
Symptômes de l’arthrose : la liste complète
Douleurs articulaires ? Raideurs au niveau des articulations ? Un doute sur des possibles symptômes de l'arthrose : consultez un médecin !
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5 min de lecturePublié le 14/05/21

L’arthrose cervicale (ou cervicarthrose) est une dégénérescence du cartilage des vertèbres cervicales, touchant fréquemment les personnes de plus de 50 ans.
Le conseil clé : Consultez un médecin dès l’apparition de douleurs cervicales persistantes pour obtenir un diagnostic précis et un traitement adapté avant toute aggravation.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Vous avez la nuque tendue, qui vous fait mal ? Vous souffrez peut-être d’arthrose cervicale. C’est une pathologie très fréquente, surtout après 50 ans. Comment la reconnaître ? Comment soulager les douleurs de l’arthrose cervicale ? Voici nos explications médicales.
Une arthrose cervicale qui vous handicape ?
Un praticien peut faire le point avec vous en vidéo et adapter votre traitement.
Entre chaque vertèbre du cou se trouvent des disques de cartilage. Lorsqu’ils s’usent, les vertèbres entrent directement en contact. C’est ce qui provoque les douleurs de l’arthrose cervicale ou cervicarthrose. Les os ont alors tendance à former des excroissances osseuses qui peuvent comprimer la moelle épinière. Les invalidités de l’arthrose cervicale en sont la conséquence.
Le cou est une partie du corps particulièrement sollicitée dans la vie de tous les jours. Voilà pourquoi le cartilage s’use plus facilement à cet endroit. Certaines personnes sont plus concernées par l’arthrose cervicale en raison de leur activité professionnelle qui oblige à une certaine rigidité du cou.
Un ancien traumatisme au cou peut aussi favoriser l’arthrose cervicale.
Bon à savoir : Vous pouvez avoir de l’arthrose lombaire, en bas de la colonne vertébrale, en même temps que de l’arthrose cervicale.
Dans 50 % des cas, l’arthrose cervicale ne donne aucun symptôme. Quand l’arthrose se manifeste, les symptômes peuvent être plus ou moins prononcés.
Bon à savoir : il faut différencier l’arthrose cervicale de la névralgie cervico-brachiale qui correspond à une hernie discale cervicale comprimant une racine des nerfs des membres supérieurs.
La cervicarthrose n’est pas une pathologie grave en soit, mais elle peut entraîner des douleurs handicapantes au quotidien. La principale complication que l’on observe sur ce type de pathologie est la névralgie cervico-brachiale.
Également appelée « sciatique du cou », la douleur qu’elle provoque peut s’étendre au niveau du bras, de la région de la clavicule, du haut du dos et de la poitrine.
Les symptômes peuvent être très douloureux et se caractérisent par des engourdissements, des fourmillements, même parfois des décharges électriques survenant d’un côté. À cela s’ajoutent vertiges et maux de tête.
Lors de la consultation, le médecin demande au patient de décrire ses douleurs (intensité, fréquence, date d’apparition). Il procède ensuite à un examen clinique au niveau du bras et du rachis thoracique et cherche à déterminer à quel endroit se situe l’atteinte arthrosique.
L’analyse d’imagerie médicale est très utile (radiographies standards du rachis cervical) pour mettre en évidence la présence d’arthrose. En cas de suspicion d’infection, de pathologie inflammatoire ou de métastases osseuses, le médecin peut décider de prescrire au patient un scanner cervical ou une IRM du rachis cervical, par exemple.
On ne peut pas soigner l’arthrose cervicale. Le médecin cherchera à calmer la douleur et à conserver au cou sa mobilité. Certains traitements naturels peuvent aussi vous aider en cas d’arthrose cervicale.
A noter : à partir du 1er mars 2025, la délivrance d’antalgiques de type 2, contenant du tramadol, de la codéine et de la dihydrocodéine nécessite une ordonnance sécurisée. La prescription en téléconsultation de ces antalgiques est soumise à des contraintes réglementaires spécifiques ; il est recommandé de vérifier les modalités en vigueur auprès de l’ANSM ou du Conseil National de l’Ordre des Médecins. En consultation, un médecin peut en prescrire sur une ordonnance sécurisée, pour une durée qui varie selon la molécule concernée (tramadol, codéine ou dihydrocodéine) et l’indication ; il convient de se référer au RCP de chaque spécialité ou aux recommandations de l’ANSM.
Pour se prémunir contre le développement d’une arthrose cervicale, veillez à limiter tout ce qui peut abîmer le cartilage. Pour ce faire, commencez par éviter de porter des charges lourdes de manière répétitive. Si votre métier l’oblige, renseignez-vous sur la bonne hygiène de postures et de mouvements à adopter.
Au niveau du coucher, optez pour un oreiller adapté pour l’arthrose cervicale, qui contribue au bon maintien du rachis cervical.
Le télétravail s’étant largement développé, il est important de porter une attention toute particulière à la position de son écran d’ordinateur, ainsi qu’à la qualité de sa chaise.
Enfin, pour éviter la récidive d’une crise de cervicalgie, il est fortement recommandé d’avoir recours à des séances de kinésithérapie.
Pour en savoir plus sur :
L’arthrose cervicale ne se guérit pas au sens où le cartilage usé ne redevient pas neuf. En revanche, les douleurs et raideurs peuvent être soulagées par l’activité adaptée, la kinésithérapie, les antalgiques ponctuels et l’amélioration des postures. L’objectif est de garder de la mobilité et de limiter les poussées douloureuses.
La position la plus confortable est souvent sur le dos ou sur le côté, avec un oreiller qui maintient la tête dans l’axe de la colonne. Un oreiller trop haut ou trop plat peut accentuer les tensions du cou. L’important est d’éviter une torsion prolongée de la nuque pendant la nuit.
Les exercices doux de mobilité du cou, d’étirement des épaules et de renforcement postural peuvent aider. Ils doivent être progressifs, sans mouvement brusque ni douleur importante. Les exercices visant à relâcher les trapèzes et à améliorer la position de la tête sont souvent utiles.
L’immobilité prolongée est l’un des principaux facteurs qui entretiennent la raideur et la douleur de l’arthrose. Le surpoids, les gestes répétitifs mal adaptés et le manque de renforcement musculaire peuvent aussi aggraver les symptômes. L’activité physique régulière, adaptée aux douleurs, est généralement bénéfique.
Sources officielles consultées le 14/05/2021.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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