La téléconsultation médicale est remboursée par l’Assurance Maladie pour une première évaluation de la fatigue persistante. (Sécurité Sociale)
- Certains médicaments (bêtabloquants, antihistaminiques, anxiolytiques) peuvent provoquer une fatigue secondaire. (ANSM)
Le conseil clé : Consultez un médecin si votre fatigue persiste plus de 4 semaines, s’accompagne de fièvre, de perte de poids ou d’essoufflement.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM, Sécurité Sociale
Vous avez souvent des coups barres quotidiens ou vous ressentez une baisse d’énergie qui s’installe ? La fatigue n’est généralement que le symptôme d’un autre problème. Quelles sont les causes possibles de la fatigue ? Comment se sentir à nouveau en forme ? Suivez les conseils de l’équipe médicale de Qare pour mettre fin à vos coups de mou et retrouver de l’énergie.
- La fatigue qu’est-ce que c’est ?
- Épidémiologie : à quel point la fatigue est-elle fréquente ?
- Quelles sont les causes de l’asthénie ?
- Quelles maladies provoquent un épuisement généralisé ?
- Fatigue et médicaments : quels traitements peuvent provoquer de l’épuisement ?
- Autres facteurs influant sur la fatigue
- Fatigue chez les personnes âgées : des spécificités à connaître
- Quels sont les signes d’une grande fatigue ?
- Comment le médecin évalue-t-il une fatigue persistante ?
- Fatigue : quelles sont les conséquences possibles ?
- Remèdes de grand-mère contre la fatigue
- Comment récupérer de la fatigue ?
- Fatigue : quand s’inquiéter ?
- Foire aux questions
- Références scientifiques et recommandations officielles
La fatigue qu’est-ce que c’est ?
Il existe de nombreuses raisons d’être fatigué(e) et de causes possibles en fonction du type de fatigue ressentie. Par définition, la fatigue est une sensation d’affaiblissement, de lassitude ou d’épuisement. Lorsqu’on la ressent, entamer une activité devient difficile.
La fatigue soudaine une réaction normale du corps
Lorsqu’elle survient de façon soudaine et qu’elle est passagère, la fatigue est une réaction naturelle du corps. Cette manifestation vous permet de prendre la mesure de votre manque d’énergie, une envie de dormir se fait sentir. Pour y remédier il suffit d’un moment de repos ou d’une bonne nuit de sommeil.
Ce type de fatigue peut avoir été provoqué suite à un effort physique ou mental. Le manque de sommeil est aussi une cause courante.
L’asthénie une situation anormale
Lorsque l’on parle d’asthénie, cela va au-delà de la simple sensation de fatigue après un effort physique intense ou une journée chargée.
Il s’agit d’un état de fatigue ou de faiblesse généralisée qui affecte la personne tant sur le plan physique que mental. Elle peut se manifester par divers signes une diminution de l’énergie, de la motivation et de la capacité à accomplir des tâches normales.
Les personnes atteintes d’asthénie ressentent un épuisement constant, même après un repos adéquat.
Par ailleurs, la fatigue musculaire après effort intense représente une forme distincte d’épuisement, liée à l’incapacité temporaire d’un muscle à maintenir sa contraction.
Le syndrome de fatigue chronique
Le syndrome de fatigue chronique (SFC), également appelé encéphalomyélite myalgique, se caractérisée par une fatigue extrême et persistante qui dure au moins six mois et ne s’améliore pas avec le repos.
Les symptômes clés comprennent une fatigue intense, des douleurs musculaires et articulaires, des problèmes de sommeil, des difficultés cognitives (brouillard cérébral) et une sensibilité accrue aux stimuli sensoriels.
Ce syndrome n’a pas de cause bien définie et est diagnostiqué par l’exclusion d’autres conditions similaires. A ce jour, il n’existe pas de traitement spécifique. Néanmoins, il est possible de diminuer les symptômes grâce à une prise en charge médicale.
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Épidémiologie : à quel point la fatigue est-elle fréquente ?
