TDAH : tout savoir sur ce terme souvent utilisé mais inconnu
L’essentiel à retenir
Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental touchant 5% de la population mondiale, caractérisé par l’inattention, l’hyperactivité et/ou l’impulsivité. En France, 6% des enfants sont concernés, avec un sous-diagnostic marqué chez les filles et les adultes. Le diagnostic clinique repose sur la persistance des symptômes depuis l’enfance et leur retentissement sur la vie quotidienne. La prise en charge associe thérapies cognitivo-comportementales et, si nécessaire, traitement médicamenteux (méthylphénidate). Une intervention précoce permet de limiter l’impact sur la scolarité, le travail et les relations sociales.
Le TDAH reste un trouble souvent méconnu, source de nombreuses idées reçues et de diagnostics tardifs, particulièrement chez les filles et les adultes. Loin de se résumer à des enfants turbulents ou des adultes distraits, ce trouble neurodéveloppemental impacte significativement tous les aspects de la vie quotidienne : scolarité, travail, relations sociales et estime de soi.
Cet article propose un décryptage complet du TDAH, de sa définition aux différentes formes qu’il peut prendre, en passant par les spécificités selon l’âge et le sexe. Vous y découvrirez les signes qui doivent alerter, le parcours diagnostic, les ressources disponibles et les options thérapeutiques validées scientifiquement. Que vous soyez parent, enseignant, professionnel de santé ou concerné personnellement par ce trouble, vous trouverez ici les informations essentielles pour mieux comprendre le TDAH et accompagner efficacement les personnes atteintes.
TDAH chez l’adulte et l’enfant : décryptage d’un trouble souvent méconnu
Qu’est-ce que le TDAH ?
Le TDAH, ou Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité, est un trouble neurodéveloppemental qui se manifeste par l’association à des degrés variables de symptômes d’inattention, d’hyperactivité motrice et/ou d’impulsivité.
Il affecte de manière significative la capacité d’une personne à se concentrer, à terminer une tâche, à rester assise et à contrôler son tour de parole, ou à patienter, ce qui peut poser problème à l’école, au travail et dans les interactions sociales. Il peut donc avoir un impact considérable et peut parfois impacter la santé mentale.
Les causes du TDAH ne sont pas encore connues avec certitude.
Prévalence chez l’adulte et l’enfant
Le Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité touche environ 5 % de la population mondiale, avec une prévalence stable depuis des décennies.
Selon les études menées sur le sujet (et validées par la Haute Autorité de Santé), en France, 6 % des enfants de moins de 18 ans sont concernés. Le trouble est plus fréquent dans les familles avec antécédents de TDAH chez les parents.
Le sex-ratio est de 2 à 3 garçons pour 1 fille chez les enfants, mais devient égalitaire à l’âge adulte, indiquant un sous-diagnostic chez les filles. Ce sous-diagnostic s’explique notamment par des manifestations cliniques différentes dès l’enfance, les filles présentant souvent davantage d’inattention que d’hyperactivité.
En France, environ 3% de la population à l’âge adulte est diagnostiquée avec un TDAH. Cependant, ce chiffre pourrait être sous-estimé en raison du sous-diagnostic fréquent dans cette tranche d’âge, souvent attribué à une mauvaise compréhension des symptômes et à la capacité à développer des stratégies de compensation.
Le remboursement de ces traitements est pris en charge par l’assurance maladie sous réserve d’une prescription initiale par un médecin spécialiste et d’un renouvellement régulier du dossier médical.
Le mot de l’équipe médicale de Qare
« Le TDAH est un trouble complexe qui ne se limite pas seulement à des enfants turbulents. Il ne s’agit pas d’un problème éducatif mais d’un vrai trouble du neurodéveloppement qui handicape les enfants et adultes atteints dans l’ensemble des aspects de leur vie quotidienne.
Un repérage et des interventions précoces permettent de diminuer le retentissement du TDAH, de limiter les problèmes de comportement et le retentissement scolaire. »
Troubles associés
En cas de TDAH, il est important de rechercher des troubles associés, tels que des troubles de santé mentale, mais pas seulement. Cela peut inclure :
- Troubles des apprentissages : tels que la dyslexie, la dysorthographie ou la dyscalculie.
- Troubles anxieux : comprenant les troubles de l’anxiété généralisée, les crises d’angoisse, les phobies et le trouble panique.
- Mauvaise estime de soi
- Dépression : des épisodes dépressifs majeurs peuvent coexister.
- Troubles de l’humeur : comme l’hypomanie.
