Tumeurs de l’ovaire: de la tumeur bénigne au cancer
Dans la vie d’une femme, les douleurs gynécologiques sont bien souvent mensuelles. Alors que beaucoup sont inhérentes au fonctionnement propre de l’appareil reproducteur, d’autres sont occasionnées par des affections bénignes et certaines d’entre elles révèlent dans de rare cas une maladie plus grave. Zoom ici sur les tumeurs de l’ovaire, très répandues chez la gent féminine et beaucoup moins graves qu’elles n’y paraissent.
L’essentiel en 30 secondes
Les tumeurs de l’ovaire regroupent des lésions allant du kyste fonctionnel bénin au cancer de l’ovaire, 4e cause de décès par cancer gynécologique en France.
- La majorité des tumeurs ovariennes sont bénignes ; seule une minorité évolue vers un cancer, selon la HAS.
- Le cancer de l’ovaire est souvent diagnostiqué tardivement, à un stade avancé, car peu symptomatique (HAS).
- Le bilan diagnostique repose sur l’échographie pelvienne et le dosage du marqueur tumoral CA-125 (source : HAS).
- Le traitement associe généralement chirurgie et chimiothérapie ; la prise en charge est à 100 % en ALD au titre des affections longue durée (Sécurité Sociale).
- Environ 4 500 nouveaux cas de cancer de l’ovaire sont diagnostiqués chaque année en France (HAS).
Le conseil clé : Toute douleur pelvienne persistante ou gonflement abdominal inexpliqué doit motiver une consultation médicale rapide pour un bilan gynécologique.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Sécurité Sociale, Ameli.fr
- Tumeur maligne ou simple douleur à l’ovaire, l’importance du diagnostic
- Cancer de l’ovaire : quels sont les signes et les causes
- Est-ce que le cancer des ovaires se soigne ?
- Cancer des ovaires témoignages : comment avez-vous découvert votre cancer des ovaires, à quel âge, quel est votre parcours ? L’importance d’être entouré
- Références scientifiques et recommandations officielles
Tumeur maligne ou simple douleur à l’ovaire, l’importance du diagnostic
Douleurs pelviennes, qu’importe le type de tumeur de l’ovaire, un examen approfondi est conseillé puisque même les kystes bénins peuvent faire l’objet d’une prise en charge : en fonction de leur localisation, leur taille ou encore leur répercussion sur la santé, le médecin pourra tout de même vous recommander de les traiter voire de les retirer. Aussi, ces tumeurs de l’ovaire peuvent être un symptôme d’une autre affection comme l’endométriose.
Dans ce contexte, des tumeurs bénignes de l’utérus comme les fibromes utérins bénigns peuvent coexister avec des pathologies ovariennes et présenter des symptômes similaires.
Diagnostic de la tumeur de l’ovaire
Mais quand consulter ? Il est vrai que les tumeurs cancéreuses et les kystes organiques et fonctionnels sont la plupart du temps découverts par hasard lors d’examens prescrits à d’autres fins, ou de routine.
Certains symptômes peuvent vous alerter, mais ces tumeurs de l’ovaire sont en général très silencieuses. Des saignements inhabituels et cycles irréguliers, ainsi qu’une douleur localisée sont les premiers signes perceptibles. Puis avec l’augmentation de la taille de la tumeur, vous pourrez constater une augmentation du périmètre abdominal, une constipation ou encore une pesanteur et la sensation d’avoir un corps étranger à cet endroit. N’hésitez pas à consulter votre médecin car ces symptômes ne sont pas spécifiques aux tumeurs et kystes ovariens.
Des bilans réguliers peuvent être une solution, avec mise en place d’examens de suivi. Les kystes et tumeurs sont principalement repérés par un examen clinique, et révélés à l’échographie chez votre gynécologue ou radiologue, vous pouvez décider avec eux la fréquence de ces rendez-vous de contrôle.
En cas de suspicion de tumeur cancéreuse, une IRM est réalisée. Le bilan diagnostic est confirmé par le dosage sanguin d’un marqueur (CA-125).
Différents types de tumeurs aux ovaires
La très grande majorité des kystes ovariens et tumeurs détectés sont bénins. Parmi eux, vous retrouverez par exemple :
- Kyste fonctionnel liquidien (poche remplie de liquide, eau, sang ou autre)
- Kyste organique tissulaire (endométriose, tissu embryonnaire)
- Tumeurs de Brenner (qui peuvent aussi être maligne ou borderline)
- etc
Si ces tumeurs de l’ovaire n’entraînent aucun pronostic vital, vous l’aurez compris elles sont à surveiller. Afin d’éviter soit des dérèglements fonctionnels soit des douleurs en premier lieu. Mais également pour empêcher celles qui le peuvent d’évoluer en tumeur maligne et de développer un cancer.
D’autres kystes sont des kystes liés à l’endométriose, découvrez les conseils de nos experts à ce sujet.
