
Chlamydia : symptômes, transmission, dépistage et traitement
Chlamydia trachomatis : symptômes chez la femme et chez l’homme, transmission, dépistage sans ordonnance, traitement et complications si elle n’est pas soignée.
Article relu
6 min de lectureMis à jour le 27/10/26

L’infection à Chlamydia trachomatis, IST bactérienne la plus fréquente en France, se dépiste par analyse urinaire ou prélèvement et se traite par antibiotiques.
Le conseil clé : après un rapport à risque, vous pouvez demander un dépistage sans ordonnance en laboratoire avec Mon test IST. En cas de symptômes ou de résultat positif, consultez un médecin pour une prise en charge adaptée.
Informations vérifiées en octobre 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Santé publique France, OMS
Chlamydia trachomatis est une bactérie responsable d’une infection sexuellement transmissible (IST) très fréquente chez les adolescents et les jeunes adultes. Elle peut être très difficile à détecter, car il n’y a pas toujours de symptômes visibles. C’est pourquoi il est important de se faire dépister régulièrement. Faut-il une ordonnance pour le dépistage et le traitement de la chlamydia ? Suivez les recommandations de l’équipe médicale de Qare.
Un doute après un rapport à risque ?
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Le dépistage de la chlamydia utilise un prélèvement adapté à la situation et aux pratiques sexuelles, souvent urinaire ou vaginal. Il peut être réalisé en laboratoire sans ordonnance dans Mon test IST, ou sur prescription médicale. Le professionnel de santé détermine les sites à prélever et les autres IST à rechercher.
Les autotests de la chlamydia vendus en pharmacie, qui donnent un résultat à lire soi-même, ne sont pas recommandés par la HAS : ils ne sont pas assez fiables, et un résultat négatif peut rassurer à tort. Il ne faut pas les confondre avec l’auto-prélèvement, recommandé : vous faites vous-même le prélèvement, vaginal ou urinaire, puis il est analysé par PCR en laboratoire. Entre 18 et 25 ans, un kit d’auto-prélèvement pris en charge à 100 % peut être commandé sur mon-test-ist.ameli.fr : les femmes depuis le 1er juillet 2025, les hommes et les personnes trans ou non binaires depuis le 29 mai 2026. Aucune prise de sang n’est nécessaire pour dépister la chlamydia.
Par ailleurs, une fois le diagnostic confirmé, le traitement antibiotique de la chlamydia est généralement court et bien toléré.
Pour vous faire dépister de la chlamydia, vous pouvez téléconsulter et obtenir une ordonnance en ligne, même si elle n’est pas obligatoire. Le dépistage ne nécessite pas d’examen en cabinet puisqu’il faut généralement se rendre en laboratoire pour réaliser le prélèvement. Vous pouvez donc facilement obtenir votre prescription pour le dépistage de la chlamydia dans toute la France, que vous soyez à Paris ou dans une autre ville.
Le même test recherche en général à la fois la chlamydia et le gonocoque (responsable d’une gonorrhée). Ces deux infections peuvent être insidieuses, car leurs symptômes sont parfois peu visibles. Le prélèvement peut être fait par vous-même : la HAS recommande de proposer l’auto-prélèvement, vaginal chez la femme et urinaire chez l’homme, dans tous les lieux de dépistage.