La fatigue est l’un des motifs de consultation les plus courants en médecine générale. Selon les données d’Ameli.fr et du Vidal, elle représente entre 10 et 25 % des consultations chez le médecin généraliste, ce qui en fait un symptôme aussi fréquent que les infections respiratoires ou les douleurs musculo-squelettiques.
À l’échelle mondiale, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît la fatigue persistante comme un problème de santé publique majeur, touchant des populations de tous âges et de tous milieux socio-économiques. En France, plusieurs profils sont plus exposés :
- Les femmes entre 30 et 50 ans, notamment en raison de variations hormonales et d’une charge mentale plus élevée documentée par l’Inserm
- Les personnes âgées de plus de 65 ans, chez qui la fatigue peut masquer des pathologies sous-jacentes multiples
- Les patients atteints de maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque, pathologies thyroïdiennes)
La fatigue post-infectieuse, notamment observée après une infection au SARS-CoV-2, a par ailleurs conduit l’HAS à publier des recommandations spécifiques sur le Covid long, soulignant l’émergence de nouvelles formes de fatigue persistante à l’échelle populationnelle.
Ces données illustrent que la fatigue, loin d’être anodine, constitue un signal clinique à ne pas sous-estimer, justifiant une évaluation médicale structurée dès lors qu’elle s’installe dans la durée.
Quelles sont les causes de l’asthénie ?
L’asthénie peut être causée par divers facteurs, notamment :
- Maladies sous-jacentes : les infections, les maladies auto-immunes, les troubles hormonaux (comme l’hypothyroïdie), les troubles cardiaques ou pulmonaires, et d’autres maladies chroniques peuvent provoquer une hypotension artérielle et contribuer à l’asthénie.
- Troubles psychologiques : Les troubles mentaux tels que la dépression (ainsi que sa forme légère la dépression saisonnière), l’anxiété passagère ou l’anxiété généralisée ainsi que le stress chronique peuvent entraîner une fatigue mentale intense et une asthénie.
- Effets secondaires de médicaments : Certains médicaments, notamment certains antidépresseurs, antihistaminiques, médicaments antihypertenseurs et autres, peuvent provoquer une sensation d’épuisement.
- Manque de sommeil prolongé : Une mauvaise qualité de sommeil ou une insomnie chronique peut entraîner une fatigue persistante.
- Surmenage : Un excès de travail, une charge mentale ou émotionnelle excessive et un manque de repos adéquat peuvent contribuer à l’asthénie.
- Mode de vie inadapté : Un mode de vie sédentaire, un manque d’activité physique régulière et une alimentation déséquilibrée peuvent également contribuer à l’asthénie.
Si vous souffrez d’asthénie, il est primordial de consulter un médecin afin d’être pris en charge. Un accompagnement thérapeutique ou un traitement médicamenteux peuvent parfois s’avérer nécessaire pour retrouver une énergie nécessaire à vivre au quotidien.
Quelles maladies provoquent un épuisement généralisé ?
Plusieurs maladies peuvent avoir comme symptôme une fatigue plus ou moins intense. Les maladies infectieuses passagères peuvent provoquer une fatigue extrême mais qui disparaîtra après la guérison, tandis que certaines pathologies peuvent créer une asthénie chronique. Les maladies infectieuses sont favorisées par la baisse de notre immunité liée aux facteurs environnementaux (baisse de l’ensoleillement, nourriture moins riche en vitamines et oligo-éléments, stress liée au froid,…).
Voici les différentes maladies qui provoquent de la fatigue :
- pathologies infectieuses virales ou bactériennes (le virus de la grippe, la gastro-entérite, les rhumes et les rhinopharyngites aiguës, chez l’enfant les oreillons…) ;
- maladies infectieuses chroniques (VIH, hépatite B, hépatite C…) ;
- maladies endocriniennes (diabète de type 2, problème de thyroïde…) ;
- carences en fer (anémie) ;
- pathologies chroniques (bronchopneumopathie chronique, maladie rénale…)
- fibromyalgie ;
- affections auto-immunes ;
- cancers ;
- troubles et maladies du sommeil (apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos, insomnies fréquentes).
