
Grossesse non évolutive : comment la détecter, quelles en sont les causes ?
Aussi appelée fausse couche ou mort foetale in utéro, la grossesse non évolutive touche 25% des femmes. Voici ce qu'il faut savoir.
Article validé médicalement
6 min de lecturePublié le 13/07/22

La grossesse nerveuse, appelée médicalement pseudocyèse, est un trouble psychosomatique rare où une femme présente des symptômes réels de grossesse sans être enceinte.
Le conseil clé : Consultez rapidement un médecin pour obtenir un diagnostic différentiel fiable et un suivi psychologique approprié.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
La grossesse nerveuse est un trouble psychique étonnant. Si elle fascine autant, c’est notamment car les femmes qui en souffrent ressentent les mêmes symptômes qu’une véritable grossesse. Quelles sont les causes de ce trouble ? Comment faire la différence entre une vraie et une fausse grossesse ? L’équipe médicale de Qare vous en dit plus sur cet état complexe.
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Une grossesse nerveuse, est un trouble psychique aussi connu sous le nom de « fausse grossesse », « pseudocyesis » (qui signifie fausse conception) ou encore « grossesse virtuelle ». Une femme qui en est atteinte est persuadée d’être enceinte et développe certains des symptômes associés à une grossesse, sans être réellement enceinte.
Plusieurs éléments à noter :
Par ailleurs, la peur panique d’être enceinte peut s’inscrire dans un tableau plus large de troubles anxieux, proches de l’hypocondrie, où les sensations corporelles sont mal interprétées.
Déni de grossesse et grossesse nerveuse sont des troubles sensiblement opposés. Le premier désigne une absence totale de conscience de la grossesse. Les femmes qui font un déni de grossesse ne présentent aucuns symptômes (ou persistent à ne pas les voir) et se rendent compte de leur état tardivement, certaines le jour de l’accouchement.
La grossesse nerveuse, à l’inverse, est la certitude d’être enceinte, confortée par des signes physiques bien réels.
Si l’appareil génital de l’homme ne permet évidemment pas de porter un enfant, il existe néanmoins une forme de grossesse nerveuse masculine. Également appelée « couvade de l’homme », elle coïncide avec la grossesse d’une compagne.
La grossesse nerveuse de l’homme se traduit par un mimétisme de la femme enceinte. Quand celle-ci prend du poids, il en prend aussi. Il souffre également des mêmes maux qu’elle, comme les nausées, les maux de dos ou de ventre, l’humeur irritable… On observe même des hommes avoir une envie folle de fraises en pleine nuit !
Une couvade masculine est due à une énorme empathie pour la compagne enceinte, mais également à de réelles inquiétudes paternelles liées à l’arrivée de l’enfant, de la place du père au sein du foyer, etc.
Voir aussi : des psychologues
Les causes d’une grossesse nerveuse sont multiples et résultent bien souvent d’une peur excessive d’être enceinte ou au contraire, du désir impérieux d’avoir un enfant. Plusieurs facteurs externes peuvent y être associés. Parmi eux :
Dans des cas plus rares, l’origine de la grossesse nerveuse n’est pas psychique, mais physique. Cela s’observe lors de la présence d’une tumeur au niveau de l’ovaire. En sécrétant des hormones de la grossesse en grande quantité, elle peut entraîner des symptômes semblables au 1er trimestre.
Oui, il est possible de faire plusieurs grossesses nerveuses, à fréquence variable. Cela se produit lorsque la femme n’a pas réussi à effectuer un travail assez profond sur elle-même, notamment pendant le suivi de sa psychothérapie.
Pour prévenir la récidive, le meilleur moyen reste de « guérir de l’intérieur » et de recevoir l’accompagnement le plus adapté qui soit.
La durée d’une grossesse nerveuse est généralement assez brève, quelques semaines au maximum. Les analyses effectuées (tests urinaires, sanguins ou échographie) s’avérant toujours négatives, la croyance d’être enceinte disparaît.
Les symptômes d’une grossesse nerveuse sont l’élément le plus déroutant de ce trouble, car selon les témoignages, ils correspondent en tout point avec ceux d’une grossesse normale. Même si l’origine est avant tout psychique, le corps œuvre en défaveur de la femme atteinte, en provoquant de réels changements. On compte parmi eux :
Les premiers signes d’une grossesse surviennent généralement dans les 2 semaines qui suivent l’ovulation. Le premier, qui met la puce à l’oreille, est bien souvent l’absence des règles à la date prévue.
L’hormone de grossesse (bêta HCG), quant à elle, apparaît 10 jours après la fécondation d’un ovule.
Dans ce contexte, comprendre l’évolution semaine après semaine de la grossesse permet de mieux distinguer les symptômes réels des manifestations psychosomatiques.
Grâce aux technologies modernes, le diagnostic d’une grossesse nerveuse est plutôt simple. Il consiste à réaliser un test de grossesse ou une prise de sang.
Toutefois, étant donné que les femmes qui souffrent d’une grossesse nerveuse réfutent parfois les résultats, la réalisation d’une échographie chez un gynécologue ou une sage-femme permet de mettre fin aux doutes. L’utérus est vide, il n’y a donc aucune grossesse en cours.
Les symptômes induits par une grossesse nerveuse finissent par s’estomper à partir du moment où la femme prend conscience qu’elle n’est pas enceinte. Cela peut être à l’issue de l’échographie qui démontre l’absence de grossesse ou plus tard, lors d’une psychothérapie.
La prise en charge d’une grossesse nerveuse fait principalement appel à un traitement par psychothérapie. L’objectif du psychologue ou du psychiatre va être de convaincre sa patiente qu’elle n’est pas enceinte. Cette tâche est délicate et doit être menée en douceur, pour ne pas risquer d’engendrer une détresse émotionnelle supplémentaire.
Le suivi d’une thérapie cognitivo-comportementale, seule ou familiale, est recommandé dans le cas d’une grossesse nerveuse. Lors des séances, le professionnel tentera de décortiquer le contexte, les conflits internes et les motifs qui ont conduit à cette situation. Si l’accompagnement est bien mené, il favorise la guérison et permet d’éviter les rechutes ou le développement d’une dépression.
Lorsque le cas le nécessite, la prescription d’antidépresseurs peut être envisagée.
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Réponses relues par un médecin.
La durée normale d’une grossesse est de 41 SA. Un bébé est considéré comme à terme à partir de 37 SA. Avant cette date, on parle de prématurité et au-delà de 41 SA, il est question de grossesse prolongée ou de dépassement de terme.
Au-delà de 42 SA, le corps médical provoque un déclenchement.
Une grossesse extra-utérine (GEU) est une grossesse qui se développe en dehors de la cavité utérine, généralement dans l’une des trompes de Fallope. Avant que la structure où abrite le sac gestationnel contenant l’embryon ne se rompe, les symptômes sont les suivants :
Lorsque la structure se rompt, la douleur dans le bas de l’abdomen est très intense et aiguë. En cas de perte de sang importante, elle est accompagnée de vertiges, d’une sensation de « mort imminente », de sueurs, d’un évanouissement… Il s’agit d’une urgence chirurgicale.
L’interruption spontanée de grossesse peut être précoce (pendant le 1er trimestre) ou tardive. Elle survient généralement avant 12 SA, mais se produit parfois plus tardivement, on parle alors de fausse couche tardive.
Le stress peut être à l’origine de divers maux, comme l’insomnie, la perte d’appétit, mais également les nausées. Si vous vous trouvez dans une période de grande anxiété, il se peut que votre corps tire la sonnette d’alarme en provoquant différents symptômes.
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Cet article a été relu par un médecin.
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