
Toxoplasmose enceinte : comment éviter l’infection ?
Si l'on parle beaucoup de la toxoplasmose aux femmes enceintes, c'est car cette infection parasitaire peut être dangereuse.
Article relu
7 min de lecturePublié le 28/10/26

Pendant la grossesse, les deux chiffres de la tension comptent, ainsi que les symptômes.
Le conseil clé : des maux de tête inhabituels ou persistants, des troubles visuels ou une forte douleur en haut du ventre justifient de contacter sans attendre la maternité, pendant la grossesse comme après l’accouchement. [5], [6]
La tension mesure la pression du sang dans les artères. Le premier chiffre correspond à la contraction du cœur ; le second, à son relâchement entre deux battements. Une tension de 120/80 mmHg se dit aussi « 12/8 ».
Au cabinet, on reste sous le seuil d’hypertension si le premier chiffre est inférieur à 140 et le second inférieur à 90. Cela ne constitue pas, à lui seul, une garantie que tout va bien : une tension très basse ou des symptômes inhabituels nécessitent aussi une évaluation. [1], [10]
La tension varie au fil de la grossesse. Elle diminue souvent au deuxième trimestre et peut retrouver ses valeurs habituelles au troisième. Il n’existe donc pas une valeur unique que toutes les femmes devraient atteindre. [10]
| Situation | Valeurs | Conduite à tenir |
|---|---|---|
| Mesure au cabinet sous le seuil d’hypertension | Premier chiffre < 140 et second < 90 mmHg | Poursuivre le suivi prévu. Signaler tout symptôme inhabituel. |
| Tension élevée au cabinet | Premier chiffre entre 140 et 159 ou second entre 90 et 109 mmHg, sans atteindre un seuil de sévérité | Le professionnel répète les mesures et organise le bilan nécessaire. |
| Moyenne élevée à domicile | Premier chiffre ≥ 135 ou second ≥ 85 mmHg | Transmettre les résultats à l’équipe qui suit la grossesse. |
| Tension très élevée, quel que soit le lieu | Premier chiffre ≥ 160 ou second ≥ 110 mmHg | Contacter immédiatement la maternité pour une évaluation urgente ; appeler le 15 si elle n’est pas joignable rapidement ou en cas de symptômes graves. |
Ces repères proviennent de l’Assurance Maladie et de la Société française d’hypertension artérielle. Ce sont des seuils diagnostiques, pas des objectifs personnels de traitement.
Un seul chiffre élevé suffit : une tension à 14/8 ou à 13/9 doit être évaluée. Si vous mesurez une tension à 140 ou 90 ou davantage chez vous, contactez rapidement votre équipe soignante. En cas de valeur très élevée ou de signe d’alerte, n’attendez pas de terminer plusieurs jours d’automesure. [2], [3]
Utilisez un tensiomètre à brassard placé sur le bras, validé pour la grossesse et adapté à votre tour de bras. Votre sage-femme, votre médecin ou votre pharmacien peut vous aider à le choisir. [2]
Si une automesure est prescrite, le protocole habituel comporte trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours. L’équipe peut adapter ce rythme à votre situation. La moyenne aide à interpréter la tension, mais une valeur très élevée ne doit pas être ignorée parce que les autres sont plus basses. [2], [12]
Les semaines d’aménorrhée (SA) sont comptées depuis le premier jour des dernières règles : 20 SA correspondent à environ 18 semaines de grossesse.
Ces troubles concernaient environ 7,4 % des grossesses étudiées en France entre 2010 et 2018, d’après les données présentées par Santé publique France. Ce chiffre décrit cette période d’étude. [14]
Cette complication est liée à un mauvais fonctionnement du placenta, l’organe qui assure les échanges entre la mère et le bébé. Elle peut toucher différents organes maternels et perturber la croissance du bébé. Un diagnostic et une prise en charge rapides permettent de limiter ces risques. [5], [6]
La pré-éclampsie est souvent découverte sans symptôme. C’est pourquoi la surveillance comprend la mesure de la tension et une recherche de protéines dans les urines. Un test urinaire positif est précisé par des analyses de laboratoire. Le seuil retenu par le CNGOF est d’au moins 0,3 g de protéines sur 24 heures, ou un rapport protéines/créatinine d’au moins 30 mg/mmol sur un échantillon. Vous n’avez pas à interpréter seule ces résultats. [6], [11]
Le risque est notamment plus élevé en cas d’antécédent de pré-éclampsie, d’hypertension ou de maladie rénale préexistante, de diabète avant la grossesse, de certaines maladies auto-immunes, d’obésité, de première grossesse ou de grossesse multiple. Elle peut toutefois survenir sans facteur de risque connu. [5]
Retrouvez les explications détaillées sur la pré-éclampsie et les autres maladies pouvant survenir pendant la grossesse.