- L’insolation suite à une exposition prolongée à la chaleur
La liste pourrait continuer. Par exemple, la hernie hiatale (lorsque l’estomac remonte dans le thorax à travers l’orifice hiatal) peut provoquer de la fatigue accompagnée de douleurs, de vomissements ou de reflux gastro-œsophagiens. Les migraines et les maux de tête intenses peuvent aussi être à l’origine de fatigue, et de vertiges dans certains cas.
Bon à savoir : la fatigue peut aussi être liée à une réaction inflammatoire. Celle-ci se traduit biologiquement par une augmentation sensible de la Protéine C Réactive (CRP) dans le sang. Si vous faites une prise de sang et avez une CRP élevée, associée à de l’asthénie, cela peut donc être le signe d’une inflammation comme une arthrite, par exemple, ou d’une infection virale ou bactérienne d’autant plus si elle est accompagnée d’un état fébrile.
Fatigue et médicaments : quels traitements peuvent provoquer de l’épuisement ?
Certains médicaments prescrits au long cours sont responsables d’une fatigue iatrogène, c’est-à-dire directement induite par le traitement lui-même. Ce phénomène est sous-estimé et souvent confondu avec une aggravation de la maladie sous-jacente. L’ANSM recommande d’évaluer systématiquement le traitement médicamenteux en cas de fatigue inexpliquée.
Les principales classes thérapeutiques concernées sont :
- Les bêtabloquants (aténolol, bisoprolol) : utilisés contre l’hypertension ou les troubles cardiaques, ils peuvent réduire la fréquence cardiaque et entraîner une sensation de lassitude persistante.
- Les antihistaminiques de première génération (dexchlorphéniramine, hydroxyzine) : leur effet sédatif prolonge souvent la somnolence diurne.
- Les anxiolytiques et somnifères (benzodiazépines) : même à doses thérapeutiques, ils altèrent la qualité du sommeil profond et provoquent une fatigue résiduelle au réveil.
- Les antihypertenseurs centraux et certains antidépresseurs : ils agissent sur le système nerveux central, pouvant induire une sédation diurne notable.
- Les statines : associées dans de rares cas à des myalgies et une fatigabilité musculaire, selon les données de pharmacovigilance de l’ANSM.
Il est essentiel de ne jamais arrêter un traitement de sa propre initiative. Si une fatigue apparaît ou s’intensifie après l’introduction d’un nouveau médicament, un médecin peut réévaluer la posologie ou proposer une alternative thérapeutique mieux tolérée.
Autres facteurs influant sur la fatigue
Fatigue et grossesse
Lors de la grossesse, des symptômes peuvent survenir. il est normal que les femmes enceintes se sentent parfois extrêmement fatiguées. Cela peut vous arriver en début de grossesse, notamment à cause des bouleversements que connaît votre corps, mais aussi à cause de la production de progestérone qui a un effet sédatif. En cas de doute, vous pouvez effectuer un test de grossesse. Ce manque d’énergie peut également être présent durant toute la durée de la grossesse. À savoir qu’elle peut également provoquer d’autres troubles comme la sciatique ou lombosciatique, de la constipation, etc.
Perte d’énergie avant et pendant les règles
Beaucoup de femmes souffrent de ce qu’on appelle le syndrome prémenstruel. Quelques jours avant les règles, il provoque des douleurs musculaires, de la fatigue, des courbatures, des douleurs au bas du ventre (douleurs pelviennes) mais aussi de l’irritabilité, des maux de dos, des états dépressifs. Ces symptômes se réduisent à l’arrivée des règles. Il est également possible de se sentir fatiguée pendant les règles si elles sont abondantes. Cela peut être en raison de la chute des hormones.
Bon à savoir : au moment de la ménopause, vous pouvez ressentir de la fatigue accompagnée de vertiges, de nausées et même de bouffées de chaleur, caractéristiques de cette période de bouleversement hormonal.
