
Terreur nocturne chez l’adulte : comment la détecter et la soigner ?
Les terreurs nocturnes font partie des troubles du sommeil touchant aussi les adultes. Comment savoir si l’on en souffre ? On vous explique.
Article relu
5 min de lectureMis à jour le 27/06/26

La terreur nocturne (ou pavor nocturnus) est un trouble du sommeil bénin qui survient fréquemment chez le nourrisson et le jeune enfant, distinct du cauchemar.
Le conseil clé : Consultez un médecin généraliste ou pédiatre si les terreurs nocturnes perturbent significativement le sommeil ou le développement de votre enfant.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Votre enfant se réveille en pleine nuit l’air terrifié et vos mots doux n’ont aucun effet sur lui ? Il est probablement victime de terreur nocturne. En être témoin peut être déstabilisant pour un parent. Comment le distinguer du cauchemar ? Comment reconnaître une terreur nocturne ? Comment y réagir ? Est-ce possible de calmer une terreur nocturne ? Chez Qare, on lève le voile sur ce phénomène nocturne.
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Parmi les troubles du sommeil affectant les enfants, on retrouve les parasomnies. La terreur nocturne en fait partie. Voici ses caractéristiques :
Une nuit se compose de 3 à 5 cycles de sommeil. Chacun d’eux est composé de 3 parties :
Dans la majorité des cas, la crise de terreur nocturne survient lors du 1er cycle de sommeil c’est-à-dire en début de nuit. Mais elle peut aussi se répéter lors des cycles suivants.
Elle débute lorsque le bébé atteint la phase de sommeil lent profond. Elle peut durer de quelques secondes et aller jusqu’à une vingtaine de minutes.
Bien qu’ayant des similitudes dans leurs manifestations, les terreurs nocturnes se distinguent des cauchemars. Ces derniers sont assez fréquents chez les jeunes enfants entre 3 ans et 10 ans. Ils se produisent durant la phase de sommeil paradoxal et sont la matérialisation de l’activité cérébrale.
De plus, lorsqu’un jeune enfant se réveille à la suite d’un cauchemar, bien qu’étant effrayé, il est conscient de la situation. Il se souvient, même de façon floue, de son rêve angoissant. L’endormissement peut s’avérer difficile. Ces caractéristiques ne s’appliquent pas aux terreurs nocturnes.
Pour savoir si votre bébé est en proie à des terreurs nocturnes, voici les signes à prendre en compte :
Ce type de parasomnie est souvent corrélé à d’autres troubles du sommeil.
Plus de 30% des enfants de moins de 5 ans souffrant de terreurs nocturnes vivent des épisodes de somnambulisme. Entre l’âge de 5 ans et de 12 ans, la probabilité de crises de somnambulisme descend à 15%. Généralement ces troubles disparaissent naturellement durant l’adolescence.
Lorsque votre enfant a des terreurs nocturnes il peut développer une énurésie. Ce trouble induit le fait d’uriner dans son lit sans pouvoir le contrôler. Généralement cela s’atténue vers l’âge de 10 ans.
Parfois la terreur nocturne peut révéler un syndrome d’apnée obstructive du sommeil. Dans ce cas, elle est souvent associée à des ronflements et du bruxisme, le fait de grincer des dents pendant son sommeil.
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Si votre bébé a des terreurs nocturnes, cela peut vous sembler inquiétant. Si les épisodes sont ponctuels, bien qu’étant perturbants à voir, ils manifestent simplement la création du rythme biologique de votre bébé.
Le corps s’inscrit dans un rythme circadien. Il s’agit du processus physiologique lui permettant de distinguer sur 24 heures les phases d’alimentation et de sommeil.
Durant sa croissance, sa mise en place peut engendrer certaines manifestations comme des épisodes de terreur nocturne. Plus précisément, la transition vers la phase de sommeil lent profond peut engendrer une surexcitation du système nerveux central.
Certains événements peuvent favoriser l’apparition de terreur nocturne :
Il est important de ne pas tenter de réveiller votre enfant. Cela pourrait augmenter son état d’angoisse et le perturber. Gardez votre calme et assurez-vous que votre enfant ne se blesse pas durant sa crise.
Le lendemain, mieux vaut ne pas lui parler de cet épisode nocturne au risque de l’inquiéter. Observez ce qu’il se passe les nuits suivantes afin de déterminer si les crises se répètent ou non de façon régulière.
Pour calmer les terreurs nocturnes chez bébé, voici nos conseils :
Dans certains cas, une consultation dans un centre d’étude du sommeil ou chez un neurologue est nécessaire :
Chez le bébé, une terreur nocturne peut ressembler à un réveil en pleurs ou en cris, avec une agitation importante et un enfant difficile à calmer. La différence avec un cauchemar est que l’enfant semble peu conscient et ne cherche pas forcément le contact.
Un bébé peut se réveiller en hurlant à cause d’un cauchemar, d’une douleur, d’une poussée dentaire, de la faim, d’un inconfort, d’une fièvre ou d’un trouble du sommeil. Les terreurs nocturnes sont possibles, mais ne sont pas la seule explication.
Les terreurs nocturnes deviennent préoccupantes si elles sont très fréquentes, prolongées, associées à des mouvements dangereux, à une somnolence importante dans la journée ou à d’autres symptômes inhabituels. Le contexte aide à distinguer un trouble banal d’un problème à explorer.
Réveiller un enfant pendant une terreur nocturne peut augmenter sa confusion et prolonger l’agitation. Le plus utile est de sécuriser l’environnement, parler doucement et attendre que l’épisode passe.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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A distinguer des cauchemars, les terreurs nocturnes peuvent survenir à tout âge mais concernent principalement les jeunes enfants.