
Sommeil : comment la sophrologie permet-elle de le retrouver ?
Si vous êtes en proie aux troubles du sommeil, la sophrologie et ses exercices peuvent vous aider. L’équipe de Qare décrypte pour vous cette médecine douce.
Article relu
7 min de lectureMis à jour le 25/06/26

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) est un trouble respiratoire nocturne caractérisé par des arrêts répétés de la respiration pendant le sommeil.
Le conseil clé : Si vous présentez des ronflements importants, des pauses respiratoires nocturnes ou une fatigue diurne persistante, consultez un médecin pour bénéficier d’un bilan du sommeil adapté.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
Vous dormez mal, vous vous sentez fatigué en permanence et avez du mal à vous concentrer ? Vous pourriez être victime du syndrome d’apnées–hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), qui touche près de 4 % de la population adulte. Difficile de détecter l’apnée du sommeil qui peut avoir des conséquences importantes sur la santé. L’équipe médicale de Qare fait le point sur les causes de l’apnée du sommeil, ses effets et les solutions existantes.
Par ailleurs, les phases du sommeil perturbées par ces apnées affectent notamment le sommeil paradoxal, pourtant essentiel à la récupération cognitive.
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L’apnée du sommeil est un trouble qui se caractérise par des pauses respiratoires fréquentes durant le sommeil. Elles durent entre 10 et 30 secondes et se produisent plusieurs fois par heure. Ces pauses sont provoquées par une obstruction partielle ou totale des conduits respiratoires de l’arrière-gorge. Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) entraîne des ronflements et des micro-réveils durant la nuit sans que le dormeur en ait conscience. Le SAHOS reste largement sous-diagnostiqué : de nombreuses personnes concernées ne sont pas repérées ni prises en charge.
Il existe plusieurs facteurs favorisants de l’apnée du sommeil :
L’apnée du sommeil n’est pas un trouble anodin, car en plus de nuire au sommeil, il a de lourdes conséquences sur la santé. On ne peut pas mourir de l’apnée du sommeil durant la nuit, mais cela peut entraîner divers troubles cardiovasculaires comme :
Non traité, le SAHOS est associé à une augmentation du risque cardiovasculaire (hypertension artérielle, troubles du rythme, maladie coronaire, accident vasculaire cérébral), en particulier dans les formes sévères et en présence d’autres facteurs de risque.
Durant le sommeil, le dormeur peut avoir divers symptômes dont il ne sera pas conscient mais qui auront un impact durant sa journée d’activité :
Si vous souffrez d’apnée du sommeil, vous pouvez également reconnaître certains signes durant la journée :

Le diagnostic d’apnée du sommeil repose sur un avis médical et, si nécessaire, sur un enregistrement du sommeil, comme une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie. Des questionnaires de dépistage peuvent aider à repérer un risque et à évaluer la sévérité d’un trouble du sommeil, mais ils ne remplacent pas ces examens : il existe des apnées du sommeil plus ou moins sévères.
Le STOP-BANG est un questionnaire court utilisé pour repérer un risque d’apnée obstructive du sommeil. Il s’appuie sur 8 critères : ronflements, fatigue ou somnolence dans la journée, pauses respiratoires observées pendant le sommeil, hypertension artérielle, indice de masse corporelle élevé, âge, tour de cou et sexe.
Le score total va de 0 à 8. Plus le score est élevé, plus le risque d’apnée obstructive du sommeil est important. On distingue généralement un risque faible, intermédiaire ou élevé selon le score, mais le STOP-BANG ne permet pas, à lui seul, de poser un diagnostic.
Un score élevé doit conduire à demander un avis médical, surtout en cas de somnolence importante, de pauses respiratoires observées, de ronflements intenses, d’hypertension ou de baisse de vigilance au volant. Le diagnostic doit être confirmé par des examens adaptés du sommeil.
Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, vous pouvez en premier lieu consulter un médecin généraliste qui pratiquera un examen ORL. En cas de suspicion de SAHOS, il pourra vous orienter vers un centre du sommeil pour réaliser des tests et examens complémentaires, et notamment un bilan de sommeil.
Beaucoup de personnes se demandent que faire s’ils souffrent d’apnée du sommeil, et surtout s’ils peuvent en guérir définitivement. Cela dépend des cas. Si le syndrome est lié à l’obésité, par exemple, il est possible d’y remédier en perdant du poids. Dans certains cas, une chirurgie peut être conseillée, notamment si le trouble est lié à un problème anatomique. Pour beaucoup de patients, l’apnée du sommeil reste néanmoins une pathologie chronique qui peut se traiter notamment avec l’utilisation d’appareil pendant la nuit.
Le traitement de référence des formes modérées à sévères utilise un appareil à pression positive continue (PPC). Le patient doit porter un masque nasal ou nasobuccal, relié à la machine par un tuyau, qui va lui éviter de faire des apnées du sommeil en propulsant de l’air dans ses voies respiratoires. Ce traitement de l’apnée du sommeil est efficace, mais le masque peut entraîner quelques effets secondaires :
Il existe également un nouvel appareil contre l’apnée du sommeil, il s’agit du propulseur mandibulaire ou orthèse d’avancée mandibulaire (OAM), surtout utile dans les formes légères à modérées ou en cas d’intolérance à la PPC. Composé de deux gouttières, cet appareil pousse la mâchoire inférieure en avant pour que la langue ne se replie pas et ne bloque pas les voies respiratoires. Cela permet d’avoir plus d’espace entre la base de la langue et le pharynx, et de laisser passer l’air.
Bon à savoir : le traitement chirurgical est rarement préconisé sauf dans certains cas d’apnées liées à une anomalie anatomique.

Malheureusement, il n’existe pas de traitement naturel contre l’apnée du sommeil. Cependant, vous pouvez jouer sur les règles hygiéno-diététiques qui sont de toute façon indispensables pour améliorer votre état. Voici quelques astuces qui vous aideront à lutter contre l’apnée du sommeil, et qui doivent être accompagnées d’un suivi et d’un traitement médical :
Bon à savoir : le magnésium peut vous aider à vous endormir plus facilement. Couplé à la mélatonine, l’hormone naturelle du sommeil, ils peuvent avoir une action synergique pour une bonne qualité de sommeil mais ni l’un ni l’autre ne luttent contre l’apnée du sommeil.
Si les ronflements, les pauses respiratoires ou la somnolence dans la journée persistent malgré ces règles d’hygiène de vie, parlez-en à votre médecin : il pourra vous orienter vers un bilan du sommeil.
Le fait de faire de l’apnée du sommeil n’est pas un facteur de risque particulier concernant la covid-19. En revanche, ce syndrome est souvent associé à des pathologies ou comorbidités comme le diabète et l’obésité qui, elles, sont des facteurs de risque vous rendant plus vulnérables à une infection Covid-19.
Les bébés ne font pas d’apnée du sommeil. Ce syndrome ne peut donc pas expliquer les morts subites du nourrisson car plusieurs facteurs sont à prendre en compte. En revanche, certains enfants peuvent souffrir de ce syndrome. Cela est souvent dû à une hypertrophie, plus précisément un gonflement des adénoïdes et des amygdales qui vont bloquer le passage de l’air. Parfois, cela est causé par de l’asthme ou encore des infections des voies respiratoires. Si vous remarquez ce problème chez votre enfant, il est conseillé de consulter rapidement.
Non, pas à lui seul. Le STOP-BANG est un questionnaire de dépistage qui aide à repérer un risque d’apnée obstructive du sommeil. Un score élevé doit être discuté avec un professionnel de santé et peut conduire à réaliser un examen du sommeil, comme une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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