Le dépistage de la chlamydia peut être demandé en laboratoire sans ordonnance ni rendez-vous dans le cadre de Mon test IST. Il est pris en charge à 100 %, sans avance de frais, avant 26 ans. À partir de 26 ans, il est remboursé à 60 %, même sans ordonnance ; la complémentaire peut intervenir selon le contrat. Une participation forfaitaire de 2 € peut rester due chez les majeurs non exonérés. Le dépistage est gratuit en CeGIDD.
Le dépistage de la chlamydia est recommandé chez toute femme sexuellement active entre 15 et 25 ans, et après 25 ans en cas de facteurs de risque : au moins deux partenaires dans l’année, un changement récent de partenaire, une IST chez soi ou chez un partenaire, des antécédents d’IST, la prostitution ou un viol. Il est aussi recommandé lors d’une consultation pour une IVG, quel que soit l’âge. Non traitée, la chlamydiose peut abîmer les trompes et entraîner une infertilité ou une grossesse extra-utérine : d’où l’intérêt d’un dépistage régulier.
D’après les recommandations de la HAS (Haute Autorité de santé), le dépistage de la chlamydia est systématique au premier trimestre de la grossesse chez les femmes de 15 à 25 ans, et lors d’une consultation pour une IVG, quel que soit l’âge ; au-delà de 25 ans, il est proposé en cas de facteurs de risque. Non traitée pendant la grossesse, l’infection expose à un accouchement prématuré et à un petit poids de naissance, et le bébé peut être contaminé lors de l’accouchement.
Pendant la grossesse, d’autres dépistages sont prévus : la syphilis et l’hépatite B sont recherchées systématiquement, et un test du VIH, le virus du sida, est proposé à toutes les femmes enceintes. D’autres tests, comme ceux du gonocoque ou de l’hépatite C, sont faits selon la situation.
Bon à savoir : les tests de la syphilis, de l’hépatite B (VHB), de l’hépatite C (VHC) et du VIH se font par une prise de sang (sérologie).
Chez l’homme, le dépistage de la chlamydia par la technique PCR se fait sur le premier jet d’urine ; en cas d’écoulement, le pus peut aussi être prélevé. Selon les pratiques sexuelles, un prélèvement de l’anus ou de la gorge s’y ajoute. L’accès au dépistage en laboratoire peut se faire sans ordonnance avec Mon test IST ; le professionnel détermine les prélèvements nécessaires selon les pratiques sexuelles et les symptômes.
Pour soigner la chlamydia et soulager vos symptômes, vous aurez besoin d’un traitement antibiotique, qui n’est délivrable que sur ordonnance. Pour l’obtenir, vous pouvez téléconsulter un médecin et lui transmettre vos résultats d’analyse. Il pourra ainsi vous faire une prescription adaptée. Sans ordonnance, vous ne pourrez pas récupérer votre traitement contre la chlamydia en pharmacie.
Les antibiotiques prescrits contre la chlamydia suivent des protocoles précis : la doxycycline en première intention, l’azithromycine en cas de contre-indication ou aux deux derniers trimestres de la grossesse.
Il n’existe pas de médicament vendu sans ordonnance qui permette de traiter la chlamydia. Le seul traitement est un traitement antibiotique. Si vous trouvez des traitements vendus sans prescription, méfiez-vous : il peut s’agir de contrefaçons. Ne prenez pas non plus un reste d’antibiotique de votre armoire à pharmacie. Seul un médecin ou une sage-femme peut vous prescrire le traitement adapté ; il est gratuit dans un CeGIDD.
Pour une infection urogénitale non compliquée à Chlamydia trachomatis chez l’adulte non enceinte, la doxycycline, 100 mg deux fois par jour pendant sept jours, est le traitement de première intention. L’azithromycine, 1 g en prise unique, est une option de deuxième intention en cas de contre-indication à la doxycycline. Le choix dépend du diagnostic : ces schémas ne s’appliquent pas à toutes les complications ni à la lymphogranulomatose vénérienne.
C’est au médecin de décider quelle solution est la plus pertinente dans votre cas. Il est important de se faire traiter, car il ne faut pas compter sur une guérison spontanée, et vous risquez d’avoir des complications plus graves.

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L’ordonnance n’est pas obligatoire : vous pouvez aller directement au laboratoire avec Mon test IST. Si vous préférez un avis médical, vous pouvez téléconsulter un médecin et recevoir une prescription en ligne, à présenter au laboratoire.
Si le diagnostic de chlamydia est confirmé, il est possible de recevoir une ordonnance pour un traitement en téléconsultation. Vous évitez d’attendre un rendez-vous en cabinet et pouvez recevoir votre ordonnance directement en ligne.
Il est difficile de savoir depuis quand vous avez la chlamydia, surtout si vous n’avez pas de symptômes : un test positif ne permet pas de dater la contamination. Quand des symptômes apparaissent, c’est en général dans les jours ou les semaines qui suivent : 7 à 10 jours chez l’homme selon Santé publique France, et jusqu’à 3 semaines selon l’OMS. Le mieux reste d’en parler à un médecin.
Après un rapport à risque, non protégé ou avec une personne porteuse de la chlamydia, même sans pénétration, il n’existe pas de délai officiel unique : selon Santé publique France, on peut se faire dépister entre 2 jours et 3 semaines après l’exposition, selon l’infection. Si le premier test a été fait très tôt, un second test peut être proposé. Si votre partenaire a une chlamydia, consultez sans attendre : quand le dernier rapport date de moins de 14 jours, un traitement peut vous être proposé d’emblée, quel que soit le résultat du test.
La chlamydia est transmise par une personne infectée, homme ou femme, même si elle n’a aucun symptôme, lors des rapports sexuels. Toute personne sexuellement active peut donc l’attraper, au même titre que les papillomavirus (HPV), responsables des verrues génitales. Le préservatif, utilisé à chaque rapport, y compris pour la fellation, réduit nettement le risque.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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