
Consultation chez un psychologue : comment ? Pour qui ?
Vous êtes décidé à consulter un psychologue. Est-il possible de vous faire rembourser ? Comment se déroule une séance ? Qare vous éclaire.
Article relu
6 min de lecturePublié le 12/11/21

La thérapie familiale systémique est une psychothérapie centrée sur les interactions entre membres d’un même groupe familial, animée par un thérapeute spécialisé.
Le conseil clé : Consultez d’abord votre médecin traitant ou un pédopsychiatre pour obtenir une orientation vers un thérapeute familial qualifié et vérifier les conditions de prise en charge.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Voir aussi : syndrome du sauveur familial
Les thérapies familiales reposent sur l’hypothèse que la souffrance d’un des membres de la famille serait causée par un dysfonctionnement du groupe dans son ensemble. Ses agissements ne sont donc pas considérés comme des difficultés individuelles, mais bien comme le signe que quelque chose ne va pas au sein de la famille. Comment se déroule une thérapie familiale ? Quels en sont les bienfaits ? L’équipe médicale de Qare vous explique les caractéristiques de la thérapie familiale.
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Une thérapie familiale est, par définition, une thérapie qui prend en compte toutes les interactions au sein d’une même famille. Elle a pour but de déconstruire les fausses croyances sur le groupe, déceler les non-dits, les rancœurs et les peurs de chacun. Son point de départ est généralement le mal-être d’un membre de la famille.
Une thérapie familiale devient pertinente à partir du moment où la souffrance de d’un des membres de la famille a des répercussions sur le groupe dans son ensemble. L’objectif est d’améliorer les relations en repartant sur de bonnes bases.
Les signes qui montrent qu’un enfant va mal peuvent être divers et variés. Échec scolaire, vols, dépression, phobies, tentatives de suicide, repli sur soi, troubles de l’alimentation, maux physiques divers…
Si ces difficultés sont d’abord considérées comme individuelles et propres à l’enfant, au fil du temps, c’est toutes les relations au sein de la famille qui se tendent et finissent par devenir très compliquées. Le mal-être de l’enfant ou de l’adolescent impacte donc tout le monde.
Là aussi les signes peuvent être nombreux : dépression, isolement et désinvestissement du cercle familial, irritabilité, disputes avec les autres membres de la famille, rejet, problèmes de sommeil ou troubles alimentaires.
Parfois, il n’y a pas de symptôme. C’est un des jeunes adultes de la famille qui demande à entreprendre une thérapie avec ses proches (fratrie, parents). Bouleversé par un événement de vie (un mariage ou une naissance, par exemple), il souhaite renouer ou poser des bases saines avec sa famille, comme un “nouveau départ”.
Si chaque famille est unique, on observe tout de même des événements déclencheurs de crise assez communs. Parmi eux :
Si vous faites face à une de ces situations et observez le climat familial se dégrader, n’attendez pas pour démarrer une thérapie avec thérapeute.
Voir aussi : un psychiatre
Un choix n’est pas forcément nécessaire, et le plus souvent, il est préconisé d’entamer les deux thérapies en parallèle. En effet, si un des membres de la famille est en souffrance, alors il est préférable qu’il démarre une thérapie individuelle, ainsi qu’une thérapie familiale si le malaise est en lien avec la famille.
À d’autres occasions, quelques séances de thérapie familiale suffisent à mettre des mots sur les maux et à améliorer les relations dans la famille. Ces progrès peuvent donner envie à un des membres du groupe de poursuivre le travail en thérapie individuelle. Dans tous les cas, le thérapeute est là pour vous guider dans vos besoins et dans la “formule” la plus adaptée.
Vous serez accompagné par un psychiatre ou un psychologue. Celui-ci doit impérativement justifier d’une formation en thérapie familiale, qui est un domaine différent de la thérapie individuelle.
Au cours des séances, le psychologue ou le psychiatre va tenter d’analyser les relations qu’entretient l’enfant/la personne avec le reste de sa famille : parents, frères et sœurs, grands-parents… C’est une des bases de la thérapie familiale. Cela passe par ce que dit l’enfant, bien entendu, mais également par ses gestes et attitudes envers les autres, et vice-versa.
La famille entière, qu’elle soit recomposée ou non, n’est pas forcément conviée à toutes les séances. Parfois, les enfants ou certains membres sont reçus seuls par le thérapeute, à d’autres occasions, ce sont uniquement les parents. Il en va de même pour le thérapeute, qui peut faire appel à un collègue de temps en temps, pour déceler des éléments qu’il n’aurait pas vu et orienter la famille vers d’autres pistes de travail.
À retenir : les mots ne sont pas les seuls indicateurs utilisés pour décrypter les liens intrafamiliaux. La manière dont les membres se placent au fil des séances (à côté, éloignés…) en dit également beaucoup.
Comme c’est le cas lors de thérapies de couple, le psychiatre peut choisir d’utiliser une caméra ou une glace sans tain lors d’une thérapie familiale, dans le but d’analyser les comportements de chacun.
Par ailleurs, le rôle du psychiatre en thérapie familiale peut inclure l’évaluation individuelle de chaque membre pour affiner le diagnostic global du système familial.
Il existe différentes manières de mener une thérapie familiale. Tous les thérapeutes ne pratiquent pas les mêmes, il importe donc de bien se renseigner à l’avance pour déterminer ce qui conviendra le mieux à votre famille.

Les séances d’une thérapie familiale durent en moyenne entre 1h et 1h15, sur une période globale plutôt courte. En règle générale, cela passe par trois à cinq entretiens, deux fois par mois. Une fois cette période passée, le thérapeute réalise une première évaluation pour déterminer s’il est utile de poursuivre le suivi.
Comme les thérapies individuelles, les thérapies familiales ne sont pas gratuites. Il faut compter entre 60 et 130 euros, selon les thérapeutes. Si vous consultez un psychiatre, il vous fera des feuilles de soin transmises à l’Assurance maladie.
Les séances de thérapie familiale font donc l’objet d’un remboursement partiel ou total.
Faites le point sur l’accompagnement qui vous convient
Consultez les profils des psychiatres pour connaître leurs approches et choisir un interlocuteur adapté à votre situation.
Le signe le plus probant d’une famille « guérie » est la disparition du ou des symptômes qui ont fait consulter. Autrement dit, l’enfant en souffrance qui a amené la famille à entamer une thérapie familiale va mieux. Au-delà de cette amélioration, le mal-être en question n’a plus lieu d’être, puisque chacun s’exprime librement et a réappris à écouter les autres.
Chaque partie prenante sait désormais exister par soi-même et plus au nom du groupe.
Vous cherchez à entamer une thérapie familiale, mais ne savez pas vers où vous tourner ? Certains sites de références devraient vous apporter les informations dont vous avez besoin.
À ce sujet, consulter un psychologue en ligne peut représenter une première étape accessible pour engager une démarche thérapeutique individuelle ou familiale.
Sources officielles consultées le 12/11/2021.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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