Cancer de l’ovaire : quels sont les signes et les causes
Quels sont les signes d’un cancer des ovaires ? Les symptômes pour identifier la tumeur de l’ovaire maligne
Le cancer des ovaires est un type de cancer qui ne possède pas beaucoup de signes avant-coureurs. Les seuls symptômes qui peuvent vous permettre de détecter la tumeur maligne de l’ovaire sont des symptômes généraux et communs à plusieurs pathologies :
- troubles digestifs (nausées, transit difficile…)
- troubles gynécologiques ( saignements et/ou pertes vaginales anormales, tension dans les seins)
- gènes locales dû à la masse de la tumeur (inconfort, pesanteur, tumeur qui appuie contre la vessie)
- augmentation du périmètre abdominal
Ces signes indiquent déjà un cancer d’un stade avancé. Des solutions peuvent être mises en place, n’ayez pas peur de contacter votre médecin.
Consultez aujourd'hui sans vous déplacer !
Des médecins généralistes sont disponibles en vidéo de 6h à 1h 7j / 7.
Sur le plan médical, la tension et douleur dans les seins peut aussi signaler d’autres pathologies mammaires, notamment un cancer du sein, qui partage certains signes avec les cancers gynécologiques.
Quelles sont les causes d’un cancer des ovaires ?
Afin de le détecter plus tôt ou pour minimiser les chances de le développer, vous pouvez faire attention aux facteurs de risques.
Ils sont multiples :
- Génétique (provient d’une mutation d’un gène qui se transmet de manière héréditaire)
- Héréditaire, en dehors de cette mutation génétique
- Nulliparité
- Précocité des règles et/ou ménopause tardive
- L’âge (à partir de 65 ans)
- Surcharge pondérale, obésité
- Environnementaux : tabac, amiante…
A noter que la pilule, l’allaitement et la ligature des trompes semblent être des facteurs qui protègeraient contre ce type de cancer.
Par ailleurs, certains de ces facteurs de risque, comme la nulliparité ou la ménopause tardive, sont communs au cancer de l’endomètre et ses facteurs hormonaux associés.
Est-ce que le cancer des ovaires se soigne ?
Les traitements du cancer des ovaires
La chirurgie et la chimiothérapie, combinées ou prescrites séparément, sont les principales voies de guérison. La chirurgie est la première option de traitement en cas de tumeur de l’ovaire maligne. Une prise en charge pluridisciplinaire est mise en place.
Le traitement est propre à chaque personne, et peut être lié à de nombreux facteurs: du stade de développement à son étendue, en passant par la fragilité du patient mais aussi de votre volonté d’avoir des enfants ou non. En effet, si une ablation des deux ovaires peut être une solution largement proposée par précaution, le médecin peut favoriser de n’en retirer qu’un que vous puissiez à nouveau mener une grossesse de A à Z. Tout cela est bien entendu pris en compte et c’est une décision de concert entre vous et l’équipe soignante. Douleur aux ovaires et grossesse sont donc compatibles!
En combien de temps se développe le cancer des ovaires et espérance de vie
Le cancer des ovaires évolue selon quatre stades:
- Premier stade: propagation des cellules cancéreuses uniquement dans les ovaires (ovaire droit, gauche ou les deux)
- Deuxième stade: propagation des cellules cancéreuses dans un ou deux ovaires, puis certains organes alentour (trompes, vessie…)
- Troisième stade: propagation des cellules cancéreuses dans un ou deux ovaires, certains organes alentour ainsi que d’autres organes à l’extérieur du pelvis
- Stade 4: métastases dans des parties du corps plus éloignées, généralisation du cancer
Tout d’abord, le cancer des ovaires est une maladie qui se développe tardivement, puisque le risque est augmenté à partir de 65 ans.
5 ans après le diagnostic, on estime la survie des patientes à 45%.
Cependant, le chiffre monte à plus de 70% dans les premiers stades de la maladie, quand le stade terminal n’a pas été atteint.
Le danger principal de ce dernier réside bien dans sa découverte tardive due à l’absence de symptômes de la tumeur de l’ovaire. Une bonne raison pour effectuer un suivi régulier !
Consultez aujourd'hui sans vous déplacer !
Des médecins généralistes sont disponibles en vidéo de 6h à 1h 7j / 7.
Cancer des ovaires témoignages : comment avez-vous découvert votre cancer des ovaires, à quel âge, quel est votre parcours ? L’importance d’être entouré
L’annonce d’un diagnostic cancéreux peut vous ébranler profondément. Si vous avez fait le nécessaire concernant la prise en charge de la pathologie en elle-même, ne négligez pas l’importance du soutien psychologique. Tant dans le processus de guérison puisqu’on sait que l’esprit peut influencer le corps, que pour votre quotidien et vie sociale, professionnelle ou familiale.
Groupe de paroles, sur les réseaux, trouver des témoignages et se soutenir est un indispensable pour maintenir un équilibre au quotidien. Même si vous n’osez pas, vous pouvez aussi vous appuyer sur un psychothérapeute qui sera non seulement une oreille discrète et attentive à vos souffrances, mais aussi en mesure de vous aider à les traverser. Vous n’êtes pas seule.
Références scientifiques et recommandations officielles
- HAS – Guide ALD n°30 – Cancer de l’ovaire – Voir la recommandation (2010)
- OMS – Cancer : principaux faits – Voir la recommandation (2024)
