
Salpingite : quels symptômes permettent de la reconnaître ?
La salpingite est une infection aiguë ou chronique d’une ou des deux trompes utérines, aussi appelées trompes de Fallope.
Article validé médicalement
6 min de lectureMis à jour le 13/06/26

La salpingite est une infection des trompes de Fallope, classée parmi les infections génitales hautes (IGH), le plus souvent d’origine bactérienne sexuellement transmissible.
Le conseil clé : Consultez un médecin sans délai dès l’apparition de douleurs pelviennes associées à de la fièvre, car une prise en charge précoce réduit significativement le risque de complications.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
La salpingite est une maladie gynécologique, qui atteint les trompes de Fallope. Souvent asymptomatique, elle ne passe parfois pas inaperçue et il est important d’en connaître les signes. Quels examens passer pour diagnostiquer une salpingite ? Quel médicament prendre ? L’équipe médicale de Qare fait le point avec vous.
Par ailleurs, les signes caractéristiques de la salpingite incluent des douleurs pelviennes, des pertes vaginales anormales et parfois de la fièvre.
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La salpingite est une infection des trompes de Fallope. Causée par une bactérie, elle est relativement fréquente.
Quelques éléments à noter sur la salpingite :
La salpingite étant une infection de l’appareil génital féminin, les hommes ne peuvent donc pas la contracter. Toutefois, il est important de rappeler que la transmission des germes se fait aussi chez les hommes.
Une hygiène quotidienne et soigneuse est indispensable pour prévenir le développement des microbes et donc, d’infections diverses.
Découverte tardivement, la salpingite peut avoir de lourdes conséquences, à commencer par une infertilité.
Le risque de faire une grossesse extra-utérine est également multiplié par 10 après une salpingite. On observe aussi des adhérences péritonéales ou des douleurs pelviennes chroniques.
La récidive survient dans 20% des cas, si le traitement a mal été suivi ou si une nouvelle contamination a lieu.
Voir aussi : une sage-femme
La salpingite peut avoir plusieurs causes.
Notez que cette contamination bactérienne se fait quasiment exclusivement par voie génitale ascendante, c’est-à-dire que les germes entrent par le vagin, cheminent vers l’utérus, jusqu’aux trompes utérines.
Parmi les causes observées :
Dans une grande majorité des cas, la salpingite est asymptomatique et passe donc inaperçue. Lorsque certains symptômes apparaissent (ils sont plus ou moins associés et peuvent être variés), on note :
Le diagnostic de la salpingite repose sur une consultation clinique et des examens complémentaires.
Lors de la consultation, le médecin analyse les symptômes ressentis par la patiente, ainsi que les facteurs pouvant favoriser le développement d’une salpingite. Il procède ensuite à un examen gynécologique (palpation abdominale et toucher vaginal).
Le vagin, l’utérus, les ovaires et les trompes utérines peuvent être douloureux en cas de salpingite, ce qui peut constituer un signe caractéristique.
À l’issue de la consultation, le médecin prescrit d’autres examens, afin de confirmer le diagnostic.
Les analyses de sang sont un indicateur très fiable. Elles permettent de :
Afin d’identifier le germe à l’origine de la salpingite, des prélèvements vaginaux sont réalisés à l’aide d’écouvillons, au niveau du vagin et du col de l’utérus. Ces derniers se déroulent chez un médecin, une sage-femme ou dans un laboratoire d’analyses médicales.
Les résultats vont ensuite permettre d’effectuer un antibiogramme, qui consiste en une analyse de la résistance et ou de la sensibilité d’une bactérie à différents antibiotiques.
Si vous portez un stérilet, rassurez-vous, il n’est pas forcément nécessaire de le retirer. Cette option s’impose lorsque la salpingite ne réagit pas de façon satisfaisante aux antibiotiques ou si elle est considérée comme grave, dès le diagnostic.
Une échographie abdominopelvienne est parfois prescrite dans le diagnostic de la salpingite, mais elle n’est pas indispensable. Cette technique d’imagerie permet, entre autres, d’éliminer certaines complications, telles qu’un abcès ou une autre maladie.
Dans la même optique, un scanner abdominopelvien est parfois demandé en deuxième intention, lorsque des complications sont suspectées.
La salpingite et l’infection urinaire entraînent des symptômes qui se ressemblent, comme le fait d’avoir envie d’uriner fréquemment, par exemple, ou encore la miction douloureuse.
Dans la recherche d’une salpingite, le médecin prescrit souvent un examen cytobactériologique des urines (ECBU), afin de rechercher une cystite associée.
La salpingite étant causée par une bactérie, la prise d’antibiotiques est indispensable, dès la confirmation du diagnostic. Le médecin préconise également :
Bon à savoir : les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont déconseillés, car susceptibles de diffuser l’infection.
La salpingite se transmet dans la grande majorité des cas à la suite d’un rapport sexuel, elle entre donc dans la catégorie des Infections Sexuellement Transmissibles (IST).
La seule mesure qui permette de réellement se protéger des IST est d’utiliser des préservatifs (féminins ou masculins), lors de chaque rapport.
À noter attentivement : si vous avez été diagnostiqué avec une salpingite, vo(s) partenaire(s) doi(vent) être traité(es) impérativement, même sans symptôme, pour éviter toute récidive.
En complément d’une contraception, l’adoption d’une bonne hygiène intime quotidienne contribue à éviter le développement de diverses infections génitales, comme des mycoses.
Pour rappel :
Voir aussi : une sage-femme
Réponses relues par un médecin.
Les séquelles que peuvent laisser une infection comme la chlamydia sont très variables d’une personne à une autre.
Quand pour certain(e)s, les dommages (sur le système reproducteur notamment) s’observent très rapidement après la contamination, pour d’autres, cela peut prendre plusieurs années.
Une grossesse extra-utérine est une grossesse qui se développe en dehors de la cavité utérine.
Anomalie à prendre très au sérieux, elle peut entraîner de très graves complications pour une femme enceinte et doit être interrompue le plus rapidement possible.
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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