Dysthymie : comment guérir de la dépression chronique ?

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Le terme dysthymie désigne un état dépressif léger, moins intense qu’une dépression sévère, mais qui se maintient dans le temps. Différent de la mélancolie ou d’une tristesse passagère, il s’installe de manière insidieuse et impacte négativement le quotidien. Vous pensez être concerné(e) par ce trouble ? Nous vous donnons nos clés pour le comprendre afin de mieux y faire face.

Qu’est-ce que la dysthymie ?

La dysthymie a été décrite pour la première fois en 1921 par le psychiatre allemand Emil Kraepelin qui la considérait comme un tempérament mélancolique. Aujourd’hui, le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), la définit comme un état dépressif léger mais chronique, ressenti de manière constante pendant au moins 2 ans (1 an pour les enfants et les adolescents) sans période de plus de 2 mois sans symptômes.

Si elle ne relève pas d’une dépression sévère, la dysthymie fait partie du spectre des troubles dépressifs et ne doit donc pas être prise à la légère. Selon le National Institute of Mental Health (l’institut américain de recherche sur les maladies mentales), elle concerne environ 2% des adultes au cours de leur vie.

Comment devient-on dysthymique ?

Il est difficile de définir une cause précise au développement de la dysthymie, cependant plusieurs facteurs de risque sont mis en avant et peuvent constituer des causes possibles :

Cette liste n’est pas exhaustive, les causes du développement d’un trouble dysthymique étant propres à chacun. Certains syndromes peuvent aussi engendrer une première dépression, tel que le syndrome de l’imposteur, puis s’aggraver par la suite et conduire à la dépression chronique. De la même façon, la manière dont il se manifeste peut différer selon les personnes.

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Comment reconnaître les signes du trouble dysthymique ?

Les symptômes de la dysthymie

Si la dysthymie est souvent ignorée ou niée, c’est parce que ses symptômes peuvent passer inaperçus s’ils sont considérés de manière isolée. Ils ont pourtant un impact significatif sur les activités du quotidien (travail, école, vie sociale…)

Le trouble dysthymique se manifeste par :

  • Une tristesse constante et de la mélancolie ;
  • Des troubles alimentaires (manque d’appétit ou excès) ;
  • Des troubles du sommeil (insomnie ou au contraire hypersomnie) ;
  • Un manque d’énergie, de la fatigue ou de la lassitude ;
  • Une faible estime de soi ;
  • Des difficultés à se concentrer et/ou à prendre des décisions ;
  • Une attitude défaitiste par rapport à la vie.

Si vous vous sentez souvent triste et que vous êtes concerné par un ou plusieurs de ces symptômes, mieux vaut en parler à un psychiatre ou à un psychologue. Ces professionnels de santé sauront poser un diagnostic sur vos maux et identifier le ou les troubles qui y sont associés.

Quels sont les autres troubles de l’humeur à distinguer de la dysthymie ?

La dysthymie peut parfois être confondue avec d’autres troubles de l’humeur comme la dépression ou la cyclothymie. Il existe cependant des différences.

La dépression, tout comme la dysthymie, fait partie des troubles unipolaires. Ses symptômes sont similaires mais ils sont plus prononcés et s’accompagnent de pensées suicidaires, de périodes d’agitation et/ou d’akinésie (difficulté à initier des mouvements). En fonction de sa sévérité, son impact sur le quotidien peut être très important, pouvant aller jusqu’à l’isolement social ou l’invalidité professionnelle par exemple.

La cyclothymie est quant à elle un trouble qui se caractérise par l’alternance d’épisodes dépressifs et euphoriques. En ce sens, elle se rapproche plutôt d’un trouble bipolaire dont elle est une version modérée. 

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Comment sortir de la dysthymie ?

Il existe des tests permettant de déterminer si on fait une dépression, comme le test de Beck, créé par le psychiatre américain Aaron T. Beck en 1961. Néanmoins, rien ne remplace un diagnostic réalisé auprès d’un professionnel de la santé mentale comme un psychiatre ou un psychologue. 

Une fois un trouble dysthymique identifié, le traitement consiste le plus souvent en la prise de médicaments antidépresseurs et anti-anxiolytiques associée à des séances de psychothérapies. La thérapie cognitivo-comportementale (ou TCC) est généralement recommandée. D’autres pratiques comme l’hypnose médicale ou des séances d’exercice physique régulières peuvent également donner de bons résultats.

De nombreux témoignages prouvent qu’avec le bon accompagnement et un traitement adapté, il est possible de sortir de la dysthymie et d’apprécier pleinement la vie. Si vous êtes concerné par ce trouble, ne perdez donc pas espoir : des solutions à vos maux existent et vous avez le droit au bonheur.

Foire aux questions

Que faire si je pense qu’un de mes proches souffre de dysthymie ?

Si vous pensez qu’un de vos proches est dysthymique, vous pouvez dans un premier temps lui faire part de vos observations. Cela peut être l’occasion pour lui de s’ouvrir et de mettre des mots sur son mal-être. La seconde étape consiste à l’encourager à solliciter un avis auprès d’un psychiatre ou d’un psychologue, en présentiel ou en téléconsultation. Cela lui permettra d’obtenir le diagnostic et le traitement adapté à sa situation.

Comment prévenir la dysthymie ?

Afin d’éviter que la dysthymie ne s’installe, il est conseillé de mettre en place des pratiques contribuant au bien-être. Cela peut passer par une alimentation saine, du yoga, la méditation ou des escapades régulières dans la nature par exemple. De manière générale, une bonne hygiène de vie et des activités qui nous font nous sentir bien contribuent positivement à notre santé physique et mentale.