- Troubles du comportement : notamment le trouble oppositionnel avec provocation (TOP) et le trouble des conduites comme une tendance au risque inconsidéré.
- Troubles du sommeil : comme l’insomnie.
- troubles du spectre autistique, qui augmentent les difficultés dans les interactions sociales
- Troubles liés à l’usage de substances : une tendance accrue à l’abus de substances et à la dépendance.
Le TDAH et le trouble du neurodéveloppement
Le TDAH, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, fait partie des troubles du neurodéveloppement qui touchent aussi bien les enfants que les adultes. Selon l’association Hypersupers TDAH France, ce trouble se caractérise par un déficit de l’attention, une hyperactivité et une impulsivité, dont l’intensité et la forme varient d’une personne à l’autre. Ces symptômes, persistants et souvent repérables dès l’enfance, peuvent avoir un impact majeur sur la vie quotidienne, la scolarité, le travail et les relations sociales.
Les difficultés rencontrées par les personnes atteintes de TDAH sont multiples : troubles de la concentration, difficultés à réguler l’impulsivité, gestion complexe des tâches et de l’organisation, ou encore agitation et manque de régulation émotionnelle. Cependant, certaines personnes développent également des atouts liés au TDAH, comme une capacité de pensée divergente, une créativité accrue ou une hyperfocalisation sur des sujets qui les passionnent. Chez les enfants, cela se traduit souvent par des difficultés à suivre les consignes, à terminer les devoirs ou à rester attentifs en classe. Chez les adultes, le TDAH peut se manifester par des problèmes de gestion du temps, d’organisation au travail, ou encore par des difficultés à maintenir des relations sociales stables.
La prise en charge du TDAH doit être globale et personnalisée, impliquant différents professionnels de santé : médecins, psychologues, ergothérapeutes, mais aussi les familles et les enseignants. L’objectif est d’accompagner la personne dans la gestion de ses symptômes, d’améliorer sa qualité de vie et de favoriser son intégration sociale. Les ressources et informations fiables, telles que celles proposées par Hypersupers TDAH France ou le ministère de la Santé, sont précieuses pour guider les familles et les personnes concernées dans leur parcours.
La formation et la sensibilisation des parents, des enseignants et des professionnels de santé sont essentielles pour mieux comprendre le TDAH et adapter l’accompagnement. Une meilleure connaissance du trouble permet de mettre en place des stratégies efficaces, de limiter les situations d’échec et de favoriser l’épanouissement des enfants et des adultes concernés.
En résumé, le TDAH est un trouble du neurodéveloppement qui nécessite une prise en charge coordonnée et adaptée à chaque personne. L’accès à l’information, aux ressources spécialisées et à la formation est fondamental pour soutenir les familles, les professionnels et les personnes concernées, et leur permettre de trouver leur place dans la société.
Les différents types de TDAH
Le Trouble Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) se présente sous trois formes principales, mais leurs caractéristiques communes sont :
- des troubles présents dès l’enfance,
- présentant un caractère persistant au delà de 6 mois,
- ayant un retentissement sur le quotidien, les relations sociales, la vie familiale ou les apprentissages scolaires
TDAH avec prédominance inattentive (TDA)
Aussi nommée TDA, cette forme de TDAH se manifeste principalement par une difficulté d’attention. Les personnes atteintes ont souvent du mal à se concentrer sur les tâches, à suivre des instructions et à organiser leurs activités. Elles peuvent être facilement distraites, oublier des détails ou perdre fréquemment des objets. Ce type est souvent moins visible car il ne comporte pas de signes d’hyperactivité, ce qui peut entraîner un diagnostic tardif.
TDAH avec prédominance hyperactive/impulsive
Ce type est caractérisé par des comportements hyperactifs et impulsifs sans signe majeur d’inattention. Les personnes concernées peuvent avoir du mal à rester assises, à attendre leur tour, et à agir sans anticiper ce qui peut les conduire à prendre des risques. Elles peuvent parler de manière excessive, interrompre les autres ou agir de manière imprudente. Ce type de TDAH est souvent plus visible et plus rapidement diagnostiqué, en particulier chez les jeunes enfants.
TDAH mixte ou combiné
Le TDAH mixte ou combiné est le plus courant et comprend les 3 types de symptômes. Les individus atteints de TDAH mixte peuvent avoir du mal à se concentrer et à rester assis et avoir un comportement impulsif.
En cas de doutes, des médecins à l’écoute sont disponibles depuis chez vous.