Pendant la grossesse, particulièrement après 20 SA, et dans les semaines qui suivent l’accouchement, contactez immédiatement votre maternité si vous présentez :
Appelez le 15 ou le 112 en cas de convulsion, de perte de connaissance ou de difficulté respiratoire importante. Une douleur thoracique nécessite également une évaluation urgente. N’attendez pas de mesurer votre tension pour demander de l’aide. [5], [6]
Des saignements vaginaux ou une diminution inhabituelle des mouvements du bébé justifient aussi de contacter sans attendre la maternité, quelle que soit la tension. Ces signes ne sont pas spécifiques de la pré-éclampsie. [6], [10]
Une baisse modérée de tension peut accompagner les changements normaux de la grossesse. Une mesure autour de 10/6 ne suffit donc pas à conclure à un problème. Son interprétation dépend de vos valeurs habituelles, de vos symptômes et de l’examen médical. [10]
Si vous avez la tête qui tourne en vous levant, levez-vous progressivement. En cas de sensation de malaise, asseyez-vous pour éviter de tomber ; si elle persiste, allongez-vous sur le côté. Si vous vous sentez mal en étant sur le dos, tournez-vous sur le côté. [13]
En fin de grossesse, l’utérus peut comprimer une grosse veine qui ramène le sang vers le cœur. La position sur le côté gauche peut diminuer cette compression. [10]
Parlez de vertiges répétés ou d’un malaise à votre sage-femme ou à votre médecin. Une perte de connaissance, des saignements ou une douleur importante nécessitent une prise en charge urgente. Pour les explications générales, consultez notre article sur l’hypotension.
Le suivi est renforcé : consultations rapprochées, analyses de sang et d’urines, surveillance de la croissance du bébé par échographie, parfois avec doppler pour étudier la circulation du sang. Les médicaments sont choisis selon la situation et leur compatibilité avec la grossesse. Les consignes concernant le repos et les activités sont personnalisées. [3]
Une hypertension sévère nécessite une prise en charge hospitalière. Une pré-éclampsie impose également une évaluation initiale à l’hôpital. Après ce bilan, certaines formes sans signe de gravité peuvent être suivies à domicile selon la décision de l’équipe obstétricale. [3], [7]
Contactez votre prescripteur dès que vous connaissez votre grossesse, sans attendre le prochain rendez-vous. Les IEC et les sartans, deux familles de médicaments contre l’hypertension, sont déconseillés au premier trimestre et contre-indiqués aux deuxième et troisième trimestres.
L’ANSM recommande de prévenir le médecin le plus rapidement possible pour qu’il organise l’arrêt ou le remplacement du médicament concerné. Ne modifiez pas seule votre traitement. Une consultation avant la conception permet d’anticiper cette adaptation. [9]
Une question sur le suivi de votre grossesse ?
En dehors d’une urgence, une sage-femme en téléconsultation peut répondre à vos questions et vous orienter. Le suivi de la tension et les examens nécessaires restent organisés avec votre équipe de grossesse. Une tension très élevée ou un signe d’alerte nécessite de contacter la maternité ou le 15.
Oui, selon les chiffres de tension, les résultats du bilan, le bien-être du bébé et le terme. Un déclenchement peut être proposé ; en cas de complication, une naissance plus précoce devient parfois nécessaire. Une césarienne n’est pas systématique. L’équipe choisit le moment et le mode d’accouchement en évaluant les bénéfices et les risques pour la mère et l’enfant. [3], [7], [11]
Oui. L’hypertension peut persister plusieurs semaines. Une pré-éclampsie peut aussi apparaître pour la première fois après la naissance, jusqu’à six semaines après l’accouchement. Les signes d’alerte restent donc à connaître, même si la grossesse s’est bien passée. [4], [5]
Le suivi commence dès les jours suivant la naissance. Après une pré-éclampsie, un contrôle vers six semaines complète cette surveillance ; il ne remplace pas les contrôles précoces. Le traitement est adapté, y compris en cas d’allaitement. [4], [8]
À plus long terme, une surveillance reste utile, car un trouble hypertensif de la grossesse est associé à un risque accru d’hypertension chronique et de maladies cardiovasculaires. Avant une nouvelle grossesse, une consultation permet de préparer le suivi. Après une pré-éclampsie, de l’aspirine à faible dose peut être prescrite tôt dans la grossesse suivante : uniquement sur décision médicale. [4], [8], [7]
Oui. L’absence de symptôme ne permet pas d’écarter une hypertension ou une pré-éclampsie. C’est l’une des raisons de la mesure régulière de la tension pendant la grossesse. [6]
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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