
Interruption volontaire de grossesse (IVG) : quel est le délai pour y recourir ?
L’IVG permet aux femmes d’interrompre leur grossesse de manière sécurisée. En 2022, le délai pour y recourir a été allongé.
Article validé médicalement
6 min de lectureMis à jour le 16/09/26Publié le 23/01/23

L’interruption volontaire de grossesse chirurgicale (IVG chirurgicale) est un acte médical encadré par la loi, réalisable jusqu’à 16 semaines d’aménorrhée en France.
Le conseil clé : Consultez sans délai un médecin ou une sage-femme dès que vous envisagez une IVG, le facteur temps étant déterminant pour accéder à la méthode de votre choix.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Une Interruption volontaire de grossesse (IVG) peut être réalisée de manière chirurgicale. Quels sont les délais à respecter pour la réaliser ? Comment se déroule l’intervention ? Qui consulter pour une IVG ? Et où prendre RDV ? On fait le point avec l’équipe médicale de Qare.
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Une Interruption volontaire de grossesse (IVG) chirurgicale, aussi appelée IVG instrumentale, est un acte médical qui consiste à dilater le col de l’utérus, afin d’évacuer le contenu utérin par aspiration.
Plusieurs choses à retenir :
Lorsque un test de grossesse positif confirme la grossesse, il est essentiel d’agir rapidement pour respecter les délais légaux de l’IVG chirurgicale.
En France, le délai légal pour réaliser une IVG chirurgicale s’étend jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le début des dernières règles (semaines d’aménorrhée).
Ce délai a été allongé en mars 2022. Il était initialement de 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines après le début des dernières règles.
Une IVG chirurgicale est, comme son nom l’indique, une intervention chirurgicale. Elle nécessite une anesthésie, locale ou générale.
L’IVG médicamenteuse consiste en une prise successive de deux médicaments, connue du grand public sous le nom de « pilule abortive ». Elle ne nécessite pas d’opération ni d’anesthésie.
Si vous souhaitez pratiquer une IVG, le médecin ou la sage-femme que vous consulterez vous informera sur les spécificités et les risques de chacune d’entre elles, pour vous permettre de choisir celle qui vous convient le mieux.
Voir aussi : une sage-femme, un gynécologue
Tout comme l’IVG médicamenteuse, l’IVG chirurgicale présente des avantages, comme des inconvénients, qu’il est important de connaître avant de se décider.
Lors de la consultation préalable à l’IVG, le médecin expose les risques, ainsi que les éléments à connaître pour prendre votre décision en pleine conscience.
Les avantages de l’IVG chirurgicale :
Les inconvénients de l’IVG chirurgicale :
Par ailleurs, le taux de réussite supérieur à 95 % s’applique aussi à l’IVG médicamenteuse, mais un échec de l’IVG médicamenteuse peut se manifester par des signes cliniques spécifiques à identifier rapidement.
La première étape d’une IVG chirurgicale est la prise d’un médicament pour préparer le col.
Une fois le col suffisamment dilaté, le médecin introduit alors un petit tube dans l’utérus, lui-même relié à un dispositif permettant d’aspirer le contenu utérin.
Deux méthodes d’anesthésie sont possibles pour réaliser une IVG chirurgicale : locale ou générale. Ce choix ne revient pas forcément à la patiente. Les anesthésies locales ne sont pas pratiquées dans tous les centres (dépendent des habitudes des praticiens et du matériel à disposition). Le professionnel de santé orientera donc vers la méthode d’anesthésie qui lui semble la mieux adaptée, au regard de la patiente
Si l’intervention est réalisée sous anesthésie générale, une consultation pré-anesthésie est obligatoire. À cette occasion, l’anesthésiste vérifie les antécédents médicaux de la patiente, et si elle ne présente pas de contre-indication à l’anesthésie.
L’IVG chirurgicale est une intervention rapide, qui dure une dizaine de minutes.
Une hospitalisation en ambulatoire est ensuite nécessaire pour s’assurer qu’il n’y ait pas de complications. La durée de cette surveillance post-opératoire peut varier, d’une demi-journée, à une journée.
Voir aussi : des gynécologues, des sages-femmes
Les complications à la suite d’une IVG chirurgicale sont rares. Néanmoins, comme toute intervention invasive nécessitant une anesthésie, celles-ci ne sont pas totalement inexistantes. Il importe de rester vigilant.
Parmi les complications observées :
Si vous constatez un ou plusieurs de ces symptômes dans les jours suivant une IVG chirurgicale, contactez rapidement votre médecin.
Dans ce contexte, une fièvre persistante ou des douleurs inhabituelles peuvent signaler des infections et maladies post-opératoires nécessitant une prise en charge médicale rapide.
Les médecins sont les seuls professionnels de santé à pouvoir pratiquer une IVG chirurgicale. Cependant, depuis la parution d’un décret en mars 2022 visant à améliorer la loi sur l’avortement, des sages-femmes peuvent désormais être formées dans certains hôpitaux « pilotes » pour réaliser des IVG chirurgicales.
Cette intervention peut se réaliser :
Pour demander une IVG chirurgicale, vous pouvez prendre RDV :
Lors de cette consultation, vous exposez au médecin ou à la sage-femme votre souhait de ne pas poursuivre votre grossesse et d’avoir recours à une IVG.
Le professionnel de santé :
Bon à savoir : si le médecin ou la sage-femme ne souhaite pas prendre en charge l’IVG, il est tenu de vous en informer et de vous communiquer une liste de praticiens et de structures à même de la réaliser.
Une consultation de suivi doit être réalisée entre le 14e et le 21e jour après l’intervention, et ce, dans le but de s’assurer qu’il n’existe pas de complication. Cette visite de contrôle est également l’occasion pour le médecin ou la sage-femme de vérifier le moyen de contraception décidé est bien mis en place (pilule, dispositif intra-utérin…).
Par ailleurs, le professionnel de santé vous propose de réaliser un entretien psychosocial, si vous le souhaitez.
Réponses relues par un médecin.
En France, l’avortement médicamenteux peut se pratiquer jusqu’à la fin de la 7e semaine de grossesse, soit 9 semaines après le début des dernières règles (9 semaines d’aménorrhée).
Son délai a également été allongé en mars 2022, passant de 5 à 7 semaines de grossesse après le début des dernières règles.
Sources officielles consultées le 16/09/2026.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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