Echographie pelvienne : quel est cet examen, comment se passe-t-il et où le réaliser ?

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L’essentiel à retenir : L’échographie pelvienne est un examen d’imagerie permettant de visualiser les organes du bassin : utérus, ovaires et vessie chez la femme, prostate et vessie chez l’homme. Il s’agit d’une technique d’imagerie médicale qui n’utilise pas de rayons X ni de rayonnement électromagnétique, contrairement à la radiographie. Elle est prescrite pour diagnostiquer des pathologies génitales (endométriose, SOPK, fibromes), réaliser un bilan de fertilité, surveiller une grossesse ou investiguer des douleurs pelviennes ou saignements anormaux. L’examen dure 20 minutes et peut être réalisé par voie sus-pubienne, endovaginale ou endorectale. Remboursée à 70% par l’Assurance Maladie (100% durant la grossesse), elle coûte 52,45 € chez un médecin conventionné secteur 1.

Douleurs pelviennes persistantes, saignements vaginaux inhabituels, difficultés à concevoir ? Votre médecin vous a peut-être prescrit une échographie pelvienne pour en identifier la cause. Cet examen d’imagerie moderne, indolore et sûr, permet d’explorer en détail les organes de votre bassin et constitue un outil diagnostic essentiel pour détecter l’endométriose, les kystes ovariens, les fibromes ou encore évaluer votre fertilité. Que vous soyez enceinte, en parcours PMA ou simplement en quête de réponses face à des symptômes inquiétants, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur cet examen : son déroulement, sa préparation et son remboursement.

Echographie pelvienne : la définition

L’échographie pelvienne est une technique d’imagerie médicale. Cet examen permet d’observer la région pelvienne. Celle-ci se situe entre les hanches et le périnée et correspond à ce qu’on appelle couramment le bassin.

Grâce à une sonde émettant des ultrasons, le professionnel de santé peut visualiser les organes internes situés dans la zone du pelvis. Chez les femmes cela correspond à l’utérus, la vessie, les ovaires et les trompes de Fallope ainsi que la muqueuse utérine, aussi appelée l’endomètreChez l’homme, l’échographie pelvienne permet d’observer la vessie, la prostate et les glandes vésiculeuses.

L’échographie pelvienne permet de distinguer les différents tissus (mous, durs ou liquides) grâce à la réflexion des ultrasons, ce qui améliore la qualité des images obtenues. Cette méthode non invasive est privilégiée pour l’observation des organes internes.

Cet examen peut être complété d’une échographie doppler, notamment s’il est nécessaire d’observer les artères et les veines des organes en question ainsi que leur flux sanguin. Pour approfondir l’observation de la zone du bas ventre, une IRM pelvienne peut être effectuée.

Pour effectuer une échographie pelvienne, une ordonnance est nécessaire.

Pourquoi fait-on une échographie pelvienne ?

L’échographie pelvienne est davantage prescrite aux femmes. Cet examen est requis dans plusieurs situations.

Chez la femme, l’échographie pelvienne permet de diagnostiquer diverses pathologies génitales comme l’endométriose, un polype utérin ou le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Elle sert également à vérifier la présence de tumeurs bénignes telles que les kystes ovariens ou les fibromes utérins, et à évaluer la probabilité d’un cancer, auquel cas des examens complémentaires seront nécessaires.

Cet examen aide aussi à détecter les infections génitales et à mesurer l’évolution d’une pathologie déjà diagnostiquée. Dans le cadre de la fertilité, l’échographie pelvienne permet d’effectuer un bilan complet et de contrôler l’évolution d’une procréation médicalement assistée (PMA). Elle utilise également la méthode échographique pour vérifier la bonne pose d’un stérilet et surveiller le bon déroulement d’une grossesse. Enfin, elle permet de s’assurer de l’absence de malformation utérine comme une cloison utérine ou un utérus bicorne.

Chez l’homme, l’échographie pelvienne a des indications plus ciblées. Elle s’assure principalement du bon fonctionnement de la vessie et de la prostate, et permet de diagnostiquer des tumeurs bénignes comme l’adénome de la prostate ou un cancer.

Par exemple, une échographie pelvienne peut être prescrite en cas de suspicion de kyste ovarien suite à des douleurs aiguës.

Quand effectuer une échographie pelvienne ?

Généralement le professionnel de santé prescrit une échographie pelvienne, s’il constate :

Dans le cadre de la grossesse, l’échographie pelvienne permet de s’assurer de de la bonne croissance du fœtus et de l’absence d’anomalie. Elle survient, entre autres, durant les 3 échographies obligatoires :

Comment se passe une échographie pelvienne ?

