3 mois de grossesse : que faut-il savoir sur la fin du 1er trimestre ?

Contenu validé par la Direction médicale de Qare.

Des questions sur le déroulement de votre grossesse ?

Des gynécologues et des sages-femmes sont disponibles sur Qare pour répondre à vos interrogations.

Consultation remboursable par l’Assurance Maladie.

PRENDRE RDV

3 mois de grossesse, c’est la fin des symptômes désagréables du 1er trimestre. C’est aussi le moment du ventre qui commence à s’arrondir, de l’annonce aux proches et des premières consultations médicales. Comment calculer la date de début du 3ème mois de grossesse ? Quels sont les symptômes qui y sont associés ? L’équipe médicale de Qare est là pour vous guider.

Quels sont les symptômes de la grossesse à 3 mois ?

On délimite le 3ème mois de grossesse entre la 9ème et la 13ème semaine, soit entre la 11ème et la 15 semaine d’aménorrhée (SA). La fin du premier trimestre s’accompagne de plusieurs symptômes qui peuvent varier selon les femmes.

Parmi eux :

  • La diminution ou l’arrêt des nausées des premiers mois, qui peut s’accompagner d’un retour de l’appétit ;
  • Un niveau d’énergie qui remonte et avec lui une baisse de la fatigue ;
  • Le ventre qui commence à s’arrondir doucement (cela arrive souvent plus tôt quand il ne s’agit pas de la première grossesse) ;
  • Un augmentation de taille de la poitrine et la sensation qu’elle est plus lourde ;
  • L’apparition des premières vergetures ;
  • Une prise de poids, très variable en fonction des femmes, en général entre 500g et 2 kg ;
  • Des douleurs au bas-ventre et des légères contractions
  • La formation d’une ligne brune et verticale appelée linea nigra sur le ventre, entre le pubis et le sternum. Elle concerne 75% des femmes enceintes ; 
  • Des sensations d’essoufflement liés à une augmentation de la pression artérielle ;
  • Des envies d’uriner plus fréquentes, dues au fait que l’utérus commence à appuyer sur la vessie.

Ces symptômes ne sont pas présents chez toutes les femmes et peuvent varier en intensité. Tout signe qui paraît anormal est quant à lui à signaler à son professionnel de santé, qu’il s’agisse d’une sage-femme ou d’un médecin (généraliste ou gynécologue). S’ils ne doivent pas toujours être source d’inquiétude, les surveiller permet de prévenir les risques de complication.

L’évolution du fœtus à 3 mois de grossesse

Au cours du 3ème mois de la grossesse, le fœtus poursuit son développement dans l’utérus. A l’intérieur de son corps, ses organes vitaux (et notamment son squelette et ses muscles) sont désormais presque formés tandis qu’à l’extérieur, ses doigts, ses orteils, ses empreintes digitales et ses ongles font leur apparition. 

Entre le début et la fin du 3ème mois, il passe de 1 à 9 cm et atteint un poids d’environ 50 g. Même s’il n’est pas encore possible de le sentir bouger ou de connaître son sexe, il est enfin possible de le voir et d’entendre son coeur battre. C’est le moment de l’échographie du premier trimestre  que l’on recommande de faire faire  entre la 9ème et la 11ème semaine (11 et 13 SA), soit avant la fin du 1er trimestre. En effet, c’est à ce moment qu’on peut au mieux mesurer le risque de certaines anomalies morphologiques comme la trisomie 21. 

On peut bien-sûr faire une échographie avant pour vérifier que la grossesse est évolutive et que le fœtus est bien dans l’utérus, mais avant 11 semaines on verra beaucoup moins bien la morphologie du fœtus.

Posez toutes vos questions à un professionnel de santé

Des gynécologues et des sages-femmes sont disponibles de 6h à 1h en téléconsultation.

Quelles sont les démarches à faire pendant le 3ème mois ?

La première consultation prénatale 

On recommande vivement de réaliser cette consultation entre la 6ème et la 10ème semaine de grossesse (entre 8 et 12 SA). Elle se fait auprès d’une sage-femme ou bien d’un(e) généraliste ou d’un(e) gynécologue. Son rôle est de confirmer cliniquement l’existence de la grossesse et d’en établir une déclaration officielle qui donne notamment droit aux indemnités de congé maternité.

Pour le professionnel de santé, c’est aussi l’occasion d’évaluer votre état de santé général, vos symptômes et les facteurs de risque liés à la grossesse. Il vous  prescrira des analyses sanguines et urinaires nécessaires pour prévenir tout problème potentiel (anémie, mesure du risque de trisomie 21 incompatibilité rhésus, maladie pouvant nuire à la grossesse comme l’hépatite B, la toxoplasmose ou le VIH…)

Des psychologues et des psychiatres à votre écoute 7J/7

N’attendez pas que la situation ne se dégrade, prenez RDV maintenant.

