
Dépression chronique : causes, symptômes, traitements
La dépression chronique se caractérise par une durée d'au moins 2 ans et provoque notamment une perte d'intérêt et une tristesse permanente.
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8 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 04/08/21

La dépression post-partum (DPP) est un trouble dépressif qui peut survenir autour de la naissance, distinct du baby blues, et qui nécessite une prise en charge adaptée.
À retenir : Consultez sans attendre votre médecin ou sage-femme si les symptômes dépressifs persistent plus de 2 semaines après l’accouchement.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, 1000 premiers jours
Environ 10 à 20 % des femmes qui viennent d’accoucher sont touchées par la dépression post-partum. Le père ou le coparent peut aussi en souffrir après la naissance. En quoi diffère-t-elle du baby blues ? Comment la repérer et comment en sortir ? L’équipe médicale de Qare fait le point sur ce trouble encore trop souvent sous-estimé.
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La dépression post-partum est un trouble dépressif qui concerne environ 10 à 20 % des femmes après l’accouchement. Par définition, les symptômes de la dépression post-partum durent au minimum 2 semaines. Ce syndrome comporte quelques particularités telles qu’une perte d’estime autour de la maternité et une anxiété centrée sur le nourrisson.
Les causes de cette dépression sont multi-factorielles. Cela peut être dû aux changements biologiques mais également au stress lié au bouleversement du quotidien. Un terrain dépressif sous-jacent peut également être révélé par l’accouchement. Un premier épisode de dépression post-partum entraîne un risque de rechute lors d’une grossesse ultérieure ou encore l’installation d’une dépression récurrente.
Par ailleurs, la fatigue liée à la grossesse peut constituer un facteur aggravant du terrain dépressif révélé par l’accouchement.
La dépression post-partum peut survenir à tout moment au cours de l’année qui suit la naissance. Elle débute le plus souvent dans les premières semaines après l’accouchement, avec une période plus à risque entre le 2e et le 6e mois.
Les pères et les coparents peuvent eux aussi traverser une période de souffrance dépressive ou anxieuse après la naissance — près d’un père sur dix selon le programme des 1000 premiers jours. Les causes sont multiples : bouleversement du quotidien, fatigue, antécédents, isolement ou difficultés au sein du couple. Certains ressentent de la culpabilité, l’impression de ne pas être à la hauteur ou d’être submergés par les nouvelles responsabilités parentales.
Comme pour la mère, une tristesse persistante, une perte d’intérêt, une irritabilité importante, des troubles du sommeil ou des idées noires doivent conduire à en parler à un professionnel de santé. La stigmatisation autour de la santé mentale, en particulier masculine, freine encore trop souvent cette démarche. Selon les situations, un accompagnement psychologique ou un traitement peut être proposé après évaluation médicale.
Dans les cas de dépression plus sévère nécessitant un suivi, les symptômes peuvent inclure une anhédonie profonde, des troubles du sommeil sévères et une incapacité fonctionnelle nécessitant une prise en charge psychiatrique adaptée.
Les signes de la dépression post-partum peuvent inclure :
En cas d’urgence : si vous avez des idées suicidaires, des pensées de vous faire du mal ou de faire du mal à votre bébé, ou en cas de détresse intense, ne restez pas seule. En cas de danger immédiat, appelez le 15 (SAMU) ou le 112. Pour être écoutée et orientée à tout moment, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide (gratuit, 24h/24 et 7j/7).
Des outils de repérage, comme l’auto-questionnaire EPDS ou l’entretien postnatal précoce, peuvent aider à repérer une souffrance et à savoir quand consulter ; ils ne remplacent pas un avis médical mais facilitent la prise de contact. Le plus important est d’en parler à un professionnel de santé : la dépression post-partum est fréquente et il n’y a aucune raison de culpabiliser.
Cependant, il est parfois difficile de détecter le trouble et de poser un diagnostic, car certaines femmes se sentent coupables et n’en parlent pas, voire même refusent une prise en charge.