Voici comment se déroule une échographie pelvienne : l’examen se compose de plusieurs étapes précises, depuis la préparation du patient jusqu’à la réalisation des images, en passant par le positionnement sur la table d’examen.

L’examen dure une vingtaine de minutes. Il peut être réalisé de différentes façons selon la situation, le patient étant installé sur la table d’examen pour garantir stabilité et qualité des images :

  • Par voie sus-pubienne : Après avoir appliqué du gel sur le bas ventre, le médecin balaye la zone en posant la sonde à même la peau.
  • Par voie endovaginale : Le médecin introduit la sonde oblongue à l’intérieur du vagin, après l’avoir recouverte d’une protection en latex. Du gel est appliqué afin de faciliter le passage. La manière dont la sonde est introduite permet d’obtenir des images précises des organes pelviens.
  • Par voie endorectale : La sonde est insérée dans le rectum. Cette technique, réservée aux hommes, permet de mieux visualiser la prostate.

L’examen par voie sus-pubienne est sans douleur. Il est systématiquement utilisé pour les femmes n’ayant jamais eu de rapport sexuel.

L’examen par voie endovaginale peut être réalisé durant vos règles. Afin de garder une certaine intimité, vous pouvez demander à être recouverte d’un tissu au niveau de vos jambes. Durant l’examen, l’échographiste va effectuer différents mouvements avec la sonde, afin de balayer la zone dans sa globalité.

Chez certaines femmes, cela peut provoquer une sensation d’inconfort voire des douleurs modérées. C’est notamment le cas si vous êtes contractée ou encore que vous souffrez d’endométriose. Si cela vous arrive, sachez qu’à tout moment vous pouvez demander à arrêter l’examen.

Selon la voie utilisée, il est important d’aller aux toilettes avant l’examen : pour une échographie sus-pubienne, il peut être demandé d’avoir la vessie pleine, tandis que pour une échographie endovaginale ou endorectale, il est souvent recommandé de vider la vessie ou le rectum pour plus de confort.

Techniques d’échographie pelvienne

L’échographie pelvienne repose sur l’utilisation des ultrasons pour visualiser les organes internes de la cavité pelvienne. Selon la zone à explorer et la précision recherchée, plusieurs techniques peuvent être employées. L’échographie transcutanée, aussi appelée échographie sus-pubienne, consiste à appliquer une sonde sur la peau du bas-ventre afin d’obtenir des images globales des organes pelviens, comme la vessie, l’utérus ou les ovaires. Cette technique est souvent privilégiée pour une première exploration.

Pour une visualisation plus détaillée des organes féminins, notamment l’utérus et les ovaires, l’échographie endovaginale est recommandée. Elle permet d’obtenir des images de grande précision grâce à une sonde introduite dans le vagin, facilitant ainsi le diagnostic de pathologies gynécologiques. Chez l’homme, l’échographie transrectale est utilisée pour visualiser la prostate et les vésicules séminales, en insérant une sonde dans le rectum. Chaque technique d’imagerie médicale est choisie en fonction de la zone à explorer et des symptômes présentés, afin de garantir la meilleure visualisation des organes concernés.

Echographie pelvienne : quels sont les résultats attendus ?

Grâce aux ultrasons, la sonde va émettre des images de vos organes internes en temps réel, affichées sur l’écran de l’échographe. Le professionnel de santé va alors commenter ce qu’il voit en direct en prenant des clichés des zones clés. La lecture attentive de ces images sur l’écran est essentielle pour interpréter précisément les résultats et poser un diagnostic fiable. Ces derniers vont permettre d’effectuer une analyse approfondie, après l’examen. Enfin, un compte rendu vous est envoyé ainsi qu’au professionnel de santé chargé de votre suivi. Dans certains cas, l’analyse de la fréquence des ultrasons, notamment grâce au Doppler, permet d’obtenir des informations sur le flux sanguin ou les mouvements à l’intérieur des organes.

Quelle différence entre l’échographie pelvienne et abdominale ?

L’échographie pelvienne limite son observation aux organes situés au niveau du bassin et fait partie des techniques d’imagerie médicale.

L’échographie abdominale permet de visualiser les organes composant l’appareil digestif tels que le foie et la vésicule biliaire ou encore les reins situés à l’arrière de la paroi abdominale. Chaque examen cible une région anatomique précise, par exemple la région pelvienne pour l’utérus et les ovaires, ou la région abdominale pour le foie, la vessie et les reins.

Dans certains cas, le professionnel de santé peut juger nécessaire de visualiser ces deux zones. Il prescrit alors une échographie dite abdomino-pelvienne.

Contrairement à la radiographie, qui utilise des rayons X, l’échographie repose sur les ultrasons pour obtenir des images des structures internes.

