
La phobie d’impulsion : symptômes, causes et traitements
La phobie d'impulsion est la peur irrationnelle et persistante de commettre des actes répréhensibles ou dangereux envers soi ou les autres.
Article relu
6 min de lecturePublié le 01/08/22

Le mutisme sélectif est un trouble anxieux de l’enfant caractérisé par une incapacité à parler dans certaines situations sociales, malgré une capacité de parole normale.
Le conseil clé : En cas de silence persistant de votre enfant dans des contextes sociaux spécifiques, consultez rapidement votre médecin traitant pour orienter vers un spécialiste.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Lorsqu’un enfant est bavard à la maison mais se mure dans le silence quand il est à l’école, ça peut être le signe d’un mutisme sélectif. Ce trouble de la communication, qui touche principalement les enfants et les adolescents, peut plonger leur entourage dans l’incompréhension. Pour quelles raisons un enfant devient-il mutique ? Est-il possible d’en guérir ? Nous répondons à vos questions.
Votre enfant a du mal à parler dans certaines situations ?
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Le mutisme sélectif est un trouble de la communication qui concerne principalement les enfants et les adolescents. Il désigne un refus ou une incapacité à parler dans un contexte social précis. Généralement, il se manifeste hors de la sphère familiale (à l’entrée à la garderie ou à la maternelle par exemple). Cela peut d’ailleurs être une source de conflit ou d’incompréhension entre l’enfant et ses parents et/ou son entourage, qui ne comprennent pas les motivations derrière son silence.
Contrairement à la timidité ou la gêne que l’on peut naturellement ressentir quand on est confronté à un nouveau milieu ou à de nouvelles personnes, le mutisme sélectif ne s’atténue pas de lui-même avec le temps. De plus, il n’est pas lié à une incapacité à s’exprimer, car l’enfant n’a pas de difficultés à le faire dans des contextes plus familiers. Il fait le plus souvent son apparition entre 2 ans et demi et 6 ans mais n’est généralement remarqué qu’à l’entrée à l’école.
Le mutisme sélectif est peu étudié chez l’adulte car il a tendance à passer inaperçu. Probablement parce que les personnes qui en souffrent s’arrangent pour éviter les situations sociales susceptibles de les mettre mal à l’aise. Ses symptômes sont similaires à ceux de l’enfant et de l’adolescent et se retrouvent le plus souvent chez les personnes anxieuses.
À noter : le mutisme sélectif de l’adulte est en général présent depuis l’enfance et ne doit pas être confondu avec un mutisme lié à un stress post-traumatique (qui fait suite à un événement vécu comme traumatisant tel qu’un décès ou un accident).
Voir aussi : psychiatres
Lorsqu’il n’est pas pris en charge, le mutisme sélectif est source de nombreuses difficultés qui peuvent suivre l’enfant jusqu’à l’âge adulte.
Non soigné, il peut causer :
Pour ces raisons, il est important pour l’entourage d’un enfant ou d’un adolescent qui présente des signes de mutisme sélectif de ne pas laisser ce trouble s’aggraver. Par exemple, si un enfant qui entre à la maternelle semble refuser de communiquer (avec son enseignant et avec ses camarades) et ne s’intègre pas au reste de la classe, il convient de le signaler dès que possible à ses parents.
Bien que ce comportement puisse parfois sembler volontaire et peut être perçu comme une forme d’opposition ou de manipulation vis-à-vis des autres, ce n’est pas le cas. Blâmer un enfant qui refuse de parler ou insister pour qu’il le fasse le fera se sentir coupable et renforcera son malaise. Mieux vaut en parler à un médecin (généraliste, pédiatre ou pédopsychiatre) ou à un orthophoniste afin d’identifier les raisons de son mutisme et de mettre en place le suivi et le traitement adapté.
Plusieurs facteurs peuvent jouer un rôle dans l’apparition du mutisme sélectif mais on distingue principalement des facteurs génétiques et environnementaux. Il est plus courant pour un enfant de développer ce trouble s’il y a des antécédents de de mutisme sélectif, de timidité, d’anxiété ou de phobie sociale dans sa famille.
Quand on ajoute à cela un contexte social nouveau et donc intimidant, on comprend mieux que l’anxiété ressentie par l’enfant impacte sa capacité à communiquer, l’incitant à rester silencieux. Ce mutisme devient à la fois une manière de se protéger des autres et la raison pour laquelle les interactions sociales sont difficiles. C’est le serpent qui se mord la queue.
Il arrive que le mutisme sélectif soit associé au trouble du spectre de l’autisme (TSA), notamment au syndrome d’Asperger. Cependant, même si certains comportements peuvent être proches (ne pas répondre aux sollicitations verbales ou éviter le regard) il s’agit de 2 troubles différents. Le TSA désigne un ensemble de troubles neurobiologiques qui impactent de manière importante la vie sociale. Le mutisme sélectif est quant à lui un trouble de la communication, qui ne se manifeste que dans certains contextes.
Un accompagnement adapté au mutisme sélectif
Un pédopsychiatre peut vous aider à faire le point sur les difficultés de votre enfant et vous orienter vers un suivi adapté. Vérifiez les âges pris en charge dans les profils.
Voir aussi : psychologue
Rien ne sert de forcer un enfant mutique à parler s’il ne souhaite ou n’y arrive pas. On peut néanmoins l’y encourager en mettant en place un cadre propice à la communication :
Le traitement du mutisme sélectif chez l’enfant et l’adolescent implique souvent 2 professionnels de santé, l’orthophoniste et le psychologue :
Chez l’adulte concerné par le mutisme sélectif, c’est plutôt la thérapie cognitivo-comportementale ou TCC (basée sur l’idée qu’on peut modifier ses comportements en modifiant sa façon de penser) et la thérapie systémique (axée sur la recherche de solutions pratiques aux problèmes) qui sont utilisées.
Avec l’accompagnement de ces professionnels de santé et le soutien de son entourage, le mutique sélectif peut ainsi sortir petit à petit de son isolement et communiquer dans les contextes où il restait autrefois silencieux.
Le mutisme sélectif est souvent lié à une anxiété importante dans certains contextes sociaux. L’enfant peut parler normalement à la maison, mais rester silencieux à l’école ou devant des personnes peu familières.
Le mutisme sélectif n’est pas une forme d’autisme. Il peut parfois coexister avec un trouble du neurodéveloppement, mais il est surtout associé à l’anxiété sociale chez l’enfant.
Le diagnostic de mutisme sélectif repose sur l’observation d’un silence persistant dans certaines situations, alors que la parole est possible dans d’autres. L’évaluation tient compte de la durée, du contexte scolaire, du langage et de l’anxiété.
Sources officielles consultées le 01/08/2022.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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