Fibrome utérin : comprendre ces tumeurs bénignes de l’utérus

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Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir des tissus de l’utérus. Fréquents et sans gravité, ils peuvent néanmoins évoluer de manière imprévisible s’ils ne sont pas pris en charge. Quels sont les symptômes d’un fibrome utérin ? Et quels sont les traitements préconisés ? On fait le point avec l’équipe médicale de Qare.

Qu’est-ce qu’un fibrome utérin ?

Un fibrome utérin, aussi appelé fibromyome ou myome de l’utérus, est une masse bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Il existe plusieurs types de fibrome utérin, qui varient selon leur localisation.

Quelques éléments à retenir sur cette anomalie utérine :

  • Il est rare qu’un fibrome se développe tout seul. En règle générale, ils apparaissent à plusieurs, simultanément.
  • Les fibromes utérins peuvent parfois entraîner des symptômes, mais la plupart du temps, ils passent inaperçus et sont découverts par hasard.
  • Selon l’Assurance maladie, les fibromes utérins sont la première cause d’ablation de l’utérus (hystérectomie) avant la ménopause. Ils touchent 1 femme sur 3, généralement entre 30 et 50 ans.

Est-ce que les fibromes sont dangereux ?

Les mots du type fibrome utérin sont anxiogènes, car souvent imaginé en lien avec le cancer de l’utérus. Si ce dernier est effectivement grave, un fibrome utérin, lui, reste bénin.

Il n’a pas vocation à évoluer en pathologie maligne. Ce sont les symptômes qu’il entraîne, sans prise en charge, qui peuvent s’avérer problématiques. Rassurez-vous, les examens gynécologiques de routine permettent de les déceler et de les prendre en charge facilement.

Les différents types de fibrome utérin

L’emplacement d’un fibrome peut varier. Lorsqu’il se développe à partir du muscle de l’utérus, il peut être :

  • À l’intérieur, et former une petite bosse sur la paroi interne de l’utérus (fibrome intramural ou interstitiel) ;
  • À la surface de l’utérus, et se développer dans la cavité pelvienne (fibrome sous-séreux) ;
  • À l’intérieur, et grossir dans la cavité utérine (fibrome sous-muqueux).

Dans certains cas, le fibrome ne se développe pas directement dans le muscle de l’utérus, mais est rattaché par un pédicule (fibrome pédiculé). Celui-ci peut alors être sous-séreux, quand il s’installe dans la cavité pelvienne, ou sous muqueux, si cette tuméfaction pédiculée se développe dans la cavité de l’utérus.

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Quel est le type de fibrome le plus dangereux ?

D’une manière globale, plus le fibrome est volumineux, plus il représente un risque.

Les fibromes sous-muqueux, également appelés fibromes intracavitaires, sont les plus dangereux en termes de risque. Quand la partie majoritaire de la masse se trouve dans l’utérus, elle peut causer des fausses couches ou une anémie, à cause de saignements menstruels durables et plus abondants.

Quelle est la taille maximale d’un fibrome ?

La taille d’un fibrome varie. Si certains sont de taille microscopique, d’autres peuvent peser jusqu’à plusieurs centaines de grammes et occuper tout l’utérus.

Quelle est la cause d’un fibrome utérin ?

À l’heure actuelle, les causes précises des fibromes utérins ne sont pas connues. Une chose est sûre, c’est que leur évolution est étroitement liée aux variations hormonales.

La période de la grossesse, par exemple, où la quantité sanguine d’œstrogènes augmente considérablement, est un moment où les fibromes utérins ont davantage tendance à se développer ou à grossir s’ils étaient déjà présents.

Ils régressent d’ailleurs souvent spontanément à la ménopause, quand le niveau sanguin d’œstrogènes diminue.

D’autres causes peuvent être à l’origine du développement d’un fibrome utérin :

  • Le surpoids ;
  • L’origine ethnique (Afrique ou Caraïbes) ;
  • N’avoir jamais eu d’enfants.

Quels sont les symptômes d’un fibrome utérin ?

Dans la grande majorité des cas, les femmes qui présentent un ou plusieurs fibromes utérins ne ressentent aucun symptôme.

Mais s’ils existent, on observe :

  • Des saignements entre les menstruations (métrorragies) ;
  • La perception d’une masse dans le bas du ventre ;
  • Des rapports sexuels douloureux (dyspareunies) ;
  • Une sensation de pesanteur dans le petit bassin, qui entraîne ou non des douleurs ;
  • Des saignements plus abondants que la normale au moment des règles (ménorragies). Progressivement, les menstruations se rapprochent, la perte de sang est de plus en plus durable et est parfois accompagnée de caillot.
  • Une constipation ;
  • Des envies fréquentes d’uriner (pollakiurie).

