Syndrome de Peter Pan : comment se réconcilier avec l’âge adulte ?

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Un garçon éternel qui refuse de grandir. On connait tous ce célèbre conte créé par J.M Barrie en 1904. Peter Pan, le héros, est un jeune garçon qui s’est créé un monde imaginaire dans lequel il pourrait rester enfant pour toujours ; persuadé que l’âge adulte est effroyable. Sous son charmant sourire, Peter Pan est un enfant à qui il manque une partie de lui : son ombre perdue qu’il recherche désespérément. Les chercheurs se sont inspirés de cette figure de la littérature populaire pour désigner un dysfonctionnement psychologique : le syndrome de Peter Pan. A quoi fait-il référence exactement ? comment savoir si l’on en souffre ? Et comment en sortir ? Chez Qare on vous explique tout.

Les origines du syndrome de Peter Pan prennent racine dans la littérature populaire. Dans la pièce intitulée Le Garçon qui ne voulait pas grandir, écrite par J.M Barrie en 1904, la figure de Peter Pan fait sa première apparition. En 1983, le célèbre psychanalyste américain Dan Kiley, a regroupé dans son ouvrage éponyme tous les éléments expliquant ce complexe. Son travail de recherche est un hommage aux nombreux patients qu’il a suivis et qui souffraient du syndrome de Peter Pan.

Syndrome de Peter Pan : pourquoi je refuse de grandir ?

Le travail d’étude de Dan Kiley, enrichi par celui de la professeure Humbelina Robles Ortega soulignent que les hommes sont majoritairement touchés; bien qu’une femme puisse tout à fait être atteinte de ce disfonctionnement.

Selon le psychologue Jean Yves Flament, le syndrome de Peter Pan prend racine dans une enfance difficile. Face aux difficultés qu’il subit, l’enfant adopte une stratégie de défense pour atténuer sa souffrance. Il déconnecte ses émotions de son intellect. Ces dernières restent alors coincées à la période où elles ont été refoulées. L’enfance.

Ainsi, l’adulte souffrant du syndrome de Peter Pan peut faire preuve d’un poignant contraste. Capable d’une grande agilité intellectuelle, il peut perdre tous ses moyens lorsqu’il est face à une situation incluant ses émotions. Ces réactions futiles et impulsives démontrent son ingérence émotionnelle.

Quels sont les symptômes du syndrome de Peter Pan ?

Vous êtes souvent qualifié « d’adulescent » ? Vous remarquez en vous une attitude enfantine ? Voici les éléments qui vont permettront de déceler si vous souffrez du syndrome de Peter Pan.

Syndrome de Peter Pan : le profil psychologique

Selon Dan Kiley, la personne souffrant du syndrome de Peter Pan accumule plusieurs traits caractéristiques qui se déploient plus violemment lors des crises. On y retrouve :

  • Le narcissisme
  • L’ingérence émotionnelle
  • La procrastination
  • Les difficultés de socialisation
  • La pensée magique, ou raisonnement irrationnel pour se dédouaner de toute responsabilité
  • Les relations compliquées avec ses parents
  • Le rapport au sexe difficile

En 2007, la professeure Humbelina Robles Ortega a conduit une étude sur le sujet afin d’approfondir notre connaissance de ce syndrome. Les résultats ont permis de préciser le profil de la personne atteinte du syndrome de Peter Pan. Voici ce qui s’ajoute aux travaux de Kiley :

  • Manque de confiance en soi
  • Peur de la solitude ou autophobie
  • Dépression
  • Achats compulsifs

Les stades d’évolution du syndrome de Peter Pan

Dans son ouvrage, Dan Kiley a démontré une évolution des symptômes au fil du temps. Vous souffrez probablement du syndrome de Peter Pan si vous vous retrouvez dans ce portrait.

Durant votre adolescence, entre 12 et 17 ans, vous ressentez de l’anxiété mêlée à une certaine solitude. Vous accumulez les comportements irresponsables et vous vivez avec difficulté votre sexualité.

