
Obésité sévère : définition, risques et prise en charge
L'obésité sévère se définit par un IMC compris entre 35 et 40. Découvrez les causes, les risques pour votre santé et les solutions médicales.
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7 min de lectureMis à jour le 27/06/26

L’obésité morbide (ou obésité de classe III) désigne un excès de poids sévère défini par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 40 kg/m².
Le conseil clé : Consultez votre médecin traitant pour initier un parcours de soins structuré, première étape indispensable vers une prise en charge remboursée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Le surpoids et l’obésité font partie des enjeux de santé publique. En France, près d’une personne sur deux en souffre. A partir d’un certain stade de sévérité, on parle d’obésité morbide. Une situation préoccupante qui touche plus d’un million de français. Quelles en sont les causes ? Quels sont les symptômes et les conséquences ? Comment en sortir ? Chez Qare, on répond à toutes vos interrogations.
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Depuis 1997, l’obésité est considérée comme une pathologie chronique. Elle se traduit par un excès de masse graisseuse corporelle ayant des conséquences néfastes sur la santé. Pour la mesurer on utilise l’Indice de Masse Corporelle ou IMC.
L’OMS a délimité différents seuils d’IMC. Lorsque le résultat se situe entre 18,5 et 24,9, le poids est considéré comme normal. On souffre de surpoids lorsque l’IMC est entre 25 et 30. Au-delà, on parle d’obésité. Ce trouble se divise en trois catégories selon son degré de gravité :
En cas d’obésité morbide, l’organisme est atteint de plusieurs pathologies associées. Les symptômes que confèrent cet état sont particulièrement handicapants pour la personne qui en souffre.
Bien qu’il s’agisse de la forme la plus sévère, l’obésité morbide n’est pas une fatalité. Il existe de nombreuses solutions pour la traiter. L’important est de garder en tête que le traitement nécessite un changement progressif de mode de vie.
Si vous êtes en situation d’obésité morbide, un accompagnement médical permet de garder un état d’esprit positif tout au long des étapes de votre guérison. Ici, il ne s’agit pas d’un sprint mais plutôt d’un marathon à effectuer. Chaque petit pas vous rapprochera de la personne que vous souhaitez incarner.
Chez Qare, vous avez la possibilité de télé-consulter un médecin sensibilisé au surpoids et à l’obésité afin d’avoir une prise en charge spécifique.
Si vous souhaitez évaluer votre corpulence, un simple calcul vous permet de connaître votre IMC : prenez votre poids en kg divisé par votre taille au carré. Par exemple, une personne mesurant 1 mètre 60 pour un poids de 115kg a un IMC de 44,9. Elle souffre donc d’obésité morbide.
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Contrairement aux idées reçues, l’obésité ne résulte pas uniquement d’une consommation excessive de sucres et de gras. Cette pathologie est due à de multiples facteurs.
Concernant la forme commune d’obésité (95% des cas), il existe une prédisposition génétique. Selon une étude de l’université de Sussex réalisée sur un échantillon de 100 000 enfants souffrant d’obésité, dans près de 40% des cas, l’origine est génétique.
Les gènes concernés s’expriment au niveau du système nerveux central et commandent l’activation du système de récompense. Les facteurs environnementaux sont donc un élément déterminant pour les personnes ayant ce type de prédispositions.
Dans 5% des cas, la cause de l’obésité provient d’une mutation sur un gène unique, ayant des effets sur la régulation de l’appétit. On parle d’obésité monogénique.
L’obésité morbide peut aussi être causée par certaines maladies génétiques, comme le syndrome de Prader-Willi.
Enfin, certaines personnes ont un métabolisme qui brûle naturellement plus de graisses que d’autres.
Un trouble psychologique peut engendrer ou aggraver une situation d’obésité, notamment :
Par ailleurs, la prise de certains médicaments peut aussi aggraver la prise de poids. Cela peut concerner les antidépresseurs, les antipsychotiques, les neuroleptiques ou encore les antiépileptiques.
Enfin, le mode de vie actuel a un impact significatif sur le taux actuel d’obésité morbide:
Chez la femme, un dérèglement hormonal peut entrainer une prise de poids conséquente. Il peut être dû à :
Au-delà d’être une pathologie, l’obésité morbide est aussi un handicap. En être atteint engendre des symptômes particulièrement gênants au quotidien :
Ces symptômes physiques peuvent engendrer un isolement social, des difficultés sur le plan professionnel, et avoir des répercussions sur la santé mentale.
Sur le plan physique, l’obésité morbide est à l’origine de nombreuses pathologies chroniques, dont :
En cas d’obésité morbide, la santé mentale peut se dégrader. L’isolement social peut engendrer une solitude non désirée. De plus, la tendance à s’identifier à son poids et donc à sa maladie peut faire baisser son estime de soi. A cela s’ajoute un problème de discrimination sociale vis-à-vis des personnes en situation d’obésité.
Ces diverses difficultés peuvent conduire à un état dépressif. En cas d’obésité morbide, il est donc tout aussi important de surveiller l’état de sa santé mentale. Pour cela, l’une des parties du traitement réside dans l’accompagnement psychologique.
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Une méta-analyse publiée par l’université de Cambridge en 2014 a mis en lumière les effets délétères de l’obésité. L’enquête effectuée sur un panel de vingt études sur le sujet conclut sur des résultats inquiétants.
Lorsque l’IMC se situe entre 40 et 44,9, l’espérance de vie est en moyenne réduite de 6,5 ans. Pour les cas d’obésité massive sévère, dont l’IMC se situe entre 55 et 59,9, l’espérance de vie est réduite de près de 14 ans.
Ces données permettent de mettre en lumière toute l’importance d’un traitement médical.
La première étape du traitement est le diagnostic étiologique permettant de définir la cause précise de l’obésité. Il est généralement réalisé par un médecin généraliste ou un médecin nutritionniste.
Puis, une prise en charge pluridisciplinaire est initiée incluant :
Pour s’avérer efficace, le traitement nécessite un engagement sur la durée. Le suivi régulier par les professionnels de santé est nécessaire afin d’évaluer les progrès du patient.
Selon la situation, certains médicaments peuvent être envisagés, notamment en cas de relation compulsive avec la nourriture. La prise de ces comprimés permet de mieux réguler la sensation de faim et de satiété en agissant sur les signaux cérébraux.
Si le pronostic vital est engagé, en parallèle du traitement médical, une chirurgie bariatrique peut être envisagée afin d’améliorer l’état de santé et la perte de poids. Selon les situations, il existe trois types d’interventions :
L’obésité morbide, aussi appelée obésité sévère ou massive selon les classifications, correspond généralement à un IMC très élevé, souvent à partir de 40 kg/m². Elle augmente le risque de complications comme diabète de type 2, hypertension, apnée du sommeil, douleurs articulaires et maladies cardiovasculaires.
Il n’existe pas un poids unique, car tout dépend de la taille. On parle généralement d’obésité morbide lorsque l’IMC atteint ou dépasse 40 kg/m². Par exemple, ce seuil correspond à environ 116 kg pour une personne mesurant 1,70 m.
Les signes peuvent inclure un excès de poids important, un essoufflement à l’effort, des douleurs articulaires, une fatigue, des troubles du sommeil, une limitation de mobilité ou des difficultés dans les gestes du quotidien. Les complications ne sont pas toujours visibles au début.
On peut classer l’obésité selon l’IMC en classe I, II et III. On peut aussi la décrire selon la répartition de la graisse : abdominale, gynoïde ou diffuse. Ces classifications servent à estimer les risques et à adapter la prise en charge.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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