Le stress : source de fatigue mentale
Le stress et l’anxiété provoquent souvent un état de fatigue généralisé. Si vous êtes stressé, votre corps et votre esprit entrent en état de tension ce qui peut vous fatiguer. Le stress peut être passager mais si la situation de stress se prolonge, vous pouvez ressentir un manque d’énergie permanent. Il est donc important de consulter pour trouver une solution et réduire votre stress.
Écrans et fatigue visuelle et mentale
L’exposition prolongée aux écrans — ordinateurs, smartphones, tablettes — constitue un facteur de fatigue de plus en plus documenté. Elle agit sur deux plans distincts : la fatigue visuelle (ou asthénopie) et la fatigue mentale cognitive.
Sur le plan visuel, fixer un écran pendant plusieurs heures sollicite en continu les muscles oculomoteurs et réduit la fréquence de clignement des paupières, entraînant sécheresse oculaire, maux de tête et sensation de brûlure. L’Académie nationale de médecine rappelle que ces symptômes peuvent persister après l’arrêt de l’exposition si aucune pause n’est ménagée.
Sur le plan cognitif, la surcharge informationnelle liée aux notifications, à la navigation multitâche et aux flux continus d’informations épuise les ressources attentionnelles. Ce phénomène, parfois appelé fatigue numérique, peut se traduire par des difficultés de concentration, une irritabilité et un sentiment général d’épuisement, indépendamment du nombre d’heures de sommeil.
La lumière bleue émise par les écrans perturbe également la sécrétion de mélatonine lorsqu’ils sont utilisés en soirée, décalant l’endormissement et dégradant la qualité du sommeil, ce qui amplifie la fatigue diurne.
Quelques mesures recommandées pour limiter ces effets :
- Appliquer la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, fixer un point situé à 20 pieds (~6 m) pendant 20 secondes
- Éviter les écrans au moins 1 heure avant le coucher
- Réduire la luminosité de l’écran en fonction de l’environnement
Si la fatigue persiste malgré la limitation de l’exposition aux écrans, une consultation médicale reste indiquée pour écarter d’autres causes.
L’asthénie liée à la covid-19
La covid-19 cause plusieurs symptômes dont la fatigue, qui fait partie des plus fréquemment rencontrés. Elle s’accompagne généralement d’autres signes liés au coronavirus. Ce symptôme se caractérise par des pics de fatigue et ou des baisses d’énergies soudaines qui ne sont pas régulières. Il peut persister quelque temps après l’infection. On parle d’ailleurs de fatigue post-covid. Si vous avez eu la covid-19 et que vous vous sentez toujours fatigué plus de 3 mois suivant l’infection, il se peut que vous souffriez d’un syndrome de fatigue chronique. Consultez un médecin pour éviter que la fatigue ne s’installe.
Fatigue chez les personnes âgées : des spécificités à connaître
Chez les personnes de plus de 65 ans, la fatigue est l’un des motifs de consultation les plus fréquents, mais elle reste souvent sous-évaluée. Sa prise en charge nécessite une approche adaptée, car ses causes et ses manifestations diffèrent de celles observées chez l’adulte jeune.
Plusieurs facteurs propres au vieillissement peuvent expliquer une fatigue persistante chez le sujet âgé :
- La polymédication : la prise simultanée de plusieurs traitements chroniques augmente le risque d’interactions médicamenteuses générant une asthénie.
- La dénutrition : fréquente après 70 ans, elle est reconnue par la HAS comme une cause majeure de fatigue et de perte de masse musculaire (sarcopénie).
- Les pathologies cardiaques et rénales : souvent silencieuses, elles se manifestent parfois uniquement par une fatigue inhabituelle.
- L’isolement social et la dépression : l’Inserm souligne que la dépression du sujet âgé est fréquemment masquée par des plaintes somatiques, dont la fatigue.
Un point de vigilance important : chez la personne âgée, la fatigue ne doit jamais être banalisée comme simple conséquence du vieillissement. Une fatigue d’apparition récente, une perte de poids involontaire supérieure à 5 % en un mois ou une réduction des activités habituelles justifient un bilan médical rapide, incluant notamment une évaluation nutritionnelle et un bilan biologique complet.