À noter : certaines femmes alternent entre des périodes avec et sans symptômes.

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Quelles sont les conséquences d’un fibrome ?

Sans prise en charge, les fibromes utérins peuvent évoluer de diverses manières, sans que l’on puisse en prévoir l’issue. Parmi les complications observées, on note :

  • Une infertilité ;
  • Des saignements abondants pouvant conduire à une anémie (carence en fer) ;
  • Des compressions du rectum (à l’origine d’une constipation), de la vessie (à l’origine d’une pollakiurie ou d’une rétention d’urines), des nerfs du pelvis, des veines de la région pelvienne (à l’origine d’hémorroïdes) ;
  • Des douleurs pelviennes brutales.

Fibrome utérin et grossesse : quelles conséquences ?

Le développement d’un fibrome utérin étant lié aux variations hormonales, il n’est pas étonnant d’en voir grossir au cours de la grossesse. Durant cette période, le taux d’œstrogènes augmente très fortement.

Ce type de masse peut causer des difficultés dès le processus de nidation, et être à l’origine d’une infertilité.

Le fibrome utérin sous-muqueux (dans l’utérus) est celui qui induit le plus de complications. En début de grossesse, il augmente le risque de faire une fausse couche spontanée et plus tard, celui d’un accouchement prématuré, puis d’une hémorragie post-partum.

Diagnostic et traitement du fibrome utérin

Un fibrome utérin ne provoque généralement pas de symptôme, c’est la raison pour laquelle il est souvent découvert par hasard par un gynécologue ou une sage-femme, lors d’une consultation de routine ou d’un examen.

Comment diagnostiquer un fibrome utérin ?

Un fibrome utérin peut être découvert de manière impromptue, lors :

  • D’une échographie ou d’examens d’imagerie (pratiqués pour une grossesse, par exemple) ;
  • D’un examen gynécologique de routine ;
  • D’un bilan d’anémie, en raison de pertes de sang abondantes ;
  • D’un bilan d’infertilité.

Si le médecin ou la sage-femme suspecte la présence d’un ou plusieurs fibromes, il prescrit des examens complémentaires, à savoir :

  • Une échographie abdomino-pelvienne, soit avec une sonde passée sur la région de l’abdomen, soit avec une sonde introduite dans le vagin. Elle permet de déterminer la taille des fibromes, leur nombre et leur localisation ;
  • Une hystéroscopie ou une IRM, si nécessaire.

Comment soigner un fibrome utérin ?

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement qui permette de faire disparaître définitivement les fibromes utérins. Alors, concrètement, s’ils ne causent pas de symptôme, on ne les traite pas. Une simple surveillance médicale suffit.

Ce type de fibrome asymptomatique finit par régresser spontanément, généralement à la ménopause.

En revanche, si les symptômes qu’entraînent le ou les fibromes utérins sont trop importants, et à l’origine d’hémorragies ou d’infertilité, par exemple, plusieurs traitements sont préconisés.

  • Des progestatifs (stérilet) ;
  • Dans certains cas, lorsque la localisation du fibrome est gênante ou si les symptômes sont importants, une chirurgie peut s’avérer nécessaire pour retirer le ou les fibromes.

Quelle contraception avec un fibrome ?

Dans un certain nombre de situations, les progestatifs comme le SIU (système intra utérin = stérilet hormonal) s’avèrent être une bonne solution, car ils permettent de limiter le développement des fibromes et de diminuer le flux des règles, voire de les faire disparaître (aménorrhée).

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Qui consulter pour un fibrome ?

Le médecin gynécologue ou la sage-femme sont les professionnels de santé à même de découvrir un fibrome utérin lors d’une consultation, et d’en assurer le suivi médical.

Quand se faire opérer d’un fibrome ?

Lorsque le nombre ou la taille des fibromes utérins est trop important ou si les symptômes deviennent gênants, une opération chirurgicale peut être envisagée.

La technique est à déterminer par le chirurgien, soit une myomectomie (on enlève les fibromes et on conserve l’utérus), soit une hystérectomie (ablation totale ou subtotale de l’utérus). Cette deuxième option reste rare pour les fibromes, en tout cas chez les femmes jeunes.

L’opération peut se pratiquer par voie vaginale, par cœlioscopie ou laparotomie, selon la localisation et la taille du fibrome.

Foire aux questions

Qu’est-ce que l’endométriose ? (définition)

L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 1 femme sur 10. Elle se définit par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus.

Parfois asymptomatique, elle est responsable, la plupart du temps de nombreux symptômes (fortes douleurs, infertilité…).