
Vaginisme : comment le soigner ?
Le vaginisme concerne 1% des femmes en âge de procréer selon le CNGOF. Heureusement, on sait aujourd'hui comment le soigner.
Article relu par un professionnel de santé
5 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 23/09/22

Le vaginisme est un trouble sexuel féminin caractérisé par une contraction involontaire des muscles du plancher pelvien, rendant toute pénétration douloureuse ou impossible.
À retenir : Consultez un médecin ou un gynécologue dès les premiers symptômes ; le vaginisme est un trouble traitable avec une prise en charge adaptée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale
Le vaginisme est un trouble qui affecte la région vaginale. Il provoque une contraction des muscles du périnée et rend toute pénétration vaginale impossible. Quels en sont les symptômes ? Est-ce que l’on peut guérir de vaginisme ? L’équipe médicale de Qare vous parle des manifestations de ce trouble sexuel dont l’origine est avant tout psychique.
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Le vaginisme est un trouble sexuel qui désigne une contraction inconsciente et involontaire des muscles du périnée. Lors d’un rapport sexuel, il rend toute pénétration vaginale impossible. Plusieurs éléments à noter concernant le vaginisme :
Le vaginisme correspond à l’incapacité générale de vivre une pénétration vaginale. Au moment d’avoir un rapport sexuel, mais aussi lors d’un examen gynécologique où le professionnel doit insérer un spéculum, la zone est inaccessible. L’insertion de tampons périodiques est également très compliquée, voire impossible.
Les femmes vaginiques se rendent généralement compte de leur trouble en vivant une ou plusieurs de ces situations.
Le vaginisme et la dyspareunie ne désignent pas les mêmes affections. Concernant la première, la pénétration est impossible, tandis que la deuxième se traduit par des douleurs génitales lors des rapports sexuels.
Les douleurs ne se situent pas nécessairement au niveau du vagin, puisqu’il existe plusieurs sortes de dyspareunies. 7 à 10% des femmes sont concernées.
Si la dyspareunie est encore trop souvent sous-diagnostiquée, sachez qu’il est possible de la prendre en charge dès lors que l’on en a trouvé l’origine. Elle peut être due à plusieurs choses, comme une infection du col ou du vagin, de l’endométriose…
Voir aussi : des gynécologues, des sage-femmes
Il est important de noter que même si les manifestations du vaginisme sont bien évidemment physiques, leur origine est majoritairement d’ordre psychologique.
On note également que les causes de ce trouble sont plurielles.
Cette forme de vaginisme concerne principalement les femmes qui ont manqué d’informations sur le fonctionnement des organes génitaux et de leur anatomie en général. Ces femmes vaginiques sont généralement vierges, car le vaginisme primaire survient dès le début de la vie sexuelle.
En raison d’un manque de connaissances, elles ont nourri des peurs concernant la pénétration et toutes les douleurs qu’elle implique. La vision qu’elles détiennent de leur vagin est erronée, puisqu’elles pensent, par exemple, que celui-ci est trop petit pour contenir un pénis. L’utilisation de tampon, elle aussi, ne fait pas partie de leur quotidien.
Parmi les autres motifs susceptibles de développer un vaginisme primaire, on observe également certains facteurs environnementaux, tels que :
Le vaginisme secondaire, contrairement au primaire, n’intervient pas en début de vie sexuelle, mais touche les femmes qui ont déjà eu une activité sexuelle auparavant.
Plusieurs situations sont à mettre en évidence :
Comme c’est le cas pour de nombreux troubles encore peu connus, les femmes vaginiques font régulièrement face à une errance médicale. Malgré une batterie d’examens, les résultats sont souvent peu concluants, puisque les douleurs apparaissent lors d’un rapport sexuel.
Le fait que les femmes atteintes ne consultent pas systématiquement et tentent d’avoir une vie sexuelle aussi normale que possible avec leur partenaire complique également le diagnostic.
Lors d’une consultation, un interrogatoire minutieux de la patiente est indispensable. Les recherches du médecin se basent alors sur des symptômes évocateurs, une cause éventuelle…
Si vous pensez être atteinte de vaginisme, sachez que cette affection est bien mieux prise en charge qu’il y a encore quelques années. Les professionnels sont davantage avertis sur les solutions qui existent et peuvent vous aider à guérir.
Parmi les traitements utilisés en cas de vaginisme :
Bon à savoir : pour que le traitement soit d’une efficacité optimale, l’association de dilatateurs vaginaux et le suivi d’une psychothérapie est déterminante, voire indispensable.
Réponses relues par notre équipe médicale.
Cette affection désigne une hypersensibilité de la vulve, accompagnée de douleurs persistantes, spontanées ou provoquées. Tout comme le vaginisme, la vestibulodynie est elle aussi encore trop souvent sous-diagnostiquée.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
Chaque article est relu et validé par des professionnels de santé.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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