
Fibrome utérin : quels sont les symptômes ?
Le fibrome utérin est une tumeur bénigne, parfois sans symptômes, qui concerne ou a concerné 7 femmes sur 10 à l’âge de 45 ans.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 13/06/26

Le fibrome utérin (ou léiomyome utérin) est une tumeur bénigne fréquente dont la prise en charge dépend des symptômes, de la taille et du projet de grossesse.
Le conseil clé : Consultez un médecin ou un gynécologue pour établir un bilan personnalisé et choisir la stratégie thérapeutique la mieux adaptée à votre situation.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM
Un fibrome utérin est une masse bénigne qui se développe à partir des tissus de l’utérus. Certains fibromes doivent être pris en charge, soit par un traitement médicamenteux, soit par une intervention chirurgicale. L’équipe médicale de Qare vous en dit plus sur les traitements des fibromes utérins.
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Un fibrome utérin est une tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l’utérus. Il en existe plusieurs types, qui varient selon leur localisation :
Par ailleurs, le fibrome sous-séreux se développant dans la cavité pelvienne peut être associé à des varices pelviennes douloureuses, une dilatation anormale des veines du bas-ventre.
Les fibromes sous-muqueux sont ceux qui représentent le plus de risques, en raison des complications qu’ils peuvent entraîner.
Quand la majeure partie de la masse se trouve dans l’utérus, cela peut donner lieu à des fausses couches ou à une anémie (à cause des pertes de sang abondantes).
Même si les causes des fibromes utérins ne sont pas encore précisément connues, il existe un point sur lequel la communauté scientifique s’accorde : leur évolution est étroitement liée aux variations hormonales.
La grossesse, par exemple, joue un rôle dans leur développement, en raison d’une augmentation significative du taux d’œstrogènes dans le sang. La ménopause, quant à elle, est une période où les fibromes régressent naturellement, puisque les œstrogènes diminuent.
Voir aussi : des sages-femmes
Il est important de noter qu’à l’heure actuelle, il n’existe pas de traitements naturels ou médicaux capables de faire disparaître complètement les fibromes utérins.
Les traitements médicamenteux préconisés sont symptomatiques. L’intervention chirurgicale n’est envisagée que lorsque les symptômes deviennent trop gênants.
Notez également que si le ou les fibromes utérins n’entraînent pas de symptômes, on ne les traite pas. La mise en place d’un simple suivi médical par échographie pelvienne pour surveiller leur évolution suffit.
Le choix du traitement est pris en fonction de différents facteurs, tels que le désir de grossesse, l’âge, le type de fibrome (volume, nombre, localisation), l’état général de la patiente, l’importance des symptômes et les éventuelles complications.
Oui, un fibrome peut régresser tout seul, sans que l’intervention d’un quelconque traitement n’ait été nécessaire. Toutefois, ce phénomène n’arrive pas à n’importe quel moment de la vie, seulement à la ménopause.
Durant cette période de la vie féminine, les hormones ovariennes (œstrogènes et progestérones) diminuent drastiquement, puis finissent par disparaître complètement. Les fibromes utérins étant grandement liés aux variations hormonales, c’est donc naturellement qu’ils régressent à la ménopause, chez une grande majorité de femmes.
En prenant en compte tous les facteurs nécessaires, le médecin peut proposer un traitement médicamenteux pour réduire les symptômes provoqués par le fibrome.
Les progestatifs
Ils ne permettent pas de réduire le volume des fibromes utérins. Leur rôle est de diminuer les saignements abondants qui ont lieu entre les règles ou pendant. Par exemple, un stérilet au lévonorgestrel.
Les analogues de la gonadolibérine (Décapeptyl®, Enantone®, Gosereline®, Gonapeptyl®)
Ce type de traitement est transitoire et généralement pris sur une période de 3 mois. Ils sont prescrits en cas de fibromes très volumineux, soit avant une opération destinée à les enlever ou quelque temps avant la ménopause, là où les symptômes disparaîtront spontanément.
À noter qu’en raison de la diminution d’œstrogènes qu’ils induisent, ces traitements peuvent être à l’origine d’effets secondaires. Parmi eux, une sécheresse vaginale, des céphalées, une prise de poids, des bouffées de chaleur, une fatigue, des troubles de l’humeur, une irritabilité…
Les médicaments anti-fibrinolytiques
Ils agissent comme coagulants et aident à réduire les saignements (ex : l’acide tranexamique).
Les antalgiques et les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS)
Ils permettent de réduire les douleurs provenant de la région pelvienne.
Dans certains cas, un fibrome utérin doit faire l’objet d’un traitement chirurgical. Cette option est valable quand celui-ci est jugé trop volumineux, s’il est responsable de douleurs très importantes, d’hémorragies ou d’infertilité.
Au regard du nombre de tumeurs, de leur localisation et de leur taille, le médecin chirurgien doit alors choisir entre plusieurs techniques :
Ce traitement peut être proposé à une patiente comme alternative à la chirurgie. Il consiste à obstruer certaines des artères qui vascularisent le fibrome, en injectant un produit.
L’embolisation artérielle est réalisée sous contrôle radiologique, par un radiologue interventionnel. Grâce à ce traitement, le fibrome n’est plus vascularisé et finit par diminuer de volume.
Attention toutefois, ce traitement est susceptible d’avoir un impact sur la fertilité, même si les cas observés sont rares.
Beaucoup de sites internet promettent de faire disparaître un fibrome utérin en utilisant les plantes ou autres remèdes miracle. Leur efficacité n’a jamais été prouvée.
Les seuls traitements qui permettent d’observer une amélioration dans la réduction des symptômes sont médicamenteux ou chirurgicaux.
Réponses relues par un médecin.
Les fibromes utérins ne sont pas des tumeurs malignes, mais bénignes. Elles n’ont pas vocation à évoluer vers des pathologies potentiellement mortelles.
Même si vos fibromes utérins ne nécessitent pas de prise en charge médicale, il est important de les faire surveiller. On détermine souvent le degré de gravité en fonction du type de fibrome (taille, volume, localisation).
Le fibrome utérin à lui seul n’est pas responsable d’une prise de poids, sauf s’il est vraiment très volumineux.
Cette prise de poids reste néanmoins minime, à raison de quelques centaines de grammes.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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