
Vaginisme : quels sont les symptômes de ce trouble sexuel ?
Le vaginisme est un trouble qui provoque une contraction des muscles du périnée et rend toute pénétration vaginale impossible.
Article relu par un professionnel de santé
3 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 16/08/22

Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles du vagin rendant la pénétration douloureuse ou impossible, reconnue comme trouble fonctionnel par la HAS.
À retenir : Consultez un médecin généraliste ou un gynécologue pour obtenir une prescription adaptée et débuter une prise en charge remboursée rapidement.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Considéré comme un trouble de la sexualité, le vaginisme concerne 1% des femmes en âge de procréer selon le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). Il se caractérise par une contraction inconsciente et prolongée des muscles du vagin lors des rapports sexuels, rendant la pénétration douloureuse voire impossible. Qu’est-ce qui cause le vaginisme ? De quelle manière peut-on le soigner ? Voici nos clés pour mieux appréhender ce trouble.
Parlez de vos douleurs à un gynécologue
Un gynécologue peut faire le point avec vous sur vos symptômes et vous orienter vers une prise en charge adaptée.
Le vaginisme c’est un trouble sexuel de la catégorie des dysfonctions (comme l’éjaculation précoce ou les troubles de l’orgasme). Il se définit par :
On distingue le vaginisme primaire et le vaginisme secondaire. Le premier concerne les femmes qui n’ont jamais eu de rapport sexuel avec pénétration, tandis que le second apparaît le plus souvent à la suite d’une dyspareunie (douleurs ressenties lors des rapports sexuels), chez des femmes ayant déjà eu des rapports avec pénétration.
Loin d’être purement physiques, les causes de cette dysfonction sont en réalité psychosomatiques et donc souvent en lien avec des peurs ou encore des traumatismes. Il faut donc se pencher sur ses origines afin de mieux l’appréhender.
Enfin, s’il est gênant, le vaginisme ne doit pas être source de honte. Il s’agit simplement de la réaction naturelle du corps face à une peur (qu’on la perçoive comme légitime ou pas). Il ne faut pas hésiter à en parler à son ou ses partenaires sexuels et à son gynécologue ou sa sage-femme, notamment si cela rend l’examen gynécologique impossible.
Voir aussi : un psychologue
Si les causes précises du vaginisme sont propres à chaque femme, voici les celles qui sont le plus souvent identifiées lors des consultations :
| Les causes du vaginisme primaire | Les causes du vaginisme secondaire |
|---|---|
| Une peur de souffrir pendant son premier rapport sexuel ; La pénétration vaginale peut avoir été décrite comme étant très douloureuse, causant de fortes appréhensions ; Un manque de connaissances de son propre corps et d’informations sur la sexualité ; Une éducation sexuelle très stricte, associée à des tabous moraux et/ou religieux. | Un traumatisme lié à la pénétration vaginale (au cours d’un rapport sexuel, d’un examen gynécologique…) ; Des douleurs lors des rapports sexuels passés (pouvant être liées à de l’endométriose par exemple) ; Des antécédents de violences sexuelles (attouchements pendant l’enfance, viol…) ; La reprise d’une activité sexuelle après une longue période d’arrêt. (https://www.qare.fr/sante/endometriose/profonde/) |
Comprendre pourquoi on souffre de vaginisme peut permettre de s’en libérer et d’envisager une vie sexuelle plus agréable et sereine. Cette démarche peut se faire avec l’accompagnement d’un médecin ou psychologue ayant une formation en sexologie.
Ces professionnels de santé sont les plus à même d’identifier les causes de ces contractions musculaires non désirées et de mettre en place un traitement efficace.
Se libérer du vaginisme passe dans un premier temps par la parole. Même si le sujet peut sembler gênant de prime abord, il concerne 6 à 15% des consultations en sexologie et ne doit donc pas être considéré comme un tabou. Pas besoin d’attendre que cela cause des tensions dans le couple ou d’avoir un projet bébé pour parler avec un professionnel.
De plus, l’accompagnement thérapeutique donne en général de bons résultats. 4 femmes sur 5 sont ainsi libérées des symptômes du vaginisme après quelques séances.
Le traitement du vaginisme passe ensuite par une rééducation sexuelle mise en place par un thérapeute. Elle peut consister en :
À retenir : si le vaginisme peut être source de désagréments et de gêne dans la vie sexuelle de celles qui en souffrent, il se soigne heureusement plutôt bien grâce à une combinaison de kinésithérapie et de psychothérapie.
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Réponses relues par notre équipe médicale.
Le vaginisme peut causer des douleurs pendant la pénétration, si on tente de forcer le passage malgré la contraction des muscles du périnée. Il est associé à de l’anxiété autour de l’acte sexuel et particulièrement de la pénétration vaginale.
Les douleurs pelviennes peut aussi être liées à des infections (mycoses, herpès…), aux suites d’un accouchement par voie basse ou encore à une lubrification insuffisante par exemple.
Le choix du professionnel de santé à consulter en cas de suspicion de vaginisme peut varier selon la situation. Le sexologue (qui peut être médecin ou psychologue) est le plus à même de vous écouter et de vous conseiller, car il est spécialisé sur les sujets touchant à la sexualité.
Rien n’empêche cependant d’en parler dans un premier temps à un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Ils pourront notamment éliminer d’éventuelles causes anatomiques.
Pour celles qui n’osent pas ou n’ont pas le temps de consulter un sexologue en cabinet, la téléconsultation est une bonne option. Elle peut permettre d’obtenir une première opinion et des conseils adaptés à votre situation.
De plus, elle se prête également bien aux séances de thérapie cognitivo comportementale.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
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