
Spotting : causes et solutions pour les saignements entre les règles
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Article validé médicalement
5 min de lecturePublié le 02/12/24

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère du syndrome prémenstruel, reconnue comme trouble psychiatrique par le DSM-5, affectant environ 3 à 8 % des femmes en âge de procréer.
À retenir : Si vos symptômes émotionnels et physiques perturbent votre vie quotidienne chaque mois avant vos règles, consultez un médecin et notez vos symptômes sur au moins deux cycles pour faciliter le diagnostic.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Ameli.fr, Assurance Maladie
Vous ressentez une profonde détresse émotionnelle avant vos règles ? Irritabilité intense, anxiété, changements d’humeur sévères qui perturbent votre vie quotidienne et vos relations ? Ces symptômes, qui vont bien au-delà d’un simple syndrome prémenstruel, pourraient être liés au trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Pour mieux comprendre ce trouble et les traitements possibles, voici un décryptage complet.
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Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) est une forme sévère du syndrome prémenstruel qui se caractérise par des symptômes psychologiques et physiques intenses survenant durant la phase lutéale du cycle menstruel. Ces symptômes disparaissent généralement quelques jours après le début des règles.
Le TDPM se distingue du syndrome prémenstruel (SPM) classique par l’intensité de ses manifestations et son impact significatif sur la qualité de vie. L’incidence du TDPM se situerait autour de 3 à 8% des femmes en âge de procréer, c’est-à-dire bien moindre que celle du SPM.
Les principaux symptômes psychologiques du TDPM incluent :
Dans ce contexte, l’anxiété ressentie peut parfois prendre la forme d’une anxiété sociale intense, avec une peur marquée des interactions et des situations de performance.
Les manifestations physiques peuvent inclure :
Le TDPM résulte d’une sensibilité accrue aux variations hormonales normales du cycle menstruel. Les fluctuations des taux d’œstrogènes et de progestérone jouent un rôle central dans l’apparition des symptômes .
Des recherches récentes suggèrent une perturbation du système sérotoninergique, avec notamment une baisse de la concentration de sérotonine durant la phase lutéale du cycle.
Pour établir le diagnostic de TDPM, les critères suivants doivent être présents :
Le diagnostic du TDPM nécessite une démarche médicale rigoureuse et structurée. Le médecin réalise d’abord un entretien approfondi pour comprendre l’historique des symptômes et leur impact sur la vie quotidienne. Il est essentiel de tenir un journal détaillé des symptômes pendant au moins deux cycles menstruels consécutifs, en notant leur intensité et leur évolution. Cette étape permet de confirmer le lien entre les symptômes et le cycle menstruel.
L’évaluation comprend également un examen médical complet pour écarter d’autres hypothèses diagnostiques relevant d’autres pathologies pouvant présenter des symptômes similaires. Le médecin vérifie notamment l’absence de troubles thyroïdiens, de dépression majeure ou de trouble bipolaire qui peuvent parfois être confondus avec le TDPM.
Par ailleurs, la dépression majeure traitée par antidépresseurs suit un protocole thérapeutique distinct de celui du TDPM, ce qui rend leur différenciation clinique essentielle.
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) constituent le traitement de première intention du TDPM. Ces médicaments peuvent être prescrits :
Les traitements hormonaux représentent une alternative thérapeutique dans certains cas. Ils incluent :
La prise en charge du TDPM nécessite une approche globale. La psychothérapie, particulièrement la thérapie cognitivo-comportementale, aide à :
L’activité physique régulière joue un rôle crucial dans la réduction des symptômes. Les études montrent qu’une pratique de 30 minutes d’exercice modéré, au moins trois fois par semaine, peut significativement améliorer l’humeur et réduire les symptômes physiques .
La prévention du TDPM repose sur plusieurs piliers essentiels :
L’alimentation joue un rôle central. Il est recommandé de :
La gestion du stress est également primordiale. Les techniques suivantes peuvent être bénéfiques :
Un suivi médical régulier permet d’optimiser la prise en charge du TDPM. Il est recommandé de :
La collaboration entre différents professionnels de santé (médecin généraliste, gynécologue, psychiatre) peut s’avérer nécessaire pour une prise en charge optimale. Cette approche multidisciplinaire permet d’adapter le traitement en fonction de l’évolution des symptômes et des besoins spécifiques de chaque patiente.
Réponses relues par un médecin.
Le traitement du TDPM repose sur une approche personnalisée combinant médicaments (notamment les ISRS), psychothérapie et changements de mode de vie.
Le diagnostic du TDPM nécessite un suivi des symptômes sur au moins deux cycles menstruels et une évaluation médicale approfondie pour confirmer que les critères diagnostiques sont remplis.
Le TDPM est une forme sévère du syndrome prémenstruel caractérisée par des symptômes psychologiques intenses qui impactent significativement la qualité de vie pendant la phase lutéale du cycle menstruel.
Les troubles les plus fréquents incluent l’irritabilité, les changements d’humeur, l’anxiété, la dépression, la fatigue et les symptômes physiques comme les douleurs et les ballonnements.
Sources officielles consultées le 02/12/2024.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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