TDAH chez l’adulte
Une reconnaissance moins fréquente du trouble
Le TDAH chez l’adulte est souvent moins reconnu et diagnostiqué que chez l’enfant. Les symptômes peuvent être interprétés comme des traits de caractère plutôt que des signes d’un trouble.
De plus, en grandissant, une personne aura souvent développé des mécanismes de compensation masquant les manifestations du TDAH. L’évolution des symptômes avec l’âge, notamment l’atténuation de l’hyperactivité au profit d’une agitation interne, complique davantage le repérage du trouble chez l’adulte.
Cette reconnaissance insuffisante peut entraîner des défis persistants dans la sphère professionnelle, sociale et personnelle d’un adulte atteint de TDAH, et à la longue impacter la santé mentale et la qualité de vie.
Un impact significatif dans la sphère personnelle et professionnelle
Le TDAH peut avoir un retentissement profond sur le quotidien. Il peut affecter toutes les sphères de la vie sociale, familiale ou professionnelle, et impacter l’estime de soi.
Dans le cadre professionnel, les personnes atteintes de TDAH peuvent avoir du mal à se concentrer, à respecter les délais et à organiser leurs tâches, ce qui peut entraîner une baisse de productivité, des conflits avec les collègues et des opportunités de carrière limitées. Les oublis fréquents et l’incapacité à rester assis longtemps peuvent également nuire à leur performance professionnelle.
Sur le plan familial, le TDAH peut engendrer des tensions et des incompréhensions. Les adultes atteints de TDAH peuvent avoir du mal à gérer les responsabilités domestiques, à suivre les routines familiales et à maintenir une communication claire et cohérente avec leurs proches. Cela peut entraîner des problèmes conjugaux, des frustrations et un stress accru au sein du foyer.
La vie sociale d’une personne avec TDAH peut également être affectée. L’impulsivité et l’hyperactivité peuvent rendre difficile le maintien de relations stables et harmonieuses. Les adultes atteints de TDAH peuvent avoir du mal à écouter les autres, à attendre leur tour dans une conversation et à contrôler leurs réactions, ce qui peut conduire à des malentendus et à l’isolement social.
Concernant la santé mentale, très souvent l’estime de soi est significativement affectée chez les adultes atteints de TDAH. Les échecs répétés, les critiques et le sentiment d’inadéquation peuvent éroder leur confiance en eux.
Ils peuvent se sentir incompris et constamment en décalage avec les attentes de la société.
Ce sentiment de dévalorisation peut exacerber les manifestations du TDAH et rendre encore plus difficile la gestion de leur quotidien.
Les subtilités chez la femme
Le TDAH chez la femme se manifeste souvent différemment de chez l’homme, avec des symptômes plus subtils, souvent axés sur le manque d’attention plutôt que l’hyperactivité.
Les femmes atteintes de TDAH peuvent éprouver des difficultés à gérer leurs responsabilités professionnelles et familiales, ressentant une surcharge mentale et une frustration. Elles sont également susceptibles de rencontrer des défis dans leurs relations sociales, se sentant parfois isolées et incomprises.
Sur le plan familial, la gestion des routines et des attentes peut être particulièrement éprouvante, entraînant des tensions.
Face aux injonctions sociétales, l’estime de soi des femmes avec TDAH peut être particulièrement affectée par des sentiments de culpabilité et d’inadéquation.
Le TDAH chez l’enfant
En France, on estime que 3,5 à 5,8 % des enfants scolarisés souffriraient de TDAH, ce qui représente un nombre important de jeunes touchés par ce trouble. L’école est un lieu où les difficultés liées au TDAH sont souvent les plus visibles, rendant essentiel un accompagnement adapté pour favoriser l’épanouissement de l’enfant.
L’âge moyen du diagnostic par un spécialiste se situe entre 9 et 10 ans. Cela signifie qu’il y a souvent un retard de diagnostic.
Selon les études menées, le TDAH présente un sex-ratio de 2 à 3 garçons pour 1 fille chez les enfants et adolescents, tandis que chez les adultes, le ratio devient égalitaire avec 1 homme pour 1 femme. Cela implique un sous-diagnostic du TDAH chez les filles.
Les parents peuvent jouer un rôle crucial dans leur capacité à détecter les premiers signes afin d’identifier le trouble de façon précoce, et démarrer une prise en charge adaptée selon les besoins de l’enfant.
