
Symptômes de l’hypomanie : comment reconnaître le trouble ?
L’hypomanie se caractérise par des épisodes d’énergie débordante et excessive. Elle fait partie des symptômes de la bipolarité. Comment savoir si l’on en souffre ?
Article relu
5 min de lectureMis à jour le 27/06/26

L’hypomanie est un état d’exaltation modérée de l’humeur, distinct de la manie, caractéristique du trouble bipolaire de type II selon les critères diagnostiques internationaux.
Le conseil clé : Consultez un médecin ou un psychiatre dès l’apparition de symptômes persistants d’exaltation, d’irritabilité ou de réduction du besoin de sommeil depuis plus de 4 jours.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Dans le monde moderne, « avoir la pêche » est un véritable état de grâce. Mais dans certains cas, cette énergie intense dont on se délecte, peut en fait cacher une pathologie. L’hypomanie est un trouble psychique qui se traduit par un dérèglement de l’humeur. Comment savoir si on est hypomane ? Quelles sont les solutions ? Chez Qare on vous explique tout sur l’hypomanie et les traitements possibles.
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En 1980, le psychiatre allemand Emmanuel Mendel pose le terme d’hypomanie pour désigner l’état maniaque avorté.
Aujourd’hui, l’hypomanie est répertoriée dans le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, et des troubles psychiatriques) comme pathologie psychiatrique. On peut la définir ainsi :
D’un point de vue médical, l’humeur est divisée en trois grandes catégories : les phases hautes et basses, impliquant différents degrés, avec pour centre la phase neutre. Voici les différentes phases :
Il y a hypomanie bipolaire lorsque l’on oscille entre des phases hypomaniaques et des phases de dépression légère ou sévère. Le gap qu’il y a entre ces changements d’humeur extrêmes peut être épuisant à vivre pour la personne qui en souffre, et déstabilisant pour son entourage.
L’instabilité provoquée par le trouble bipolaire de type II complexifie chaque aspect de la vie de la personne atteinte.
L’hypomanie est la phase en dessous de la manie. La manifestation a une intensité plus faible, elle est moins marquée.
Lorsqu’une personne est en phase maniaque elle peut être déconnectée de la réalité et présenter des symptômes psychotiques.
A l’inverse une personne en phase hypomaniaque reste en connexion avec la réalité. Les manifestations d’euphorie, de susceptibilité ou d’hyperactivité sont plus subtiles et sont socialement acceptables. C’est précisément pour cela qu’il est difficile de diagnostiquer l’hypomanie.
A noter : Il faut distinguer hyperthymie et hypomanie. L’hyperthymie est une forme moins intense d’hypomanie, tout comme la cyclothymie est une forme atténuée du trouble bipolaire.
Aussi, l’hypomanie est différente du trouble borderline, par le fait que les phases de changement d’humeur sont plus longues. Une personnalité borderline peut changer d’état de façon radicale dans la même journée.
A ce jour, les recherches scientifiques ne permettent pas de connaître précisément l’origine de l’hypomanie. La facteur génétique serait la cause de ce trouble.
Les facteurs associés à l’hypomanie sont :
Le trouble se développe majoritairement entre l’âge de 15 et 25 ans.
Pour savoir si vous souffrez d’une hypomanie, certains signes peuvent vous alerter. Vous vivez régulièrement des périodes caractérisées par ces éléments :
Ces périodes se déclenchent indépendamment de votre environnement extérieur. Elles peuvent être suivies de phases de dépression. Des périodes caractérisées par ces éléments :
Si votre vie se compose de ces deux phases qui se succèdent inlassablement, vous souffrez probablement d’un trouble bipolaire de type II.
Vous pensez souffrir d’hypomanie ?
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Il est difficile de diagnostiquer l’hypomanie en tant que telle. La personne atteinte d’hypomanie se sent en pleine forme, pleine d’énergie avec une grande confiance en elle lorsqu’elle subit une phase hypomaniaque. L’entourage partage généralement ce point de vue. Difficile, dans ces conditions, de penser être atteint d’une pathologie psychiatrique.
C’est lorsqu’une phase dépressive succède à l’hypomanie qu’un dysfonctionnement peut être ressenti. Le diagnostic se pose en consultant un psychiatre.
En cas de doute, nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé mentale. Un psychiatre sera à même d’évaluer votre situation.
Consulter un psychiatre va permettre de diagnostiquer votre hypomanie et les troubles associés éventuels. Par la suite un suivi chez un psychiatre ou un psychologue peut vous aider à mieux gérer vos émotions et votre stress, deux facteurs déclencheurs des phases hypomaniaques. Le professionnel de santé est un précieux confident qui peut vous aider à mieux traverser les différentes phases de votre humeur, en étant accompagné.
Pour éviter de multiplier les variations extrêmes de votre humeur, il est primordial d’adopter un mode de vie plus calme et plus sain. Voici quelques conseils :
Selon le degré de sévérité et les troubles associés, un traitement médicamenteux peut vous être prescrit en complément d’un suivi thérapeutique. Plusieurs traitements sont possibles car leurs effets diffèrent d’un individu à l’autre.
Bien qu’ils comprennent des effets secondaires parfois lourds, ils peuvent s’avérer nécessaires pour certaines formes sévères de troubles de l’humeur. Les traitements médicaux sont :
Dans certains cas de crises trop fréquentes, ou si la personne souffrant d’hypomanie est épuisée, une hospitalisation de quelques jours peut s’avérer nécessaire afin d’aider la personne à stabiliser son humeur.
La manie est plus intense que l’hypomanie et peut entraîner une perte de contact avec la réalité, des comportements très à risque ou une hospitalisation. L’hypomanie provoque une élévation anormale de l’humeur ou de l’énergie, mais avec un retentissement généralement moins sévère.
Une hypomanie peut se présenter par une énergie inhabituelle, un besoin réduit de sommeil, une accélération des idées, une parole plus abondante, une confiance excessive ou une impulsivité. L’entourage remarque souvent un changement net par rapport au fonctionnement habituel.
Les critères d’hypomanie reposent sur une période d’humeur anormalement élevée, expansive ou irritable, associée à une augmentation d’énergie et à plusieurs signes comme moins de sommeil, agitation, idées rapides ou comportements impulsifs. La durée et le retentissement permettent de la distinguer d’un simple regain d’énergie.
Calmer une hypomanie repose souvent sur la réduction des stimulations, la protection du sommeil, l’arrêt des prises de risque et un ajustement du suivi psychiatrique si un trouble bipolaire est connu. L’objectif est d’éviter l’aggravation vers un épisode plus intense.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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