Echographie pelvienne : comment s’y préparer ?

Dans le cas d’une échographie sus pubienne, il est recommandé d’avoir la vessie pleine au début de l’examen. Pour cela, évitez d’uriner 2 heures avant l’examen. Sinon buvez quelques verres d’eau en amont.

A l’inverse, pour l’échographie par voie endovaginale, il est fortement conseillé d’avoir la vessie vide. Pensez à utiliser les toilettes pour uriner juste avant la consultation, afin d’assurer une préparation optimale selon la voie d’examen choisie.

Concernant la partie administrative, pensez à prendre votre dossier médical ainsi que votre ordonnance.

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour réaliser une échographie pelvienne.

Quelle est la principale contre-indication de l’échographie pelvienne ?

Concernant l’échographie par voie endovaginale, la principale contre-indication est l’allergie au latex. En effet, une protection du type préservatif est appliquée sur la sonde, il est donc essentiel de prévenir le professionnel de santé si vous y êtes allergique.

Par ailleurs, l’échographie par voie endovaginale est contre indiquée en cas de sécheresse vaginale, ou chez les femmes n’ayant jamais eu de rapports sexuels.

Suivi et conseils après l’échographie pelvienne

Après avoir passé une échographie pelvienne, il est essentiel de suivre les recommandations du professionnel de santé qui a réalisé l’examen. Un rendez-vous avec votre médecin traitant ou le radiologue est souvent conseillé pour discuter des résultats et du compte rendu de l’examen. Ce moment d’échange permet d’interpréter les images obtenues, de répondre à vos questions et de déterminer si des examens complémentaires ou un traitement sont nécessaires.

Il est important de signaler rapidement à votre professionnel de santé tout symptôme inhabituel ou toute douleur survenue après l’examen, même si cela reste rare. Le compte rendu écrit de l’échographie pelvienne vous sera remis ou transmis à votre médecin, et il est recommandé de le conserver précieusement pour un suivi optimal de votre dossier médical. Les résultats sont généralement disponibles rapidement, ce qui permet d’organiser la suite de votre prise en charge sans délai.

Quel est le prix d’une échographie pelvienne ?

Lorsqu’elle est réalisée par un professionnel de santé conventionné secteur 1 l’échographie pelvienne coûte 52,45 euros. Selon le lieu où vous l’effectuez, il peut y avoir un dépassement d’honoraire.

Si vous respectez le parcours de soins coordonnés, l’examen est pris en charge à 70% par l’assurance maladie, sur la base du prix conventionné. Le reste peut être couvert par votre mutuelle ou la complémentaire santé solidaire, si vous y êtes éligible.

Si l’échographie pelvienne est réalisée dans le cadre de la grossesse, elle est remboursée à 100% par l’assurance maladie

Questions fréquements posées

Comment se passe l’échographie pelvienne ?

L’échographie pelvienne se déroule en position allongée. Le médecin applique un gel sur l’abdomen puis déplace une sonde sur la zone à examiner. Les images apparaissent sur un écran en temps réel. L’examen dure 15 à 30 minutes et permet de visualiser les organes du pelvis, dont le myomètre (paroi musculaire de l’utérus).

Pourquoi faire une échographie pelvienne ?

Cette imagerie médicale permet d’examiner l’utérus, le myomètre, les ovaires, la vessie et la prostate. Elle est prescrite pour diagnostiquer des douleurs pelviennes, des saignements anormaux, des kystes ou surveiller une grossesse. La sage femme peut également la recommander lors du suivi de grossesse.

Pourquoi être à jeun pour une échographie pelvienne ?

Le jeûne n’est généralement pas nécessaire pour une échographie pelvienne simple. Il est surtout requis lorsque l’examen explore aussi l’abdomen supérieur, car les gaz intestinaux peuvent gêner la visualisation des organes sur l’écran.

Quelle est la différence entre une échographie abdominale et pelvienne ?

L’échographie abdominale examine les organes du ventre (foie, vésicule, reins, rate) tandis que l’échographie pelvienne cible le bas de l’abdomen. En radiologie, ces deux examens d’imagerie peuvent être combinés pour explorer l’ensemble du corps selon les symptômes présentés.

Références scientifiques et recommandations officielles

  • Haute Autorité de Santé (HAS) – Prise en charge de l’endométriose : recommandations – Voir les recommandations (2023).
  • Assurance Maladie (Ameli) – Comment se préparer à une échographie – Consulter la fiche (2024).
  • Inserm – L’endométriose : une maladie aux causes multiples – Lire le dossier (2024).
  • OMS – Directives mondiales sur la santé maternelle et foetale – Voir les directives (2022).