Les manifestations du TDAH chez les enfants diagnostiqués se répartissent de la manière suivante :
- Trouble de l’attention : environ 47 % des enfants. Ils ont souvent du mal à se concentrer, à suivre des instructions et à terminer ce qu’ils commencent. La lecture peut être perçue comme une activité difficile ou ennuyeuse, ce qui peut entraîner une compréhension limitée ou une évitement de la lecture.
- Hyperactivité/impulsivité : environ 36 % des enfants. Ils peuvent avoir du mal à rester assis, parler excessivement et agir sans réfléchir. Certains enfants répondent aux questions avant même qu’elles ne soient terminées, illustrant leur impulsivité et leur difficulté à attendre la fin d’une consigne ou d’une question avant de répondre.
- Association des trois symptômes : environ 17 % des enfants présentent une combinaison des trois symptômes principaux.
La mise en place d’aménagements scolaires adaptés est essentielle pour soutenir la réussite des enfants avec TDAH, en coordonnant les actions entre l’école, la famille et les professionnels de santé.
Les symptômes associés au TDAH
Les signes du déficit d’attention
- Difficulté à prêter attention aux détails, tendance à faire des erreurs d’étourderie.
- Manque d’attention durant une tâche ou un jeu.
- Semble ne pas écouter quand on lui parle directement.
- Difficultés à suivre les instructions et à terminer les tâches.
- Problèmes d’organisation.
- Évite ou est réticent à s’engager dans des activités nécessitant un effort mental soutenu.
- Perd souvent des objets.
- Se laisse facilement distraire par des stimuli externes.
- Oublis fréquents dans la vie quotidienne.
Les signes d’hyperactivité
- Remue souvent les mains ou les pieds, ou se tortille sur son siège.
- Quitte souvent son siège dans des situations où il est censé rester assis.
- Court ou grimpe partout, dans des situations où cela est inapproprié (chez les adolescents ou les adultes, cela peut se manifester par un sentiment d’agitation).
- A du mal à jouer ou à se détendre tranquillement.
- Est souvent « sur le qui-vive » ou agit comme s’il était « monté sur ressorts ».
- Parle excessivement.
Les signes d’impulsivité
- Laisse souvent échapper la réponse avant que la question ne soit entièrement posée.
- A du mal à attendre son tour.
- Interrompt souvent les autres ou impose sa présence (par exemple, fait irruption dans des conversations ou des jeux).
Repérage et diagnostic du TDAH
Le diagnostic de TDAH est posé par un médecin, le plus souvent un neuropédiatre ou un pédopsychiatre pour les enfants, un neurologue ou un psychiatre pour les adultes. Les médecins généralistes sont également de plus en plus formés au repérage des troubles et à l’orientation des patients dans le parcours de soins.
Chez l’Adulte
Le diagnostic du TDAH est clinique. Il repose sur l’observation de symptômes persistants d’inattention et d’hyperactivité/impulsivité depuis l’enfance. Le processus inclut une étude rétrospective validant la présence des symptômes dès l’enfance, l’utilisation d’échelles d’évaluation comme la DIVA et la prise en compte des descriptions du patient.
Les symptômes doivent se manifester dans divers contextes (travail, vie de famille, loisirs) et avoir un impact significatif sur la vie quotidienne, sans être expliqués par un autre trouble. Le diagnostic repose sur les critères du DSM-5, qui exigent la présence d’au moins 5 symptômes d’inattention ou d’hyperactivité/impulsivité chez l’adulte.
Chez l’enfant
Le repérage du TDAH chez l’enfant et l’adolescent repose souvent sur les observations de l’entourage et du personnel scolaire, qui jouent un rôle clé en raison de l’impact scolaire du trouble.
Les enseignants et le médecin scolaire peuvent signaler des signes évocateurs tels qu’un manque de concentration, une agitation excessive et des difficultés organisationnelles.
Le médecin de premier recours comme le médecin traitant, grâce à sa proximité avec l’enfant et sa famille, est central dans l’établissement d’un pré-diagnostic, en prenant en compte la durée, la fréquence et le contexte des symptômes (un parcours détaillé sur le site d’Ameli). Il peut orienter si besoin l’enfant et sa famille vers les professionnels de santé nécessaires pour débuter une prise en charge (par exemple en orthophonie ou en psychomotricité).
Une évaluation clinique approfondie, menée par un médecin spécialiste, est ensuite nécessaire pour confirmer le diagnostic de TDAH et poursuivre une prise en charge adaptée.
Traitements et prise en charge du TDAH
Accompagnement psychologique
L’accompagnement non médicamenteux des patients atteints de TDAH est une des ressources clés, et doit être mis en œuvre dès le diagnostic.
