
Lichen vulvaire : quel traitement pour soulager ses symptômes ?
Le lichen vulvaire est une maladie inflammatoire bénigne touchant la peau de la vulve. Un traitement adapté permet de soulager ses symptômes.
Article validé médicalement
4 min de lectureMis à jour le 13/06/26

Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est une dermatose inflammatoire chronique touchant la vulve, d’évolution lente et nécessitant une prise en charge médicale spécialisée.
Le conseil clé : Consultez un médecin ou un gynécologue dès l’apparition d’un prurit vulvaire persistant afin d’obtenir un diagnostic précoce et éviter les complications.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, ANSM, Ameli.fr, Assurance Maladie
Vous ressentez des démangeaisons au niveau de vos parties intimes ? Vous souffrez peut-être d’un lichen vulvaire. Au-delà du prurit, cette maladie inflammatoire cause divers symptômes, parfois très invalidants. Comment la reconnaître ? Quels sont les différents symptômes ? Comment le lichen vulvaire évolue-t’ il ? Voici l’essentiel à savoir.
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Aussi connu sous le nom de kraurosis, le lichen scléreux vulvaire est une maladie cutanée qui se traduit par une inflammation de la vulve.
Le lichen vulvaire peut se manifester à différents degrés et évoluer dans des formes plus graves. Les symptômes courants peuvent être gênants à vivre au quotidien. Parmi eux, on retrouve la sensation de démangeaison au niveau des parties intimes.
Dans certains cas plus sévères, cette dermatose peut entraîner une modification des muqueuses vaginales qui deviennent plus épaisses et indurées. Leur durcissement progressif peut entraîner un rétrécissement important de l’orifice vaginal.
Dans ce contexte, le rétrécissement de l’orifice vaginal s’accompagne parfois d’une sécheresse des muqueuses vaginales, aggravant l’inconfort ressenti au quotidien.
Jusqu’alors, les recherches sur le déclenchement du lichen vulvaire sont toujours en cours. De nombreuses causes ont déjà été écartées. Cette inflammation n’est pas provoquée par un agent infectieux, il n’y a donc aucun risque de contagion, ni de transmission sexuelle. Il ne s’agit pas non plus d’une maladie génétique.
Le corps médical pointe deux hypothèses. L’une des causes les plus probables serait en lien avec les variations hormonales. En effet, bien que n’importe quelle femme puisse contracter un lichen vulvaire, y compris des jeunes filles, on constate une recrudescence après la ménopause.
L’autre piste actuellement étudiée est le dysfonctionnement du système immunitaire qui réagirait par des réponses inflammatoires inappropriées. Le lichen vulvaire serait dans ce cas apparenté à une maladie auto-immune.
Sur le plan médical, certaines inflammations vulvaires comme l’inflammation des glandes vulvaires partagent des mécanismes similaires liés à une réponse immunitaire locale.
Lorsqu’un lichen vulvaire se déclare, des premiers symptômes apparaissent. Le principal est la sensation de démangeaisons au niveau des parties intimes. L’envie de se gratter peut être légère ou intense selon les femmes.
En parallèle, la peau des lèvres devient plus fragile. Cette fragilité peut entraîner l’apparition d’ecchymoses ou encore de saignements. Surtout si vous vous grattez beaucoup.
Dès lors que vous constatez l’un de ces symptômes, il est important de consulter un médecin afin de diagnostiquer la cause. En effet, certains de ces signes ne sont pas spécifiques au lichen vulvaire mais peuvent indiquer une autre pathologie.
Plus un lichen vulvaire est diagnostiqué tôt, plus le médecin est en mesure de contenir la progression de celui-ci.
Lorsque l’inflammation cutanée progresse, les démangeaisons s’amplifient et de nouveaux symptômes surviennent. La muqueuse vaginale devient plus pâle, s’épaissit puis devient scléreuse.
Une douleur au niveau des parties intimes survient au moment d’uriner et / ou durant les rapports sexuels. Ces derniers peuvent aussi provoquer des fissures au niveau de la vulve.
Lorsque l’inflammation arrive à un stade sévère sans avoir été prise en charge, elle provoque une modification de la structure de la vulve et du vagin. Les petites lèvres peuvent fusionner avec les grandes. La peau se sclérose. L’entrée du vagin s’obstrue progressivement. Les rapports sexuels deviennent alors impossibles.
A ce stade, le traitement médicamenteux n’est plus suffisant. Une opération chirurgicale peut être proposée pour désobstruer l’orifice vaginal.
Voir aussi : des sages-femmes
En cas de doutes sur la présence d’un lichen scléreux vulvaire, vous pouvez consulter un gynécologue, un dermatologue ou une sage-femme. Le diagnostic se fait par un examen clinique. Le médecin va vérifier l’état d’inflammation de la vulve et du périnée.
En cas de doute de diagnostic, il réalise une biopsie pour confirmer son diagnostic.
Il n’existe pas de remède naturel efficace en cas de lichen vulvaire. Le seul traitement fiable est celui prescrit par un professionnel de santé. De plus, il est important de faire un suivi régulier par un médecin afin de contrôler l’évolution de la pathologie.
De façon générale, le traitement prescrit en cas de lichen vulvaire correspond à un corticoïde à usage local. Il existe différentes crèmes corticoïdes selon l’intensité des symptômes, comme la Bétaméthasone ou la Nérisone.
La posologie varie selon le patient et l’état d’avancée du traitement. Au début, le médecin préconise une application par jour, puis réduit en cas d’amélioration.
Pour les cas avancés où l’entrée vaginale commence à être obstruée, une intervention chirurgicale peut parfois être proposée.
Voir aussi : une sage-femme
Réponses relues par un médecin.
Le cancer de la vulve touche généralement les femmes matures, l’âge moyen du diagnostic étant de 70 ans. En cas de lichen vulvaire, le risque d’évolution en cancer est de l’ordre de 5%.
La région vulvaire peut être touchée par diverses infections et inflammations bénignes lorsqu’elles sont prises en charge. Parmi elles, on retrouve :
Par ailleurs, la vaginite et ses symptômes, notamment les pertes malodorantes et les démangeaisons, peuvent être confondus avec d’autres pathologies vulvaires inflammatoires.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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