
Lichen vulvaire : comment reconnaître les symptômes ?
Un lichen vulvaire est un trouble inflammatoire causant des démangeaisons et parfois d'autres symptômes très invalidants. Voici la liste.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 05/01/23

Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est une dermatose inflammatoire chronique touchant la vulve, nécessitant un diagnostic et un suivi médical spécialisés.
À retenir : Consultez un médecin sans délai en cas de démangeaisons vulvaires persistantes pour bénéficier d’un diagnostic précoce et éviter les complications à long terme.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Sécurité Sociale, ANSM
Le lichen vulvaire est une maladie inflammatoire touchant la vulve. Au-delà des démangeaisons qu’elle provoque, elle peut, dans ses formes les plus sévères, obstruer l’orifice vulvaire rendant les rapports sexuels impossibles. Comment attrape-t ’on un lichen vulvaire ? Quels sont les symptômes ? Comment le soigner ? Chez Qare, on vous livre toutes les informations sur le sujet.
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Le lichen scléreux vulvaire, aussi appelé lichen scléro-atrophique ou kraurosis, est une maladie inflammatoire de la peau (dermatose) touchant la vulve.
Lorsque le lichen scléreux se déclare, il modifie progressivement la peau et les muqueuses de la vulve. Cela provoque des démangeaisons (prurit) parfois intenses. Au fil du temps, la peau se sclérose, elle durcit et devient plus épaisse.
Les symptômes sont évolutifs et peuvent aller jusqu’à l’obstruction de l’entrée du vagin. Le lichen vulvaire est à l’origine de rapports sexuels douloureux, ces derniers pouvant créer des fissures. Dans ses formes sévères, il peut rendre impossible la pénétration vaginale.
Toutes les femmes peuvent contracter un lichen scléreux, néanmoins certaines sont plus à risque. Le lichen vulvaire se déclare fréquemment après la ménopause, et entre 50 et 60 ans.
A noter : l’inflammation des glandes de Bartholin peut aussi être à l’origine de rapports sexuels difficiles.
Par ailleurs, le lichen scléreux peut s’accompagner d’une sécheresse et inconfort vaginal, aggravant les douleurs lors des rapports.
A ce jour, les recherches médicales n’ont pas permis de comprendre l’origine de cette maladie. Nous pouvons néanmoins affirmer avec certitude que le lichen scléreux n’est pas dû à une infection, il n’est donc pas contagieux. Le facteur génétique a lui aussi été écarté.
De plus, cette maladie ne se transmet pas sexuellement et n’est pas corrélée au degré d’hygiène intime.
À ce sujet, le lichen scléreux se distingue nettement des condylomes, dont la transmission sexuelle des infections génitales par le HPV en fait une pathologie à part entière.
Actuellement les études sur le sujet ont mis en lumière deux causes potentielles. La première hypothèse est que le lichen vulvaire prendrait racine dans un dérèglement hormonal. En effet, ce dernier se déclare fréquemment des suites de la ménopause.
La deuxième hypothèse est que cette maladie inflammatoire serait auto-immune. C’est-à-dire due à un dysfonctionnement du système immunitaire.
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Dans certains cas, le lichen vulvaire peut être asymptomatique. Mais généralement des signes précoces apparaissent lorsque la maladie se déclare :
Au fil du temps, les symptômes évoluent :
Dans les cas avancés de lichen vulvaire, on constate une modification de la structure vulvaire entraînant :
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Lorsque la fusion des lèvres entraîne une incapacité à avoir des rapports sexuels, un vaginisme secondaire peut s’installer et nécessiter une prise en charge spécifique.
Dès l’apparition des premiers signes, il convient de consulter un dermatologue, un gynécologue ou une sage-femme. Afin de poser son diagnostic, le médecin va effectuer un examen clinique.
Certaines pathologies ayant des symptômes similaires, notamment la mycose, le psoriasis ou encore l’eczéma, le médecin ou la sage-femme peut adresser la patiente à un dermatologue. Ce dernier effectue alors une biopsie de la vulve. Cet examen permet d’affirmer avec certitude la présence d’un lichen scléreux.
Le cancer de la vulve est une pathologie extrêmement rare dont la proportion se réduit à environ 0,003% à 0,004% des femmes par an (soit environ 1 000 à 1 200 nouveaux cas annuels en France) avec un âge médian d’environ 70 ans lorsque le cancer est diagnostiqué.
Le risque qu’un lichen scléreux vulvaire évolue en cancer est faible, d’autant plus si celui-ci est correctement pris en charge.
Le lichen vulvaire ne se guérit pas. Néanmoins, il est possible de ralentir la propagation de l’inflammation. Des traitements symptomatiques existent pour apaiser les sensations de démangeaisons et les douleurs.
Afin d’éviter toute complication, il est primordial d’effectuer un suivi régulier par un gynécologue, une sage-femme ou un dermatologue.
Bien que sur le web il soit possible de trouver un traitement naturel du lichen vulvaire, nous vous déconseillons fortement de vous lancer dans cet exercice. Un remède naturel, notamment à base d’huiles essentielles, peut aggraver la situation.
La prise en charge par un professionnel de santé est nécessaire. Le suivi régulier est de mise pour contenir l’inflammation et suivre l’évolution de la situation.
Dans la majorité des cas, le médecin prescrit de la cortisone à usage local. Parmi les crèmes à base de corticoïdes, aussi appelées dermocorticoïdes, qui sont généralement prescrites on retrouve :
La posologie évolue au fil du temps. Au début du traitement, la crème est utilisée tous les jours, puis progressivement le médecin réduit la fréquence. Dans certains cas, une utilisation par semaine est nécessaire. Pour d’autres, une utilisation par mois suffit.
Dans les cas les plus sévères, l’orifice vulvaire est obstrué. Dans ce cas, une intervention chirurgicale est nécessaire afin de recréer une ouverture vaginale.
Ce type de situation peut être particulièrement difficile à vivre sur le plan moral. N’hésitez pas à consulter un psychologue afin d’être accompagnée au mieux.
Réponses relues par notre équipe médicale.
Le lichen vulvaire, souvent appelé lichen scléreux vulvaire, est une maladie inflammatoire chronique de la peau de la vulve. Sa cause exacte n’est pas toujours connue. Des facteurs immunitaires, hormonaux et génétiques peuvent intervenir.
Le lichen vulvaire se contrôle généralement avec un traitement local à base de dermocorticoïdes, associé à des soins doux de la peau. L’objectif est de calmer les démangeaisons, limiter les fissures et prévenir les modifications de la peau.
Le lichen vulvaire n’est pas une infection et n’est pas contagieux. Il peut toutefois gêner fortement la vie quotidienne et, s’il n’est pas suivi, modifier progressivement la peau. Un suivi régulier permet aussi de surveiller les rares complications.
Non, le lichen vulvaire n’est pas une mycose. Une mycose est liée à un champignon, alors que le lichen est une maladie inflammatoire de la peau. Les deux peuvent provoquer des démangeaisons, ce qui explique les confusions.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
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