
Comprendre la prise de sang pour le dosage de la TSH
Comprenez votre dosage de la TSH : interprétation des résultats, normes biologiques et modalités de prélèvement pour un suivi de santé optimal.
Article validé médicalement
5 min de lecturePublié le 27/01/23

Les polynucléaires neutrophiles (PNN) sont les globules blancs clés de l’immunité ; leur dosage s’effectue via une numération formule sanguine (NFS).
Le conseil clé : Tout résultat de PNN inférieur à 1 500/mm³ doit être signalé rapidement à un médecin pour en identifier la cause et adapter la prise en charge.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Les polynucléaires neutrophiles font partie de nos globules blancs. Ils ont une importance majeure dans nos défenses immunitaires. Un taux de neutrophile bas peut survenir ponctuellement ou être chronique. Comment le diagnostiquer ? Quels sont les symptômes ? Comment augmenter son taux de neutrophiles ? Chez Qare, on répond à toutes vos interrogations.
Des neutrophiles bas sur votre numération ?
Un praticien peut analyser votre dosage en vidéo et vous expliquer quand un contrôle s'avère utile.
Pour nous protéger des micro-organismes pathogènes, notre corps possède son propre bouclier, le système immunitaire. Il est constitué de globules blancs, aussi appelés leucocytes. Prenant naissance dans la moelle osseuse, ils parcourent ensuite l’organisme, notamment à travers notre sang et nos tissus. L’examen sanguin permet d’en vérifier leur bon dosage.
Les globules blancs se divisent en 3 grandes catégories :
Chaque type de leucocyte joue un rôle particulier dans nos défenses immunitaires.
Dans ce contexte, un taux de leucocytes anormalement bas peut fragiliser l’ensemble des défenses immunitaires et exposer l’organisme à des infections récurrentes.
Parmi les polynucléaires ou granulocytes, on retrouve 3 sous catégories :
Les neutrophiles représentent 40% à 75% des leucocytes et 99% des polynucléaires. Ils font partie de nos premières lignes de défense en cas d’infection. Ils sont utilisés dans l’élimination des bactéries, des virus, des parasites et des champignons. Pour cela, ils créent des radicaux libres s’attaquant à l’agent pathogène.
On peut décrire ce type de cellules comme des « éboueurs », car elles ont la capacité de détruire les micro-organismes pathogènes en les ingérant et en les digérant. On appelle cela là phagocytose. Les neutrophiles représentent plus de la moitié des cellules phagocytaires.
En cas d’infection, notamment bactérienne, la production de neutrophiles est donc décuplée afin de défendre l’organisme. Lorsque le taux dépasse le seuil de référence, on appelle ça la polynucléose.
Dans le cas d’une baisse anormale des neutrophiles, aussi connue sous le nom de neutropénie, la réponse inflammatoire est inefficace contre les infections bactériennes ou mycosiques. Il existe deux types de neutropénies :
Le dosage sanguin « normal » des neutrophiles se situe autour de 1 500 / µL à 7 500 / µL. Le taux de neutrophiles acceptable est relatif. Les personnes caucasiennes ont tendance à avoir un taux plus élevé que les personnes de couleur. Pour ces dernières, il se situe plus fréquemment autour de 1 000 / µL à 4 500 / µL sans que cela soit pathologique.
De même, son propre taux peut être soumis à différentes variations sur des temps courts. Une période de stress prolongé peut conduire à une baisse des neutrophiles. Au même titre qu’une forte activité, une infection ou encore un traitement médicamenteux peut influer sur celui-ci.
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Concernant la chute du taux de neutrophile, il existe différents degrés de gravité :
La neutropénie sévère est problématique car le risque d’infection devient élevé. A ce stade, l’organisme devient vulnérable à ces propres micro-organismes. Par exemple, le microbiote buccal contient différentes bactéries, nécessaires à son équilibre. Mais lorsque les neutrophiles sont en dessous de 500 / µL, ces bactéries peuvent engendrer une infection.
Une baisse importante des neutrophiles impacte le bon fonctionnement du système immunitaire. Certaines infections peuvent devenir fatales.
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Par ailleurs, une neutropénie sévère s’accompagne souvent d’une inflammation systémique, pouvant se manifester par une CRP élevée et fatigue intense, témoins d’une réponse immunitaire débordée.
Pour diagnostiquer une baisse de neutrophiles, le médecin vous prescrit une prise de sang en laboratoire. Puis, le biologiste effectue une analyse appelée Numération Formule Sanguine (NFS). Celle-ci permet de comptabiliser les différents composants de votre sang. En ressort, entre autres, votre taux de neutrophiles.
Si le taux de neutrophiles est trop bas, le médecin effectue des analyses complémentaires afin de déterminer la cause.
En fonction de leur cause, les neutropénies sont classées en deux catégories :
Parmi les causes de neutropénie secondaire, on retrouve :
Chez les personnes souffrant d’un cancer, les neutrophiles sont les globules blancs les plus sujets à une baisse à la suite d’une cure. Pour éviter une aplasie (lorsque tous les globules blancs sont en baisse considérable), les médecins effectuent systématiquement un dosage avant chaque cure.
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En cas de neutropénie, une fatigue inhabituelle peut survenir. Le médecin prescrit alors un bilan sanguin afin de vérifier que la cause de cette baisse d’énergie provient du système immunitaire.
En cas de neutropénie d’installation progressive, il y a rarement des symptômes. Généralement, ce n’est qu’en cas d’infection qu’elle est soupçonnée. Notamment si vous souffrez de fièvre.
Alors qu’en cas de neutropénie d’installation brutale, certains symptômes d’infections plus ou moins sévères peuvent apparaître, avec notamment :
Le traitement en cas de de neutrophiles bas dépend du type de neutropénie dont vous souffrez. Selon la cause cela peut être :
Le médecin effectue un suivi du traitement afin de vérifier son efficacité, et si besoin le faire évoluer.
Réponses relues par un médecin.
Les neutrophiles peuvent baisser après une infection virale, avec certains médicaments, en cas de carence en vitamine B12 ou folates, de maladie auto-immune, de chimiothérapie ou plus rarement de maladie de la moelle osseuse. Une baisse légère peut être transitoire.
Des neutrophiles bas peuvent être observés lors d’infections virales, de maladies auto-immunes, de certaines maladies du sang ou après certains traitements. Le risque dépend surtout du niveau de neutrophiles et de la présence ou non d’infections répétées.
On ne fait pas remonter les neutrophiles par un aliment précis. La conduite dépend de la cause : arrêt ou adaptation d’un médicament si nécessaire, correction d’une carence, traitement d’une infection ou surveillance. Certains cas nécessitent des traitements spécifiques.
Le traitement d’un taux de neutrophiles bas dépend de la cause et de la gravité. Une neutropénie légère peut simplement être surveillée, tandis qu’une baisse importante peut nécessiter des examens, une protection contre les infections et parfois un traitement stimulant la production de globules blancs.
Sources officielles consultées le 27/01/2023.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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