
Fibrome utérin : quels sont les symptômes ?
Le fibrome utérin est une tumeur bénigne, parfois sans symptômes, qui concerne ou a concerné 7 femmes sur 10 à l’âge de 45 ans.
Article validé médicalement
7 min de lecturePublié le 01/12/22

Le fibrome utérin (ou léiomyome utérin) est une tumeur bénigne du muscle utérin, très fréquente chez les femmes en âge de procréer.
Le conseil clé : Consultez un médecin dès l’apparition de règles anormalement abondantes ou de douleurs pelviennes persistantes pour un diagnostic précoce.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Les fibromes utérins sont des tumeurs bénignes qui se développent à partir des tissus de l’utérus. Fréquents et sans gravité, ils peuvent néanmoins évoluer de manière imprévisible s’ils ne sont pas pris en charge. Quels sont les symptômes d’un fibrome utérin ? Et quels sont les traitements préconisés ? On fait le point avec l’équipe médicale de Qare.
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Un fibrome utérin, aussi appelé fibromyome ou myome de l’utérus, est une masse bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Il existe plusieurs types de fibrome utérin, qui varient selon leur localisation.
Quelques éléments à retenir sur cette anomalie utérine :
Par ailleurs, les symptômes du fibrome utérin varient selon la taille et la localisation des myomes, allant de saignements abondants à des douleurs pelviennes.
Les mots du type fibrome utérin sont anxiogènes, car souvent imaginé en lien avec le cancer de l’utérus. Si ce dernier est effectivement grave, un fibrome utérin, lui, reste bénin.
Il n’a pas vocation à évoluer en pathologie maligne. Ce sont les symptômes qu’il entraîne, sans prise en charge, qui peuvent s’avérer problématiques. Rassurez-vous, les examens gynécologiques de routine permettent de les déceler et de les prendre en charge facilement.
À ce sujet, certaines infections à papillomavirus humain (HPV) peuvent, elles, favoriser l’apparition d’un cancer du col de l’utérus, ce qui les distingue clairement des fibromes.
L’emplacement d’un fibrome peut varier. Lorsqu’il se développe à partir du muscle de l’utérus, il peut être :
Dans certains cas, le fibrome ne se développe pas directement dans le muscle de l’utérus, mais est rattaché par un pédicule (fibrome pédiculé). Celui-ci peut alors être sous-séreux, quand il s’installe dans la cavité pelvienne, ou sous muqueux, si cette tuméfaction pédiculée se développe dans la cavité de l’utérus.
Voir aussi : des sages-femmes
D’une manière globale, plus le fibrome est volumineux, plus il représente un risque.
Les fibromes sous-muqueux, également appelés fibromes intracavitaires, sont les plus dangereux en termes de risque. Quand la partie majoritaire de la masse se trouve dans l’utérus, elle peut causer des fausses couches ou une anémie, à cause de saignements menstruels durables et plus abondants.
La taille d’un fibrome varie. Si certains sont de taille microscopique, d’autres peuvent peser jusqu’à plusieurs centaines de grammes et occuper tout l’utérus.
À l’heure actuelle, les causes précises des fibromes utérins ne sont pas connues. Une chose est sûre, c’est que leur évolution est étroitement liée aux variations hormonales.
La période de la grossesse, par exemple, où la quantité sanguine d’œstrogènes augmente considérablement, est un moment où les fibromes utérins ont davantage tendance à se développer ou à grossir s’ils étaient déjà présents.
Ils régressent d’ailleurs souvent spontanément à la ménopause, quand le niveau sanguin d’œstrogènes diminue.
D’autres causes peuvent être à l’origine du développement d’un fibrome utérin :
Dans la grande majorité des cas, les femmes qui présentent un ou plusieurs fibromes utérins ne ressentent aucun symptôme.
Mais s’ils existent, on observe :
À noter : certaines femmes alternent entre des périodes avec et sans symptômes.
Voir aussi : des gynécologues
Sans prise en charge, les fibromes utérins peuvent évoluer de diverses manières, sans que l’on puisse en prévoir l’issue. Parmi les complications observées, on note :
Le développement d’un fibrome utérin étant lié aux variations hormonales, il n’est pas étonnant d’en voir grossir au cours de la grossesse. Durant cette période, le taux d’œstrogènes augmente très fortement.
Ce type de masse peut causer des difficultés dès le processus de nidation, et être à l’origine d’une infertilité.
Le fibrome utérin sous-muqueux (dans l’utérus) est celui qui induit le plus de complications. En début de grossesse, il augmente le risque de faire une fausse couche spontanée et plus tard, celui d’un accouchement prématuré, puis d’une hémorragie post-partum.
Un fibrome utérin ne provoque généralement pas de symptôme, c’est la raison pour laquelle il est souvent découvert par hasard par un gynécologue ou une sage-femme, lors d’une consultation de routine ou d’un examen.
Un fibrome utérin peut être découvert de manière impromptue, lors :
Si le médecin ou la sage-femme suspecte la présence d’un ou plusieurs fibromes, il prescrit des examens complémentaires, à savoir :
Lorsque l’échographie est réalisée par voie vaginale, une inflammation du vagin préexistante peut nécessiter une prise en charge préalable avant l’examen.
À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement qui permette de faire disparaître définitivement les fibromes utérins. Alors, concrètement, s’ils ne causent pas de symptôme, on ne les traite pas. Une simple surveillance médicale suffit.
Ce type de fibrome asymptomatique finit par régresser spontanément, généralement à la ménopause.
En revanche, si les symptômes qu’entraînent le ou les fibromes utérins sont trop importants, et à l’origine d’hémorragies ou d’infertilité, par exemple, plusieurs traitements sont préconisés.
Dans un certain nombre de situations, les progestatifs comme le SIU (système intra utérin = stérilet hormonal) s’avèrent être une bonne solution, car ils permettent de limiter le développement des fibromes et de diminuer le flux des règles, voire de les faire disparaître (aménorrhée).
Voir aussi : une sage-femme
Le médecin gynécologue ou la sage-femme sont les professionnels de santé à même de découvrir un fibrome utérin lors d’une consultation, et d’en assurer le suivi médical.
Lorsque le nombre ou la taille des fibromes utérins est trop important ou si les symptômes deviennent gênants, une opération chirurgicale peut être envisagée.
La technique est à déterminer par le chirurgien, soit une myomectomie (on enlève les fibromes et on conserve l’utérus), soit une hystérectomie (ablation totale ou subtotale de l’utérus). Cette deuxième option reste rare pour les fibromes, en tout cas chez les femmes jeunes.
L’opération peut se pratiquer par voie vaginale, par cœlioscopie ou laparotomie, selon la localisation et la taille du fibrome.
Réponses relues par un médecin.
L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche 1 femme sur 10. Elle se définit par la présence de tissus semblables à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus.
Parfois asymptomatique, elle est responsable, la plupart du temps de nombreux symptômes (fortes douleurs, infertilité…).
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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Le fibrome utérin est une tumeur bénigne, parfois sans symptômes, qui concerne ou a concerné 7 femmes sur 10 à l’âge de 45 ans.

Certains fibromes utérins doivent être pris en charge, soit par un traitement médicamenteux, soit par une intervention chirurgicale.