Le médecin traitant reste l’interlocuteur privilégié pour coordonner cette prise en charge, en lien si nécessaire avec un gériatre.
Quels sont les signes d’une grande fatigue ?
Symptômes de l’asthénie
Vous ressentez une fatigue permanente et avez envie de dormir durant la majorité de vos journées ? Voici les autres signes qui accompagnent souvent la fatigue :
- changement d’humeur ;
- perte de motivation ;
- irritabilité ;
- dépression ;
- somnolence ;
- paupière qui tremble ;
- mal de tête ;
- mal de ventre ;
- douleurs musculaires ou articulaires ;
- troubles digestifs ;
- difficulté de concentration ou de mémorisation.
Si votre épuisement est intense, persiste ou s’accompagne de ces symptômes, nous vous conseillons de consulter rapidement pour trouver l’origine de ces troubles et y remédier.
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Reconnaître la fatigue chronique
Les symptômes de la fatigue chronique se distinguent par le fait qu’ils sont prolongés dans le temps. Vous pouvez souffrir du syndrome de fatigue chronique si :
- votre fatigue dure plus de 6 mois ;
- votre fatigue n’est pas due à un effort physique ou intellectuel particulier ;
- vous n’arrivez pas à vous sentir reposé même après une nuit de sommeil ;
- l’effort physique même modéré accentue votre fatigue ;
- vous notez une baisse de votre productivité au travail ou de vos résultats scolaires.
Auto-évaluer sa fatigue : l’échelle de Pichot
L’échelle de Pichot est un outil d’auto-évaluation validé cliniquement, couramment utilisé en médecine générale pour mesurer l’intensité subjective de la fatigue. Elle comprend 8 items, chacun noté de 0 (pas du tout) à 4 (extrêmement), pour un score total sur 32.
Pour chaque affirmation, indiquez le chiffre qui correspond le mieux à ce que vous ressentez depuis les 7 derniers jours :
- J’ai des difficultés à démarrer des choses
- J’ai du mal à me concentrer
- Je manque d’énergie pour faire face aux activités quotidiennes
- Je me sens incapable d’efforts physiques même légers
- J’ai envie de dormir dans la journée
- Je ressens une sensation de lourdeur générale
- J’ai du mal à initier des activités même agréables
- Je me sens épuisé(e) sans raison apparente
Interprétation du score total :
- Moins de 12 : fatigue légère, généralement sans impact fonctionnel majeur
- Entre 12 et 22 : fatigue modérée, une consultation est recommandée si elle persiste
- 22 et au-delà : fatigue sévère, nécessitant une évaluation médicale approfondie
Cet outil ne remplace pas un diagnostic médical. Un score élevé doit être discuté avec un professionnel de santé, qui pourra orienter vers des examens complémentaires adaptés.
Les symptômes de la fatigue musculaire
La fatigue musculaire peut se manifester par une diminution de la force, des douleurs, des courbatures, voire des crampes ou une sensation d’épuisement à l’utilisation du muscle. Elle peut survenir lorsque vous faites un effort physique important, mais elle peut aussi être due à des pathologies telles que la myasthénie.
Comment le médecin évalue-t-il une fatigue persistante ?
Face à une fatigue qui dure, le médecin commence par un interrogatoire clinique structuré : ancienneté des symptômes, qualité du sommeil, contexte psychosocial, prise de médicaments et antécédents personnels ou familiaux. Il recherche des signes d’alerte qui peuvent orienter vers une cause grave : amaigrissement involontaire, sueurs nocturnes, adénopathies, essoufflement à l’effort ou sang dans les selles.
L’examen physique complète cette évaluation en vérifiant notamment la pression artérielle, la fréquence cardiaque, la palpation thyroïdienne et l’état des muqueuses, qui peuvent révéler une pâleur évocatrice d’anémie.