Il inclut des thérapies comportementales, cognitives et éducatives. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) aident à développer des stratégies pour gérer l’inattention, l’impulsivité et l’hyperactivité.
D’autres ressources sont disponibles, comme les programmes de guidance pour les parents et les enseignants. Ils sont essentiels pour soutenir l’enfant, en fournissant des outils pour gérer les comportements problématiques et renforcer les compétences sociales et académiques.
Un suivi régulier et un soutien psychologique peuvent également aider à traiter les troubles associés tels que l’anxiété ou la dépression, assurant une prise en charge globale et continue du patient.
Traitement Médicamenteux
Le traitement médicamenteux de référence du TDAH est le méthylphénidate (Ritaline®, Concerta®, ou Medikinet® pour citer les plus connus).
Ces médicaments agissent en augmentant les niveaux de certains neurotransmetteurs dans le cerveau, aidant ainsi à améliorer l’attention et à réduire l’hyperactivité et l’impulsivité.
D’autres médicaments, comme l’atomoxétine et certains antidépresseurs, peuvent être utilisés en cas de réponse insuffisante au méthylphénidate ou en contre-indications.
La prescription de ces médicaments doit être soigneusement encadrée par un médecin spécialiste en raison des effets secondaires potentiels connus, les plus fréquents étant la perte d’appétit et les troubles du sommeil (voir les recommandations de sécurité de l’ANSM).
Ces traitements peuvent être prescrits par un pédiatre, un neurologue ou en pédopsychiatre en ville, et le renouvellement est possible par le médecin traitant de l’enfant.
Quels sont les signes du TDAH ?
Le syndrome de déficit de l’attention hyperactivité se manifeste par trois catégories de signes : l’inattention (difficulté à se concentrer, oublis fréquents, erreurs d’étourderie), l’hyperactivité (agitation motrice, difficulté à rester assis) et l’impulsivité (réponses précipitées, interruptions fréquentes). Ces repères cliniques, présents dès l’enfance, doivent persister au-delà de 6 mois et avoir un retentissement significatif sur la vie quotidienne, la scolarité ou les relations sociales pour évoquer cette maladie.
Quels sont les 3 types de TDAH ?
La littérature médicale distingue trois formes de TDAH selon la prédominance des symptômes : le type avec prédominance inattentive (sans hyperactivité), le type avec prédominance hyperactive/impulsive, et le type mixte ou combiné qui associe les trois manifestations. L’évolution de ces différents mode de présentation peut varier au cours du développement, notamment entre l’enfance et l’âge adulte, avec parfois une atténuation de l’hyperactivité qui rend le diagnostic plus difficile chez l’adulte.
Comment se comporte une personne TDAH ?
Une personne atteinte de TDAH présente des difficultés à maintenir son attention, à organiser ses tâches et à contrôler ses impulsions, ce qui impacte significativement sa vie quotidienne, professionnelle et sociale. Sur la page des manifestations cliniques, on retrouve des comportements tels que l’oubli d’objets, l’interruption fréquente des conversations, l’agitation motrice et les difficultés à terminer ce qui est commencé. Ces manifestations varient selon l’âge, le contexte et nécessitent une éducation de l’entourage pour une meilleure compréhension du trouble.
Est-ce que le TDAH se soigne ?
Oui, le TDAH se soigne grâce à une prise en charge globale combinant accompagnement non médicamenteux et, si nécessaire, traitement médicamenteux. La preuve de l’efficacité des thérapies cognitivo-comportementales et du méthylphénidate est établie, avec un remboursement par l’assurance maladie sous conditions. Cette prise en charge personnalisée, impliquant professionnels de santé, famille et école, permet d’améliorer significativement la qualité de vie et de limiter l’impact du trouble sur le quotidien des personnes concernées.
Références scientifiques et recommandations officielles
Les informations médicales de cet article sont fondées sur les publications des autorités de santé suivantes :
- Haute Autorité de Santé (HAS) – TDAH : Diagnostic et prise en charge chez l’enfant et l’adolescent – Consulter la recommandation (Validé en septembre 2024).
- Assurance Maladie (Ameli) – Comprendre le TDAH : symptômes et diagnostic – Voir la fiche pratique (2025).
- Inserm – Minute d’attention : C’est quoi le TDAH ? – Lire l’article scientifique (Mis à jour 2022).
- ANSM – Le méthylphénidate dans la prise en charge du TDAH chez l’enfant – Consulter le dossier thématique.
