
Adénomyose : quels sont les symptômes de cette maladie de l’utérus ?
L’adénomyose est une maladie gynécologique touchant l’utérus et qui peut être à l’origine de symptômes désagréables à vivre au quotidien.
Article validé médicalement
4 min de lectureMis à jour le 05/08/26

L’adénomyose est une pathologie utérine caractérisée par la présence de tissu endométrial dans le muscle utérin (myomètre), compatible avec une grossesse mais nécessitant un suivi spécialisé.
Le conseil clé : Consultez un gynécologue spécialisé avant tout projet de grossesse pour évaluer le degré d’atteinte utérine et adapter votre suivi.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
L’adénomyose est une maladie gynécologique caractérisée par la présence de tissus de l’endomètre (la paroi utérine) à l’intérieur du myomètre (le muscle utérin). Bien que fréquente et bénigne, il arrive qu’elle impacte négativement la fertilité. Certaines formes douloureuses peuvent aussi être invalidantes au quotidien. Dans quelle mesure adénomyose et projet de grossesse sont-ils compatibles ? L’équipe médicale de Qare fait le point.
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On utilise le terme adénomyose pour désigner une maladie gynécologique de l’utérus. Également appelée “endométriose interne”, elle se définit par la formation de tissus de la paroi utérine (l’endomètre) dans le muscle utérin (le myomètre). Cela peut provoquer une augmentation de la taille de l’utérus qui peut doubler, voire tripler.
Bien qu’on ne connaisse pas les causes précises de l’apparition de cette maladie, on la lie à plusieurs facteurs comme le processus naturel de vieillissement de l’utérus, la multiparité, l’hormonothérapie ou encore la consommation de tabac.
Souvent asymptomatique, l’adénomyose peut aussi être source de symptômes désagréables et impacter la fertilité. Si vous pensez en souffrir et que vous avez un projet de grossesse, il est donc indispensable d’en parler à un médecin.
L’adénomyose peut avoir différents effets sur la vie sexuelle au sens large :
À savoir : on observe le plus souvent l’adénomyose chez les femmes âgées de 35 à 50 ans et elle disparaît généralement au moment de la ménopause.
Si on lie souvent adénomyose et infertilité, c’est parce qu’elle en est une cause fréquente. Elle est d’ailleurs souvent découverte de manière fortuite, au cours d’un bilan médical de l’infertilité.
Cela est directement lié à l’inflammation de l’endomètre, qui rend la nidation plus complexe et augmente le risque de faire une fausse-couche. Il est alors plus difficile de mener sa grossesse à terme.
En revanche, on peut aussi tout à fait souffrir d’adénomyose et mener normalement une ou plusieurs grossesses. Si elle est asymptomatique, il est même possible de ne pas avoir conscience d’être concernée par cette maladie.
Si vous présentez des signes de l’adénomyose et que vous avez un projet de grossesse, le bon réflexe est d’en parler à votre professionnel de santé. Cela permet de préciser le diagnostic et de s’assurer que la cause n’est pas ailleurs (fibromyome, endométriose…)
Si vous savez que vous avez de l’adénomyose et que vous prévoyez d’avoir un bébé, il convient également d’en parler au gynécologue ou à la sage-femme qui vous suit. Ce dernier peut ainsi évaluer les risques associés en fonction de votre situation et adapter votre traitement, si cela est nécessaire.
Dans certains cas, la mise en place d’un protocole de PMA (procréation médicalement assistée), notamment par la FIV (fécondation in vitro), est envisagée afin d’augmenter les chances de concevoir.
À savoir : l’adénomyose n’augmente pas le risque de grossesse extra-utérine.
Les traitements prescrits pour soigner l’adénomyose permettent de soulager ses symptômes mais n’empêchent pas sa récidive. Il s’agit le plus souvent d’une contraception hormonale via un SIU (système intra-utérin) au lévonorgestrel ou une pilule progestative à prendre en continu, ce qui n’est pas compatible avec une grossesse.
Un traitement par un analogue de la GnRH (une neurohormone produite par l’hypothalamus) reste quant à lui possible pour soulager les symptômes et augmenter le taux de grossesse, notamment dans le cadre d’une PMA. On peut aussi continuer à prendre des médicaments antalgiques en cas de douleur, avec modération.
Dans la situation où le traitement de l’adénomyose a nécessité une hystérectomie (soit un retrait de l’utérus), la grossesse n’est alors plus possible. Cette opération n’est que très rarement pratiquée chez les femmes en âge de procréer et n’ayant pas d’enfant.
Il n’existe pas à ce jour de traitement dit naturel de l’adénomyose dont l’efficacité est scientifiquement prouvée. Cependant, certaines pratiques peuvent permettre de soulager les symptômes sans pour autant devoir prendre des médicaments.
Ainsi, utiliser une bouillotte (s’il n’y a pas de contre-indication médicale) ou prendre un bain chaud peut permettre d’atténuer les douleurs pelviennes quand elles surviennent.
S’il existe des témoignages selon lesquels la phytothérapie pourrait également être efficace, il reste recommandé de solliciter un avis médical (en présentiel ou en téléconsultation) avant de se lancer dans une quelconque cure.
Réponses relues par un médecin.
L’adénomyose ne s’aggrave pas forcément pendant la grossesse. Chez certaines femmes, l’absence de règles pendant la grossesse peut même diminuer les douleurs liées aux cycles. Toutefois, l’adénomyose peut être associée à une grossesse plus surveillée, notamment selon l’étendue des lésions et les antécédents.
Les expériences de grossesse avec une adénomyose sont très variables. Certaines femmes tombent enceintes naturellement et vivent une grossesse simple, tandis que d’autres rencontrent des difficultés de fertilité ou nécessitent un suivi plus rapproché. L’âge, les symptômes, la présence d’endométriose associée et l’état de l’utérus influencent beaucoup le parcours.
L’adénomyose peut modifier la paroi de l’utérus et perturber son fonctionnement. Cela peut rendre l’implantation de l’embryon plus difficile chez certaines femmes, notamment en cas d’inflammation locale ou de contractions utérines anormales. Elle n’empêche pas toujours la nidation, mais elle peut réduire les chances de grossesse dans certains cas.
Être enceinte avec une adénomyose peut être vécu de manière très différente d’une femme à l’autre. Certaines ressentent moins de douleurs pendant la grossesse, car les règles sont absentes. D’autres peuvent avoir davantage d’inquiétudes ou un suivi plus attentif en raison des risques associés selon leur dossier médical.
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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