
Traitement du fibrome utérin : sur quoi repose la prise en charge ?
Certains fibromes utérins doivent être pris en charge, soit par un traitement médicamenteux, soit par une intervention chirurgicale.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 27/06/26

Le fibrome utérin (ou léiomyome utérin) est une tumeur bénigne du muscle utérin, fréquente chez les femmes en âge de procréer.
Le conseil clé : En cas de règles anormalement abondantes ou de douleurs pelviennes persistantes, consultez un médecin pour un bilan gynécologique adapté.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Le fibrome utérin est une tumeur bénigne, qui concerne ou a concerné 7 femmes sur 10 à l’âge de 45 ans. Parfois asymptomatique, il arrive également qu’il se manifeste par différents signes, tels que des règles abondantes et des sensations pelviennes désagréables. Quels symptômes permettent d’identifier la présence de fibromes ? L’équipe médicale de Qare vous répond.
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Les fibromes sont des tumeurs, c’est-à-dire des amas de cellules qui se forment en se multipliant de façon anormale. Bien que la plupart soient petits et asymptomatiques, ce n’est pas toujours le cas et ils peuvent aussi occasionner des symptômes gênants. Constitués de tissus musculaires et fibreux, ils peuvent apparaître dans différentes parties de l’utérus :
Parfois, ils sont rattachés à l’utérus par un pédicule, on parle alors fibromes pédiculés. Dans tous les cas, ces tumeurs sont généralement bénignes et ne deviennent cancéreuses que dans moins de 0,1% des cas.
Il est difficile de déterminer la cause exacte de l’apparition des fibromes utérins. En revanche, on observe qu’ils sont plus communs chez les femmes âgées de 30 à 45 ans, bien qu’ils puissent apparaître plus tôt.
Il apparaît aussi que leur croissance est favorisée par les sécrétions hormonales, et en particulier par l’œstrogène. C’est pour cette raison qu’ils ont tendance à se développer au moment de la grossesse et régressent lors de la ménopause.
De plus, ils sont plus courants chez les femmes originaires d’Afrique ou de la Caraïbe, en surpoids et/ou n’ayant jamais eu d’enfant.
Voir aussi : sages-femmes
Lorsque les fibromes se développent, ils peuvent provoquer des douleurs pelviennes et lombaires associées qui touchent fréquemment les femmes en âge de procréer.
En fonction de leur nombre, leur taille et leur localisation dans l’utérus, les fibromes peuvent provoquer des symptômes tels que :
En cas de symptômes évocateurs, mieux vaut consulter rapidement un médecin. Il pourra alors poser un diagnostic et mettre en place le suivi et la prise en charge nécessaire.
Par ailleurs, la prise en charge du fibrome utérin repose sur des traitements médicamenteux ou chirurgicaux selon l’intensité des symptômes et le profil de la patiente, dans le cadre d’un suivi et prise en charge adaptée.
Si l’on présente des symptômes qui semblent indiquer la présence de fibromes utérins (règles abondantes et sans fin, fatigue intense, sensations de pesanteur dans le bas-ventre, douleurs aiguës…), il est nécessaire de solliciter un avis médical auprès d’un médecin.
Cela est d’autant plus important du fait que les fibromes sont souvent asymptomatiques. Un diagnostic différentiel est donc nécessaire afin de déterminer si la cause n’est pas autre.
Dans le cadre du diagnostic, le médecin (généraliste ou gynécologue) ou la sage-femme contrôle la forme, le volume et la consistance de l’utérus au cours d’un examen gynécologique. Il prescrit ensuite systématiquement une échographie pelvienne de première intention puis une IRM pelvienne pour affiner le diagnostic.
Dans ce contexte, un diagnostic différentiel rigoureux permet notamment d’écarter une adénomyose, maladie gynécologique touchant l’utérus, dont les symptômes peuvent être proches de ceux des fibromes.
Qu’ils soient source de symptômes ou non, les fibromes peuvent occasionner un certain nombre de désagréments, notamment pendant la grossesse.
Parmi eux :
Bien que les fibromes régressent en général spontanément après la ménopause, il est donc important de les prendre en charge afin d’éviter la gêne liée aux symptômes ainsi que les complications possibles.
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Il n’existe pas à ce jour de traitement permettant de faire disparaître les fibromes utérins. En revanche, des traitements permettent de réduire les symptômes quand ils sont sources de désagréments :
Dans d’autres cas, une intervention chirurgicale peut être nécessaire. Il peut s’agir d’une myomectomie (qui consiste à extraire les fibromes de l’utérus) ou d’une hystérectomie, une ablation de l’utérus. Cette dernière est réalisée chez les femmes ayant des fibromes trop volumineux ou mal situés, surtout si elles ont déjà eu des enfants.
Le traitement approprié des fibromes utérins dépend des désagréments liés aux symptômes et risques associés, qui sont propres à chacune. En cas de doute, parlez-en donc à votre médecin.
Réponses relues par un médecin.
Un fibrome utérin est le plus souvent bénin. Il peut toutefois gêner selon sa taille ou sa localisation, en provoquant des règles abondantes, des douleurs, une pression dans le bas-ventre ou des difficultés de fertilité dans certains cas.
Les fibromes sont favorisés par les hormones, en particulier les œstrogènes, et par des facteurs individuels comme l’âge, les antécédents familiaux ou certaines prédispositions. Ils apparaissent surtout pendant la période où les cycles menstruels sont actifs.
Une opération peut être discutée si le fibrome provoque des saignements importants, une anémie, des douleurs, une compression d’organes, une gêne importante ou un problème de fertilité. La décision dépend aussi de l’âge et du projet de grossesse.
Un fibrome peut donner une sensation de ventre gonflé s’il est volumineux ou s’il exerce une pression dans le bassin. Cette impression n’est pas spécifique et peut aussi avoir d’autres causes digestives ou gynécologiques.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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