Dysphorie de genre : réussir à la comprendre pour mieux la prendre en charge

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La dysphorie de genre n’est pas un terme nouveau, mais il a bénéficié d’une certaine médiatisation ces dernières années. Si vous n’en avez jamais entendu parler, il désigne une inadéquation entre son sexe et son genre. Qu’implique-t-il concrètement ? Quels recours existent pour les personnes qui en souffrent ? L’équipe médicale de Qare vous explique tout ce que vous devez savoir sur la dysphorie de genre.

La dysphorie de genre, qu’est-ce que c’est ?

La dysphorie de genre (DG) désigne, par définition, un sentiment de souffrance ou de détresse exprimé par une personne dont l’identité sexuée et l’identité de genre ne sont pas en accord avec le sexe qui lui a été assigné à la naissance.

Les témoignages font souvent état d’un sentiment d’être né « dans le mauvais corps ». Cette inadéquation entre l’identité de genre, c’est-à-dire le sexe dans lequel on s’identifie (femme, homme, autres) et le sexe assigné, entraîne une souffrance.

Ces personnes s’identifient comme étant transgenre, trans, androgynes, avec une variation de genre, « queer » … Les adultes, comme les enfants, peuvent être concernés par la dysphorie de genre.

Autrefois qualifiée de « trouble de l’identité de genre », la dysphorie de genre a été reclassifiée en 2019 par l’Organisation Mondiale de la Santé comme « condition liée à la santé sexuelle ».

Comment se manifeste la dysphorie de genre ?

Les symptômes de dysphorie de genre chez les enfants

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la dysphorie de genre existe aussi chez les enfants. Elle commence même très tôt, souvent avant l’âge de 2 à 3 ans. En revanche, peu d’enfants qui ont été diagnostiqués dysphoriques de genre le restent une fois adultes.

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il subsiste à ce jour un fervent débat sur le fait de soutenir ou non la transition médicale et/ou sociale des enfants.

Parmi les signes que présentent les enfants dysphoriques :

  • Une insistance sur leur appartenance à l’autre sexe ;
  • Un profond sentiment d’appartenance au sexe dans lequel ils souhaitent s’identifier ;
  • Une préférence pour les vêtements, les jeux et les activités caractéristiques de l’autre sexe ;
  • Une forte aversion de leur anatomie ;
  • Une préférence pour les camarades du sexe opposé ;
  • Une forte préférence pour les rôles de genre opposés dans les jeux.

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Les symptômes de dysphorie de genre chez les adolescents et les adultes

Il est important de noter que même si la plupart des adultes diagnostiqués avec une dysphorie de genre ont observé des symptômes précoces étant enfant, il arrive que ces derniers ne se présentent qu’à l’âge adulte.

Ces premiers signes peuvent survenir à l’adolescence, lorsque les caractéristiques sexuelles se développent ou plus tard. Parmi eux, on distingue :

  • Un désir fort de changer ses caractéristiques sexuelles ;
  • Des suppressions, améliorations ou modifications de ses parties physiques (rembourrage ou bandage des seins, élimination ou pousse des poils…) ;
  • Une forte volonté de vivre et d’être traité comme le genre dans lequel on s’identifie ;
  • Une différence significative entre l’identité de genre et le sexe assigné ;
  • Un désir de disposer de caractéristiques sexuelles du genre dans lequel on s’identifie.

Les complications possibles de la dysphorie de genre

Être dysphorique de genre entraîne une lutte permanente au quotidien. Les conséquences qui en résultent portent parfois atteinte à la sécurité et au bien-être de la personne, qui ne se sent pas à sa place dans son propre corps. Parmi les risques de complications, on observe :

  • Anxiété
  • Angoisse
  • Dépression
  • Automutilation
  • Comportements à risques
  • Comportements suicidaires

Quelles sont les causes de la dysphorie de genre ?

Les origines de la dysphorie de genre sont multiples. La communauté scientifique s’accorde sur une cause génétique, ainsi que sur l’environnement biologique et hormonal pendant la période prénatale. Les facteurs sociaux et familiaux peuvent également influer, ainsi que la qualité et la stabilité de la relation parentale.

Diagnostic et traitement

Si vous pensez que vous ou l’un de vos proches êtes dysphorique de genre, vous pouvez, dans un premier temps, vous appuyer sur des tests en ligne, dont les questions peuvent vous guider. Cependant, une consultation chez un spécialiste reste la meilleure solution.

Comment diagnostiquer une dysphorie de genre ?

Même si la dysphorie de genre n’est pas un trouble mental, un professionnel de santé se base sur les critères spécifiques du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5) de l’Association américaine de psychiatrie.

Ainsi pour la diagnostiquer chez toutes les classes d’âge, il faut la présence :

  • « D’une incongruité marquée entre le sexe de naissance et le ressenti de l’identité de genre ». Celle-ci doit être présente depuis au moins 6 mois.
  • « D’une souffrance clinique importante et une altération fonctionnelle en lien avec cette incongruité ».

Chez les enfants, au moins six critères doivent être présents (préférence des vêtements jeux de l’autre sexe, aversion de l’anatomie…).

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Comment soigner une dysphorie de genre ?

En l’absence d’altération du fonctionnement ou de souffrance psychologique, la dysphorie de genre ne requiert aucune prise en charge thérapeutique. Si besoin, le traitement consiste à accompagner les patients dans l’acquisition de leur nouvelle identité de genre (traitements hormonaux et chirurgicaux).

Comment réagir face à mon enfant qui présente des symptômes de dysphorie de genre ?

Pour les parents d’un enfant dysphorique de genre, la situation peut être compliquée à gérer. Manque d’informations, incompréhension et/ou jugement de la part de l’entourage, sentiment d’impuissance… Les émotions se mélangent.

Pour commencer, si vous constatez que les signes de dysphorie de genre chez votre enfant ne sont pas passagers, mais qu’au contraire, ils s’intensifient avec le temps, ne tardez pas à demander de l’aide.

Liste de contacts possibles :

Foire aux questions

Qu’est-ce que le trouble dysphorique prémenstruel ?

Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) désigne des effets psychologiques graves chez une femme durant la période entre l’ovulation et les règles (phase lutéale).

Ce trouble est particulièrement difficile à vivre, en raison de la détresse psychique qu’il engendre, sa périodicité (tous les mois), mais également en raison d’une certaine incompréhension de l’entourage.

Les effets sont si handicapants que les femmes atteintes s’exposent à de réelles perturbations dans leur vie quotidienne, professionnelle et sociale. Certaines d’entre elles font même face à des idées suicidaires.