
Comment soigner l’hypocondrie ?
Peur panique de souffrir d’une maladie grave, l’hypocondrie est particulièrement difficile à vivre pour les personnes atteintes et leur entourage.
Article relu
4 min de lectureMis à jour le 13/06/26

L’hypocondrie, officiellement renommée trouble anxieux de la maladie (TAM) dans le DSM-5, est une peur persistante et irrationnelle d’être atteint d’une maladie grave.
À retenir : consulter un professionnel de santé dès que la peur de la maladie perturbe le quotidien depuis plus de 6 mois permet d’accéder à une prise en charge adaptée et remboursée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM
L’hypocondrie se caractérise par une peur panique de souffrir d’une maladie grave. Les personnes qui en sont atteintes vivent au rythme des consultations médicales, des comportements d’évitement et des angoisses liées à leurs maladies « imaginaires ». Est-ce que l’hypocondrie se soigne ? Quelles en sont les causes ? L’équipe médicale de Qare vous en dit plus sur le trouble hypocondriaque.
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L’hypocondrie est, par définition, une crainte excessive et perpétuelle d’être atteint d’une maladie grave (SIDA, cancer, démence…). Les personnes qui souffrent de ce trouble psychiatrique accumulent les consultations médicales et les demandes d’examens.
Il est important de faire la distinction entre des accès d’hypocondrie ponctuels, dont une grande partie de la population souffre fréquemment (notamment avec le Covid-19) et une véritable personne hypocondriaque. Cette dernière, contrairement aux autres, ne sera jamais rassurée par une visite chez le médecin ou par les résultats d’un examen. Elle est dans l’attente permanente d’un diagnostic dramatique.
Les individus hypocondriaques sont souvent traités de simulateurs ou de « malades imaginaires ». Pourtant, leurs souffrances au niveau psychologique sont bien réelles.
Par ailleurs, les causes de l’hypocondrie sont multiples et souvent liées à des facteurs anxieux ou à des expériences traumatisantes antérieures.
Les causes de l’hypocondrie sont multiples. Plusieurs facteurs peuvent entrer en compte dans le développement de ce trouble.
Parmi les origines possibles de l’hypocondrie, on observe :
Si tout le monde peut devenir hypocondriaque à un moment de sa vie, on observe tout de même une prévalence chez les personnes plus sensibles au stress, à la dépression et à un état anxieux.
De plus, les individus ayant un rapport particulier avec la maladie ou la mort, en lien avec des traumatismes sont, eux aussi, davantage concernés. Être une femme ou un homme n’y change rien, puisque les deux sexes sont tout autant touchés.
Voir aussi : des psychologues
Dans ce contexte, l’angoisse de mort et hypocondrie sont fréquemment associées, la thanatophobie pouvant amplifier les craintes liées à la maladie.
Au quotidien, une personne hypocondriaque est attentive à tous les signaux de son corps, de manière obsessionnelle. Elle scrute donc son processus de digestion, par exemple, sa température corporelle ou son rythme cardiaque.
Pour elle, toutes les réactions ou sensations corporelles ne peuvent être bénignes et sont interprétées comme le symptôme d’une maladie grave. Parmi eux : un retard menstruel, une plaie banale, une toux, des maux de ventre…
À force d’être focalisé en permanence sur ses sensations, le patient fait face à une amplification de ses peurs, qui empiètent sur sa vie personnelle, familiale et professionnelle. Son entourage rencontre également beaucoup de difficultés à gérer les crises d’hypocondrie de son proche malade.
Oui, l’hypocondrie se soigne, mais sa prise en charge et sa guérison sont un défi, autant pour le médecin que pour le patient. Après l’avoir diagnostiqué, deux approches sont à prévoir : des médicaments, dans certains cas, et la psychothérapie (indispensable).
Il importe de déceler les problèmes liés au développement de l’hypocondrie, à savoir l’anxiété, la dépression, le rapport à la mort…
Dans certains cas, la prescription d’antidépresseurs peut être envisagée en cas d’hypocondrie. Le but du traitement est principalement de réduire les symptômes d’anxiété ou de dépression.
La pose d’un diagnostic clair est nécessaire avant toute prise de médicament.
Suivre une psychothérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la principale solution proposée pour guérir ce trouble. Lors des séances, le psychologue ou le psychiatre a pour objectif de corriger les fausses croyances ancrées dans l’esprit du patient, relatives à sa santé et aux maladies en général.
Au fil du temps, le défi du professionnel sera de faire prendre conscience à son patient hypocondriaque que ses problèmes sont psychologiques et non physiques. Il l’aidera ensuite à remplacer ses certitudes erronées par une vision juste et cohérente des choses.
Des techniques de méditation de pleine conscience et de relaxation peuvent aussi être efficaces.
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Il est important de ne pas confondre ces trois pathologies, qui ne correspondent pas aux mêmes choses.
L’hypocondrie désigne un trouble psychiatrique où la peur obsessionnelle et perpétuelle d’être atteint d’une maladie grave régit la vie de la personne atteinte. La nosophobie (ou pathophobie), quant à elle, est une peur panique de contracter une maladie.
Et enfin, la mysophobie représente une peur constante et irrationnelle d’être en contact avec des bactéries, des microbes, de la saleté, des germes…
Sur le plan médical, certaines phobies spécifiques, comme la peur irrationnelle des profondeurs marines, illustrent la diversité des troubles anxieux distincts de l’hypocondrie.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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Peur panique de souffrir d’une maladie grave, l’hypocondrie est particulièrement difficile à vivre pour les personnes atteintes et leur entourage.

Si on qualifie l'hypocondrie de “maladie imaginaire”, comprendre les causes de ce trouble bien réel peut permettre de s'en sortir.