Adénomyose : quels sont les symptômes de cette maladie de l’utérus ?

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L’adénomyose est une pathologie gynécologique qui touche l’utérus. Bénigne, il arrive qu’elle soit totalement asymptomatique. Mais à l’inverse, elle peut aussi être à l’origine de symptômes très désagréables à vivre au quotidien (douleurs pelviennes, règles très abondantes…) Quels sont les signes caractéristiques de l’adénomyose ? Peut-on les faire disparaître ? L’équipe médicale de Qare vous répond.

Quels sont les symptômes de l’adénomyose ?

L’adénomyose, qu’est-ce que c’est ?

Le terme adénomyose définit une maladie gynécologique qui affecte l’utérus. Plus précisément, elle survient lorsque des tissus de l’endomètre (la muqueuse utérine) se développent dans le myomètre (le muscle de l’utérus). Cela a pour effet d’augmenter le volume de l’utérus, qui voit parfois sa taille multipliée par deux ou trois.

On distingue 2 types d’adénomyose : 

  • Diffuse, lorsque les tissus de l’endomètre sont disséminés sur plusieurs parties du myomètre ;
  • Focale, quand ils sont localisés sur une ou deux zones du muscle utérin.

Si cette pathologie est bénigne et asymptomatique chez la plupart des femmes, elle peut également être à l’origine de symptômes gênants.

À savoir : on qualifie parfois l’adénomyose d’endométriose interne.

À quels signes reconnaît-on l’adénomyose ?

Lorsque l’adénomyose est symptomatique, elle peut provoquer :  

  • Des dysménorrhées, soit des douleurs pelviennes sévères au moment des règles. 
  • Des règles très abondantes, aussi appelées ménorragies.
  • Une sensation de pesanteur sur la vessie et le rectum, due à l’augmentation du volume de l’utérus.
  • Des métrorragies, c’est-à-dire des pertes de sang en dehors des périodes de règles.
  • Des douleurs ressenties pendant et après les rapports sexuels (ou dyspareunies).

L’apparition de l’ensemble de ces symptômes n’est pas systématique chez toutes les femmes. De plus, l’adénomyose évolue généralement sans aucun signe, d’où le fait qu’elle soit souvent découverte de manière fortuite (dans le cadre d’un bilan médical de l’infertilité par exemple).

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Quelle est l’origine des symptômes de l’adénomyose ?

Le vieillissement de l’utérus 

Bien que la cause exacte de l’adénomyose ne soit pas connue, on lie parfois son apparition avec le processus de vieillissement de l’utérus. Ainsi, on l’observe le plus souvent chez les femmes entre 35 et 50 ans.

Les symptômes s’atténuent ou disparaissent généralement avec l’arrivée de la ménopause, mais il arrive qu’ils persistent plus longtemps. Assez souvent, on constate aussi que l’adénomyose n’évolue pas seule mais s’accompagne d’une endométriose ou de fibromes utérins.

La multiparité

Ce que l’on observe aussi, c’est que l’adénomyose est plus courante chez les femmes multipares, c’est-à-dire qui ont déjà eu plusieurs enfants. Bien que les raisons précises restent encore à définir, il apparaît que la grossesse facilite le développement des cellules de l’endomètre dans le muscle utérin.

Des facteurs comme une chirurgie de l’utérus (telle qu’une interruption volontaire de grossesse) semblent également favoriser l’apparition de d’adénomyose.

À savoir : parmi les autres facteurs de risque de l’adénomyose, on compte aussi la consommation de tabac, la prise de médicaments antidépresseurs et l’hormonothérapie. 

Comment faire disparaître les symptômes de l’adénomyose ?

Un diagnostic pour confirmer les symptômes

Lorsque l’on présente des symptômes de l’adénomyose, il est nécessaire de consulter un médecin (généraliste ou gynécologue) ou une sage-femme afin de confirmer le diagnostic. La simple observation de ces derniers n’est en effet pas suffisante pour savoir à coup sûr si on est concerné par cette pathologie.

Après vous avoir questionné sur vos symptômes, le professionnel de santé vous prescrit d’abord une échographie qui est souvent endovaginale (soit réalisée à l’aide d’une sonde à ultrasons introduite dans le vagin) et éventuellement une IRM pelvienne par la suite. 

Ce qu’il faut cependant savoir, c’est que le diagnostic précis de l’adénomyose nécessite un examen des tissus de l’utérus, ce qui n’est possible qu’après son ablation (ou hystérectomie). Cette dernière n’est bien-sûr réalisée que dans certains cas et jamais chez les femmes en âge de procréer et n’ayant jamais eu d’enfant.

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Quand l’adénomyose est symptomatique, elle doit être traitée. Prenez RDV en ligne avec un gynécologue ou une sage-femme.

Le traitement de l’adénomyose

On traite les symptômes de l’adénomyose de différentes manières : 

  • La prise d’antalgiques, qui soulage les douleurs pelviennes causées par la maladie.
  • Un dispositif intra-utérin hormonal (SIU), au levonorgestral (une hormone de synthèse proche de la progestérone). Il permet de diminuer la durée des règles et de réduire leur abondance, voire de les stopper, en bloquant l’ovulation et le développement de l’endomètre.
  • La pilule contraceptive, qui a un effet similaire à celui du DIU.
  • L’hystérectomie, si les autres formes de traitements sont inefficaces ou si la femme a déjà eu des enfants et ne prévoit pas d’en avoir d’autres.

Foire aux questions

L’adénomyose est-elle une maladie grave ?

L’adénomyose n’est pas une maladie grave. En revanche, si elle est symptomatique, elle peut être plus ou moins difficile à vivre au quotidien en fonction de la sévérité des symptômes. De plus, en cas de grossesse, l’inflammation de la muqueuse utérine peut rendre l’implantation de l’embryon difficile et mener à des fausses-couches.

Pour cette raison, il est important de la prendre en charge dès les premiers signes et de bénéficier d’un suivi régulier auprès de son professionnel de santé. Particulièrement s’il y a un désir de grossesse.