L’EPDS, ou Edinburgh Postnatal Depression Scale, est un questionnaire court utilisé pour repérer des symptômes dépressifs pendant la grossesse ou après l’accouchement. Il comporte 10 questions portant sur les 7 derniers jours, notamment l’humeur, l’anxiété, la culpabilité, les pleurs, le sommeil, la capacité à se réjouir ou les pensées de se faire du mal.
L’EPDS ne permet pas, à elle seule, de poser un diagnostic de dépression post-partum. Un score élevé ou la présence d’idées de mort ou d’automutilation doit conduire à demander rapidement un avis professionnel.
Les seuils d’interprétation peuvent varier selon les contextes et les populations. Le résultat doit donc être interprété avec un médecin, une sage-femme, un psychologue ou un psychiatre, en tenant compte des symptômes, de leur durée, du contexte familial et du retentissement sur la vie quotidienne.
Le baby blues et la dépression post-partum ne sont pas la même chose. Le baby blues est un état passager et très fréquent, lié aux bouleversements et aux changements hormonaux qui suivent l’accouchement : il survient dans les premiers jours (avec souvent un pic vers le 3e jour, d’où le nom de « syndrome du 3e jour »), reste bénin et disparaît de lui-même en quelques jours, le plus souvent sans traitement. En revanche, si les symptômes persistent au-delà de 15 jours, sont sévères ou s’accompagnent d’idées noires, il faut rechercher une dépression post-partum et demander un avis professionnel.
La dépression post-partum est plus tardive et se développe dans les semaines voire les mois qui suivent. Les premiers symptômes ne sont pas forcément évidents. Une prise en charge le plus tôt possible est conseillée car une dépression post-partum mal soignée ou qui dure augmente les risques d’un trouble dépressif chronique.
Pour sortir de la dépression post-partum, la première étape est d’en parler — à un proche, à votre conjoint ou à un professionnel de santé. Votre médecin traitant, votre sage-femme ou votre gynécologue peuvent vous écouter et vous orienter, notamment vers un psychologue ou un psychiatre. La prise en charge dépend de l’intensité des symptômes, du contexte familial, de l’allaitement, des antécédents et du risque suicidaire ; elle peut associer un soutien psychologique, une psychothérapie, un suivi rapproché et, dans certains cas, un traitement médicamenteux prescrit par un médecin.
L’entretien postnatal précoce est un rendez-vous proposé entre la 4e et la 8e semaine après l’accouchement, réalisé par un médecin ou une sage-femme. Il permet notamment de repérer les signes de dépression post-partum, d’identifier les facteurs de risque et d’évaluer les besoins d’accompagnement de la mère ou du couple.
Longtemps taboue, la dépression post-partum est une situation fréquente, qu’il est important de prendre en charge pour éviter qu’elle ne s’aggrave. Avec un accompagnement adapté, il est possible d’aller mieux. Échanger avec d’autres parents peut apporter du soutien, mais ne remplace pas un avis médical : en cas de symptômes qui durent, adressez-vous à votre médecin, votre sage-femme ou un centre de PMI.
Plusieurs professionnels peuvent intervenir : médecin traitant, sage-femme, psychologue, psychiatre. Un accompagnement psychologique ou une psychothérapie (par exemple une thérapie cognitivo-comportementale) est recommandé quelle que soit la sévérité ; selon la situation, il peut être associé à un traitement médicamenteux prescrit par un médecin. En cas d’allaitement, le choix d’un traitement se discute avec un professionnel de santé afin d’évaluer la balance bénéfices/risques. Certains traitements, comme des anxiolytiques, ne sont envisagés qu’au cas par cas, sur une courte durée et après évaluation médicale, notamment si l’anxiété est importante. Dans certaines situations, un arrêt de travail peut être utile le temps de récupérer.

Lire aussi : dépression et covid-19 : quels liens ?
Il est normal de vous demander que faire si vous pensez que votre femme, votre conjointe ou une amie fait une dépression post-partum. La prise en charge la plus appropriée dépend de plusieurs facteurs. Rappelez-vous que pour s’en sortir, il est important que la personne soit accompagnée par un professionnel de santé.
En parallèle de cette prise en charge, vous pouvez apporter votre soutien de plusieurs façons :
Si vous êtes son partenaire, il est évidemment important d’en parler et de trouver des solutions pour l’aider. Un déséquilibre dans la répartition des tâches ou une charge mentale accrue peut accentuer le mal-être ressenti.
Si nécessaire, un psychologue spécialisé en thérapie familiale peut vous aider à traverser cette période.
Non, pas à elle seule. L’EPDS est une échelle de dépistage qui aide à repérer des symptômes dépressifs pendant la grossesse ou après l’accouchement. Un score élevé ou une réponse évoquant des pensées de se faire du mal doit être discuté rapidement avec un professionnel de santé.
Si vous ne trouvez pas de psychologue disponible près de chez vous, et que vous ressentez le besoin d’être accompagné, vous pouvez avoir recours à la téléconsultation. Sur Qare, vous pouvez trouver un psychiatre ou un psychologue disponible. Vous pouvez choisir le professionnel de santé en fonction de sa spécialité.
Après votre première téléconsultation, vous pouvez décider de poursuivre en présentiel ou continuer la psychothérapie à distance.
En cas de problème, vous pouvez téléconsulter un médecin généraliste ou un psychiatre sur Qare. En lui décrivant vos symptômes, il pourra décider de vous prescrire un traitement ou vous orienter vers la marche à suivre selon votre situation.
Vous avez besoin de soutien mais votre psy n’est pas disponible. Sur Qare, vous pouvez téléconsulter d’où vous voulez. Des psychologues peuvent vous répondre dans l’heure. Pour consulter un psychologue ou un psychiatre, il vous suffit de vous rendre sur Qare.fr ou notre application mobile et de prendre rendez-vous. Les tarifs sont les mêmes qu’en cabinet et les téléconsultations avec des médecins sont remboursables par l’Assurance Maladie. Vous pouvez prendre rendez-vous avec un psychologue ou un psychiatre.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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