Salpingite : quels symptômes permettent de la reconnaître ?

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La salpingite est une infection d’une ou des deux trompes utérines, aussi appelées trompes de Fallope. Aigüe ou chronique, elle touche particulièrement les jeunes femmes et est une cause de grossesse extra-utérine et d’infertilité. Quels symptômes permettent de savoir si on a une salpingite ? Comment se soigner ? L’équipe médicale de Qare vous donne ses recommandations.

L’essentiel en 30 secondes

La salpingite est une infection des trompes de Fallope entrant dans le cadre des infections génitales hautes (IGH), nécessitant une prise en charge médicale rapide.

  • Les symptômes principaux sont des douleurs pelviennes bilatérales, des pertes vaginales anormales et une fièvre supérieure à 38 °C. (Source : HAS)
  • Une douleur à la mobilisation utérine lors de l’examen gynécologique est un signe clinique majeur d’alerte. (Source : HAS)
  • Les bactéries en cause sont souvent des infections sexuellement transmissibles (IST) comme Chlamydia trachomatis ou le gonocoque. (Source : Ameli.fr)
  • Sans traitement antibiotique rapide, la salpingite peut entraîner des complications graves comme l’infertilité tubaire ou une grossesse extra-utérine (GEU). (Source : HAS)
  • Le traitement repose sur une antibiothérapie prolongée de 14 jours, prise en charge par l’Assurance Maladie sur prescription médicale. (Source : Ameli.fr)

Le conseil clé : Toute douleur pelvienne associée à de la fièvre doit conduire à consulter un médecin en urgence pour éviter des séquelles définitives sur la fertilité.

Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie

Quels sont les symptômes de la salpingite ?

La salpingite, qu’est-ce que c’est ?

La salpingite est une infection des trompes de Fallope, qui relient l’utérus aux ovaires. D’origine bactérienne, elle survient le plus souvent à la suite d’un rapport sexuel non protégé (il s’agit alors d’infection sexuellement transmissible ou IST). La bactérie concernée passe alors du col de l’utérus à l’utérus avant d’arriver jusqu’aux trompes utérines. On parle dans ce cas d’une infection génitale haute.

Parfois, il arrive aussi que la salpingite se développe à la suite d’un curetage utérin (dans le cadre d’une IVG par exemple), d’une hystéroscopie (un examen radiologique de l’utérus), de la pose d’un stérilet ou d’une chirurgie de l’utérus. Plus rarement, elle est causée par une infection d’un organe voisin des trompes utérines.

À savoir : la salpingite touche le plus souvent les jeunes femmes entre 20 et 25 ans. Souvent asymptomatique, elle peut longtemps passer inaperçue. Dans d’autres cas, elle se manifeste par des symptômes caractéristiques.

Par ailleurs, une salpingite contractée pendant la grossesse peut s’avérer particulièrement sérieuse, car les infections graves chez la femme enceinte exposent à des complications obstétricales importantes.

Quels sont les symptômes de la salpingite ?

Ce qui rend la salpingite pernicieuse, c’est qu’elle peut évoluer durant des mois voire des années sans provoquer aucun symptôme. On découvre ainsi souvent son existence dans le cadre d’un bilan médical de l’infertilité ou d’une grossesse extra-utérine, dont elle peut constituer une cause.

Lorsqu’elle se manifeste, on parle de salpingite aiguë. Parmi ses signes, on compte : 

  • Des douleurs dans le bas-ventre, qui sont localisées sur le côté gauche et/ou droit. Elles peuvent irradier dans les cuisses, la vulve et le rectum ;
  • Une accentuation de ces douleurs lors des rapports sexuels (ou dyspareunie) et durant l’effort physique.
  • Une fièvre élevée qui peut s’accompagner de frissons.
  • Des pertes vaginales (leucorrhées) abondantes et jaunâtres.
  • Des métrorragies, soit des pertes sanguines originaires du vagin survenant en dehors des règles.
  • Un besoin fréquent d’uriner, souvent associé à une sensation de brûlure durant la miction.
  • Des nausées et des troubles intestinaux (ballonnements, constipation…)
  • De la fatigue avec une altération de l’état général.

À savoir : en cas d’atteinte inflammatoire du foie, les douleurs sont présentes jusque sous les côtes, du côté droit. On parle alors de capsulite périhépatique.

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Comment savoir si mes symptômes sont causés par une salpingite ?

L’importance du diagnostic médical

Quand on présente des symptômes évocateurs d’une salpingite, il est nécessaire de consulter un médecin rapidement afin d’obtenir un diagnostic précis. En effet, cette affection est associée à des complications dont les troubles de la fertilité (grossesse extra-utérine, stérilité…)

Le diagnostic permet aussi d’éliminer la possibilité d’une autre cause pathologique, avec des symptômes similaires à ceux de la salpingite. Parmi eux : 

  • L’appendicite ;
  • La cholécystite aiguë, une inflammation de la vésicule biliaire ;
  • L’endométrite, une infection de l’endomètre (muqueuse utérine) ;
  • La pyélonéphrite aiguë ;
  • L’endométriose ;
  • Une torsion ou rupture d’un kyste ovarien.

Cette liste n’est pas exhaustive.

En quoi consiste le diagnostic de la salpingite ?

Afin de diagnostiquer la salpingite, le médecin vous questionne sur vos symptômes et réalise un examen gynécologique. Ce dernier passe par un toucher vaginal, qui est souvent douloureux. Il comprend également des examens sanguins et urinaires destinés à identifier la bactérie à l’origine de l’infection.

L’échographie pelvienne est réalisée systématiquement en cas de suspicion d’infection gynécologique haute. S’il y a des difficultés à établir un diagnostic, on fait aussi une cœlioscopie, un examen effectué sous anesthésie générale et qui permet de visualiser les cavités abdominales et pelviennes.

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Comment faire disparaître les symptômes de la salpingite ?

Le traitement médicamenteux en première intention

En cas de salpingite, le traitement privilégié est l’antibiothérapie (par voie orale ou injection intramusculaire), afin éliminer les bactéries responsables. Le plus souvent, il s’agit de la chlamydia, du gonocoque, des entérobactéries ou des bactéries anaérobies. Le traitement doit débuter aussi tôt que possible et dure en général 10 jours ou plus, en fonction de l’évolution de l’infection et des éventuelles complications.

En plus des antibiotiques, il est courant qu’on prescrive également des antalgiques pour la douleur et la fièvre ainsi qu’un arrêt de travail si cela est nécessaire. Le repos est en effet essentiel à une bonne récupération.

Le traitement en cas de forme sévère ou compliquée de salpingite

Si le traitement médicamenteux ne soigne pas l’infection de manière efficace ou en cas de complication, une prise en charge hospitalière peut être nécessaire pour éliminer les symptômes. Elle peut comprendre une injection d’antibiotiques par intraveineuse, un drainage en présence d’un abcès ou une intervention chirurgicale.

Avec ou sans hospitalisation, un suivi médical post-traitement est nécessaire car il permet de s’assurer que l’infection a bien disparu et qu’il n’y a pas de récidive. De plus, il est indispensable en cas de projet de grossesse existant ou futur.

Références scientifiques et recommandations officielles