De 18 à 22 ans, vous entrez dans une période de confiance en vous excessive et faites preuve de narcissisme. La gent féminine, quant à elle, suscite en vous un certain mépris. Un sentiment de misogynie s’insinue en vous.

De 23 à 25 ans, vous ressentez la sensation d’être inadapté au monde dans lequel vous vivez. Cela vous procure une certaine insatisfaction.

De 26 à 30 ans, vous tentez de feindre l’adulte dans l’espoir d’atténuer vos frustrations. Vous entrez dans une phase de faux semblant, afin d’acquérir les codes extérieurs définissant l’âge adulte. C’est le début de la phase chronique du syndrome de Peter Pan.

Dès 45 ans, vous ressentez un épuisement de vivre dans une comédie perpétuelle dont le premier rôle est l’adulte que vous êtes censé être. Une phase de dépression ou d’agitation peut surgir à cette période. S’ensuit une rupture dans votre façon de vivre. Vous décidez de vivre selon vos désirs profonds. Ceux que vous portiez étant enfant.

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Peut-on guérir du syndrome de Peter Pan ?

Si vous rencontrez des difficultés au début de l’âge adulte, si vous fuyez les responsabilités et avez un comportement parfois jugé comme puéril, vous souffrez probablement du syndrome de Peter Pan. Voici les solutions pour vous dépêtrer de ce douloureux complexe.

Comment diagnostiquer le syndrome de Peter Pan ?

Il n’existe pas de test spécifique pour diagnostiquer le syndrome de Peter Pan. En raison d’un nombre trop faibles de recherches cliniques sur le sujet, le syndrome de Peter Pan n’est pas reconnu officiellement comme une maladie mentale. Il n’apparaît donc pas dans le DSM – IV, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

Néanmoins, vous pouvez vous faire diagnostiquer par un professionnel de santé. Un psychologue ou un psychiatre peut lors de son suivi vous apporter son analyse à la suite d’un échange de questions.

Quelles solutions possibles ?

Si vous pensez être atteint du syndrome de Peter Pan, il est important de vous faire suivre par un professionnel. Un psychologue ou un psychiatre peut vous aider à sortir peu à peu de ce blocage qui vous handicape. Vous permettant ainsi de résoudre votre conflit intérieur et de vivre votre vie sereinement. Le soutien de votre entourage est précieux pour assurer le succès de votre démarche.

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Comment vivre avec quelqu’un qui a le syndrome de Peter Pan ?

Si votre cœur bat pour quelqu’un souffrant du syndrome de Peter Pan, votre attitude a un impact non négligeable sur ses chances de rémission, l’attitude enfantine de votre compagnon peut vous placer dans une posture parentale face à lui. Instinctivement, vous allez probablement le materner. Il est crucial de refuser d’entrer dans cette relation inégale. Vous devez éviter au maximum le réflexe maternant.

La conduite adéquate dans cette situation est de l’aider à sortir de son déni en l’accompagnant dans la prise de conscience de son comportement en décalage. De plus, lors de vos échanges, il est crucial de sous-entendre un lien d’égal à égal, d’adulte à adulte.

Enfin, vous pouvez vous confier à un professionnel de santé. Il sera un précieux soutien pour traverser cette période de la meilleure façon.

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Qu’est-ce que le syndrome de Wendy ?

Le syndrome de Wendy définit une personne mature qui va materner son compagnon ou sa compagne. A travers une vision du couple où le sacrifice prime, la personne atteinte du syndrome de Wendy va prendre en charge toutes les responsabilités.

Le syndrome de Wendy et celui de Peter Pan sont très complémentaires. Quand l’un refuse ses responsabilités, l’autre est là pour valider ce comportement de fuite en avant. Et c’est bien au détriment d’une possible évolution pour l’un comme pour l’autre. Ce type de relations déséquilibrées crée un cercle vicieux dans lequel l’un renforce le syndrome de l’autre et vice et versa.