
Lichen vulvaire : comment reconnaître les symptômes ?
Un lichen vulvaire est un trouble inflammatoire causant des démangeaisons et parfois d'autres symptômes très invalidants. Voici la liste.
Article validé médicalement
4 min de lectureMis à jour le 28/06/26

Le lichen scléreux vulvaire (LSV) est une dermatose chronique inflammatoire nécessitant un traitement médical adapté et un suivi régulier.
À retenir : Consultez un médecin ou un dermatologue dès l’apparition de démangeaisons vulvaires persistantes afin d’obtenir un diagnostic et un traitement précoce.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Le lichen vulvaire (aussi appelé lichen scléreux vulvaire) est une maladie inflammatoire bénigne qui touche la peau de la vulve. Concernant le plus souvent les femmes ménopausées et les filles prépubères, elle peut être à l’origine de symptômes désagréables. Quel traitement permet de les faire disparaître ? Les soins dits “naturels” sont-ils efficaces ? L’équipe médicale de Qare vous dit tout.
À ce sujet, d’autres affections inflammatoires de la vulve existent, comme l’inflammation des glandes de Bartholin, qui peut provoquer des douleurs localisées nécessitant une prise en charge spécifique.
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Le lichen vulvaire est une dermatose (maladie de la peau) inflammatoire de la vulve. On parle aussi de lichen scléreux vulvaire (LSV) et de lichen scléro-atrophique. S’il est parfois asymptomatique, il peut également se manifester par différents signes.
Chez la femme, ces symptômes sont :
Il s’agit d’une affection bénigne, mais qui peut être source d’inconfort, notamment au moment d’uriner, d’aller à la selle ou durant et après les rapports sexuels. Ainsi, mieux vaut solliciter un traitement auprès d’un médecin rapidement en cas de symptômes.
Le lichen vulvaire peut concerner toutes les femmes, mais il particulièrement prévalent chez les femmes ménopausées et chez les filles avant la puberté. Ainsi, même si sa cause exacte n’est pas connue, elle pourrait être liée à l’activité des hormones reproductrices féminines (les œstrogènes et la progestérone).
Il ne s’agit pas d’une maladie contagieuse car elle n’est pas due à la présence d’une bactérie, d’un virus, d’un parasite ou d’un champignon. Cependant, dans le cas où elle touche plusieurs femmes d’une même famille, on peut parler d’un terrain génétique favorable.
Voir aussi : sages-femmes
Le lichen vulvaire asymptomatique est souvent découvert de manière fortuite, au cours d’un examen gynécologique de routine par exemple. Mais si vous présentez des symptômes évocateurs, il faut d’abord en parler à un médecin (de préférence un gynécologue ou un dermatologue) ou à une sage-femme.
Cela permet de s’assurer que ces signes relèvent bien du lichen vulvaire et pas d’une autre pathologie, et d’obtenir un traitement adapté. Dans le cadre du diagnostic, une simple observation des lésions est généralement suffisante. Quand ce n’est pas le cas ou qu’on soupçonne une complication plus grave, une biopsie est nécessaire.
Dans ce contexte, il est utile de savoir que certaines infections fongiques, comme les mycoses vulvaires, présentent des symptômes proches du lichen et peuvent nécessiter un traitement contre une autre pathologie vulvaire distinct.
La première chose à savoir à propos du traitement du lichen vulvaire, c’est qu’il ne sert pas à le guérir. Il est d’ailleurs possible pour une femme d’en souffrir pendant l’enfance puis de connaître une longue période d’accalmie. Un retour des symptômes reste cependant toujours possible, que ce soit après la ménopause ou avant.
Heureusement, il est possible de les soulager efficacement en appliquant régulièrement de la crème à base de cortisone sur les régions concernées. En phase d’attaque, le professionnel de santé peut recommander une application quotidienne, généralement au coucher. Au bout de 4 à 6 semaines et en fonction de l’évolution des symptômes, sa fréquence diminue à 2 ou 3 fois par semaine.
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À ce jour, seule l’application locale de corticoïdes est approuvée scientifiquement dans le cadre du traitement du lichen scléreux vulvaire. L’utilisation de crèmes, huiles et autres traitements dits naturels (même homéopathiques) ne doit donc pas s’y substituer.
Cela étant dit, l’application de gel d’aloe vera, d’huile d’amande douce ou de certaines huiles essentielles (toujours diluées dans une huile végétale) peut permettre d’apaiser les démangeaisons et de faciliter la cicatrisation de la peau. Il reste cependant recommandé d’éviter l’automédication et de solliciter un avis médical avant toute utilisation.
Par ailleurs, le lichen scléreux vulvaire peut s’accompagner d’une sécheresse vaginale et vulvaire, dont les causes et la prise en charge méritent une attention particulière.
Si vous pensez que votre traitement ne vous convient pas ou plus et qu’il est nécessaire de le modifier, parlez-en avec un professionnel de santé avant de l’arrêter. Ce dernier sera en mesure de vous proposer une solution efficace et adaptée. Notez également que le dermatologue est le spécialiste le plus à même de prendre en charge cette pathologie.
Sans traitement, le lichen vulvaire peut provoquer un changement de la physionomie de la vulve (fusion progressive des grandes et des petites lèvres, renfermement du capuchon du clitoris et rétrécissement progressif de la peau autour du vagin). C’est notamment pour éviter ces complications qu’il est essentiel que le lichen vulvaire soit traité et fasse l’objet d’un suivi.
Réponses relues par un médecin.
Chez l’homme, on ne parle bien-sûr pas de lichen scléreux vulvaire mais de lichen scléro-atrophique. Il cause des lésions blanches, parfois douloureuses, sur le méat (l’extrémité du pénis), le gland et le sillon balano-préputial (qui sépare le prépuce du reste de la verge).
Son traitement passe également par l’application régulière de corticoïdes locaux. Mais dans le cas où cela serait inefficace, il peut être nécessaire de réaliser une circoncision médicale (soit le retrait de la totalité ou d’une partie du prépuce).
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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