La première échographie 

La première échographie a lieu entre la 9ème et la 11ème semaine (11 à 13 SA). On parle alors d’ échographie de morphologie embryonnaire ou de dépistage. Elle permet de confirmer l’existence de la grossesse, de déterminer l’âge du fœtus (à 4 ou 5 jours près) et de détecter une grossesse gémellaire ou d’éventuelles malformations. 

Il est aussi possible d’effectuer un dépistage prénatal des trisomies, et notamment celui des trisomies 18 et 21. Dans ce cas, il nécessite aussi des prises de sang à réaliser au cours du 1er trimestre et au début du second. La trisomie 21 est une maladie génétique qui provoque des anomalies morphologiques (faciès typique, troubles cardiaques, risque de cancer…) et un retard mental. Son risque augmente avec l’âge de la mère. 

Le dépistage est possible pour toutes les femmes mais non obligatoire. Au premier trimestre il se fait par le triple test :

  • La mesure de la clarté nucale à l’échographie du 1er trimestre, si la nuque est épaisse le bébé est plus à risque de trisomie 21 ;
  • Une prise de sang qui mesure le taux de 2 hormones, la Beta-HCG et le PAPP-A. 

Il est important de faire d’abord l’échographie puis la prise de sang. Un score est alors calculé par le laboratoire qui permet de déterminer le risque de trisomie 21. S’il est élevé, on pourra proposer une amniocentèse pour confirmer le diagnostic. S’il est moyen on proposera plutôt une prise de sang complémentaire et s’il est très faible on s’arrêtera là.

La déclaration de la grossesse auprès de l’administration

C’est aussi le moment de déclarer sa grossesse à la Caisse des allocations familiales (CAF) et à l’Assurance maladie (CPAM), si ce n’est pas déjà fait. Pour cela il suffit de transmettre la déclaration de grossesse complétée par votre médecin ou votre sage-femme en ligne ou par voie postale. Il est aussi conseillé d’informer son employeur.

Téléconsultez depuis chez vous

Prenez RDV dans la journée avec un gynécologue ou une sage-femme pour lui poser toutes vos questions. Disponibilités 7J/7 de 6h à 1h.

Comment bien vivre sa grossesse de 3 mois ?

L’annonce aux proches

À partir de la 12ème semaine de grossesse (14 SA), le risque de fausse-couche est désormais considérablement réduit, c’est pourquoi beaucoup de femmes décident d’attendre ce moment pour annoncer leur grossesse à leurs proches. Mais rien n’empêche de le faire avant. Selon vos envies, l’annonce peut se faire de manière classique (appel, message…) ou alors de manière originale (t-shirt à message, carte à gratter, puzzle…)

Prendre soin de sa santé

À 3 mois de grossesse, il est important d’avoir une bonne hygiène de vie afin qu’elle se déroule dans les meilleures conditions jusqu’à l’accouchement. 

Cela passe par la mise en place des habitudes d’une vie saine comme :

  • Avoir un régime alimentaire varié et équilibré, pauvre en sucres et en graisses et riche en fruits et légumes ainsi qu’en calcium et en fer dont votre bébé a besoin. Pour autant, ce n’est pas le moment de faire un régime restrictif, juste d’adopter de bonnes habitudes et d’exposer le fœtus à des goûts variés.
  • Boire de l’eau tout au long de la journée ;
  • Pratiquer une activité physique douce (aquagym, natation, marche pilates, yoga…) ;
  • S’abstenir de consommer des viandes et poissons crus ou peu cuits (des produits laitiers non pasteurisées, des salades et crudités non lavées…) pour limiter le risque de maladies liées à des bactéries alimentaires comme la listériose ou des parasites comme la toxoplasmose ;
  • On recommande de s’abstenir de consommer de l’alcool, du tabac ou des drogues. S’il est difficile de mesurer les conséquences de la consommation d’alcool sur le fœtus, on le lie à des troubles de l’apprentissage, de la concentration, du sommeil, à la dépression et à des malformations). Le tabac est quant à lui surtout responsable de retard de croissance in utero alors que les drogues peuvent mener à une addiction foetale précoce et à des troubles vasculaires comme la pré-éclampsie. N’hésitez pas à vous faire aider par un professionnel de santé ou une association en cas de dépendance.

Le repos est également de mise. Votre corps subit actuellement de grands changements et cela nécessite de l’énergie. Si vous vous sentez fatiguée, n’hésitez donc pas à prendre le temps de vous reposer pleinement, quitte à réorganiser votre routine quotidienne ou à alléger votre charge au travail.