
La ménopause : quel traitement pour mieux la supporter ?
Si la ménopause engendre de nombreux désagréments, il existe différents traitements pour les atténuer. Découvrez-les avec l'équipe médicale de Qare.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 13/06/26

L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP), aussi appelée ménopause précoce, désigne l’arrêt du fonctionnement ovarien avant l’âge de 40 ans.
Le conseil clé : Toute absence de règles pendant plus de 4 mois avant 40 ans doit conduire à une consultation médicale rapide pour un bilan hormonal.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
La ménopause (ou insuffisance ovarienne prématurée) survient généralement aux alentours des 50 ans de la femme. Pourtant, pour certaines d’entre elles, il arrive que la ménopause apparaisse beaucoup plus tôt, de manière précoce. Quelles en sont les causes ? Comment reconnaître les signes de la ménopause précoce ? L’équipe médicale de Qare vous éclaire.
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La ménopause précoce correspond, d’un point de vue hormonal, à la ménopause naturelle, mais beaucoup plus tôt (35-40 ans). Il n’y a plus d’ovulation régulière et la capacité des ovaires à produire des hormones se réduit. Les règles disparaissent donc de manière définitive.
Chez certaines femmes, la ménopause précoce n’entraîne aucun symptôme, si ce n’est une incapacité à tomber enceinte. Pour les autres, cela commence par une perturbation du cycle menstruel, puis se poursuit par des manifestations similaires à une ménopause naturelle. Les symptômes dits transitoires sont ceux-ci :
Des symptômes plus durables peuvent ensuite s’installer, tels que des troubles urinaires (cystites à répétition, envie fréquente d’uriner…) ou une sécheresse vaginale. Si vous faites face à ce genre de symptômes, n’attendez pas pour consulter un médecin, qui pourra vous aider à prendre en charge ces problèmes.
Contrairement à une ménopause standard, qui signe l’arrêt définitif des menstruations vers l’âge de 45-50 ans, la ménopause précoce peut conduire à un retour de règles (chez 1 femme sur 2 environ). À cette occasion, les ovaires se remettent à fonctionner durant une courte période et libèrent un ovule.
Les règles reviennent parfois des années après avoir disparu et offrent ainsi la possibilité de tomber enceinte.
Le saviez-vous ? Les ovaires d’une femme ménopausée précocement contiennent encore des milliers d’ovules.
On considère comme précoce une ménopause qui arrive avant l’âge de 40 ans. Cela concernerait 1 à 2% des femmes.
La ménopause précoce, ou insuffisance ovarienne prématurée, reste très rare avant l’âge de 20-25 ans. 1 femme sur 10 000 serait touchée, et 1 femme sur 1000 avant 30 ans.
La ménopause précoce peut avoir de nombreuses causes. Très souvent malheureusement, il arrive que l’on ne parvienne pas à déterminer quel élément est à l’origine de cet arrêt de fonctionnement ovarien.
À l’image de l’arrivée des menstruations ou de la ménopause naturelle, le facteur héréditaire joue un grand rôle dans la ménopause précoce. Une jeune fille se base souvent sur l’âge auquel sa mère ou sa grand-mère a eu ses règles pour la première fois. Idem pour la ménopause.
Les gènes, de leur côté, sont souvent pointés du doigt lors d’une ménopause précoce, puisque les chromosomes (dont les chromosomes sexuels) peuvent être anormaux.
Parmi les anomalies recensées, le syndrome de Turner, qui constitue la présence du chromosome Y, existant uniquement chez les hommes en temps normal ou le syndrome de l’X fragile.
On observe d’autres causes à la ménopause précoce, que l’on attribue généralement à la suite d’analyses poussées.
Dans des cas plus rares, on observe qu’une ménopause précoce peut avoir une cause psychologique (choc traumatique).
La ménopause amène avec elle une carence d’œstrogènes, qui elle-même conduit à des risques plus élevés de développer des maladies. Une étude australienne publiée en 2020 dans la revue Human Reproduction, a conclu que la ménopause précoce multipliait par trois le risque de contracter des maladies. Parmi elles :
L’arrêt des menstruations (et de l’ovulation) lors d’une ménopause précoce a, bien entendu, des conséquences sur la fertilité. Cela conduit même parfois à une infertilité.
Grâce aux progrès en matière de procréation, il est envisageable aujourd’hui pour des femmes ménopausées trop tôt d’avoir recours à la fécondation in vitro (FIV). Cette procédure, pratiquée en laboratoire, consiste à féconder des spermatozoïdes dans l’ovule d’une femme donneuse et de replacer l’ensemble dans l’utérus d’une femme demandeuse.
À noter que dans certains cas, surtout si la ménopause intervient chez une femme très jeune, celle-ci peut s’avérer réversible. En effet, les règles peuvent revenir des années après avoir disparu. Cette éventualité reste néanmoins plutôt rare.
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Plusieurs approches peuvent être engagées pour diagnostiquer une ménopause précoce. En règle générale, on commence à envisager ce diagnostic lorsque la femme a moins de 40 ans, n’arrive pas à tomber enceinte et présente des symptômes faisant penser à une ménopause.
Le médecin va alors s’orienter vers :
Pour diagnostiquer une ménopause précoce chez une femme de moins de 35 ans, des analyses génétiques et chromosomiques sont souvent réalisées. Une évaluation de la densité osseuse peut aussi s’avérer pertinente, dans le but de déceler une ostéoporose.

La ménopause précoce est appréhendée par un traitement hormonal substitutif (hormonothérapie), que le médecin prescrit en l’absence de contre-indication jusqu’à l’âge de 50 ans.
Associé à un progestatif par voie orale (sauf en cas d’hystérectomie), ce traitement permet d’atténuer les conséquences d’une carence en œstrogènes et de se débarrasser des symptômes de la ménopause.
Les manifestations de la ménopause précoce peuvent aussi être régulées grâce à des traitements « naturels ». En effet, surveiller son poids, faire du sport, ne pas fumer et avoir recours à l’homéopathie sont autant de bons réflexes à adopter qui aideront à réduire les symptômes.
Réponses relues par un médecin.
Chez certaines femmes atteintes d’endométriose, des opérations telles qu’une hystérectomie ou une ablation bilatérale des ovaires (ovariectomie) est nécessaire et sont alors responsables d’une ménopause précoce secondaire.
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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