En cas de suspicion d’origine organique, le médecin prescrit un bilan biologique de première intention. Selon les recommandations de la HAS, ce bilan comprend généralement :
- une numération formule sanguine (NFS) pour dépister une anémie ou une infection
- un dosage de la TSH pour écarter une dysthyroïdie
- une glycémie à jeun pour rechercher un diabète
- un bilan hépatique et rénal de base
- un dosage de la ferritine en cas de suspicion de carence martiale
Des examens complémentaires ciblés — sérologies infectieuses, dosage de la vitamine D ou de la vitamine B12, voire imagerie — peuvent être ajoutés selon le tableau clinique. L’absence d’anomalie biologique n’exclut pas un diagnostic : certaines causes, comme le syndrome de fatigue chronique, reposent sur des critères cliniques standardisés et non sur des marqueurs biologiques spécifiques (Inserm).
Fatigue : quelles sont les conséquences possibles ?
La fatigue, surtout lorsqu’elle est prolongée, peut avoir des effets négatifs sur votre santé et votre vie quotidienne . Cela peut avoir un impact important sur votre qualité de vie, entraîner des difficultés à réaliser certaines tâches et à vous concentrer. Elle peut même être la cause d’accidents (somnolence au volant) et de chutes car vous n’arrivez plus à être suffisamment attentif. La fatigue peut également être le signe d’un surmenage qui peut vous mener jusqu’à l’épuisement et l’envie de ne plus rien faire si ce n’est de rester au lit. Ce phénomène s’appelle le « burn-out ».
Remèdes de grand-mère contre la fatigue
Si vous avez une baisse d’énergie, que vous vous sentez fatigué sans raison, vous pouvez commencer par changer vos habitudes :
- préservez la durée et la qualité de votre sommeil ;
- mangez sain et varié ;
- pratiquez une activité physique régulière ;
- évitez de consommer de l’alcool ;
- réduisez votre consommation d’excitants (café, cigarette, boissons énergisantes) ;
- exposez-vous à la lumière du jour aussi souvent que possible ;
- essayez de réduire votre stress ;
- faites des activités relaxantes.
Comment récupérer de la fatigue ?
En fonction des causes de votre fatigue, vous pouvez recevoir un traitement pour vous aider à retrouver de l’énergie, comme du magnésium, de la vitamine D ou encore de la mélatonine. C’est le médecin qui évaluera quelle cure vous correspond le mieux. Sachez que vous pouvez téléconsulter, et si besoin, recevoir une ordonnance en ligne. En cas d’asthénie passagère hivernale, vous pouvez également prendre des compléments de vitamine C, vendus sans ordonnance.
Fatigue : quand s’inquiéter ?
Dès lors que vous vous sentez au bord de l’épuisement, nous vous conseillons d’en parler à votre médecin. Il pourra éventuellement détecter les causes physiques et/ou psychologiques qui vous rendent si fatigué. Il pourra rechercher si vous avez des carences, par exemple, ou bien évaluer si votre lassitude est due au stress ou à l’anxiété. Au besoin, il pourra vous orienter vers un psychiatre ou un thérapeute pour traiter la cause du problème.
Foire aux questions
Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?
Aussi appelée fracture de stress, il s’agit d’une petite fracture incomplète qui survient souvent chez les sportifs lors d’entraînements intenses ou chez les personnes âgées à cause du manque de calcium. Elle touche souvent le pied.
Quels sont les symptômes de la fatigue oculaire ?
La fatigue oculaire peut apparaître à cause d’une sollicitation excessive des yeux, notamment devant des écrans. À force, ils fatiguent les yeux et vous pouvez ressentir des symptômes tels que :
- Baisse de la vue ;
- Vision floue ;
- Yeux irrités ;
- Picotements ;
- Maux de tête ;
- Douleurs aux yeux ou autour.
Cela peut être bénin, mais il est conseillé de reposer vos yeux et de faire attention à l’utilisation des écrans lumineux pour éviter que ces symptômes persistent, et entraînent une baisse définitive de la vue.
Références scientifiques et recommandations officielles
- HAS – Prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie en médecine générale – Voir la recommandation (2006)
- Santé Publique France – Santé mentale et bien-être : données épidémiologiques – Voir la recommandation (2023)
