
Nutrition et COVID-19 : « Booster » son système immunitaire est-il possible ?
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5 min de lecturePublié le 08/02/21

Article publié en février 2021, à l’arrivée des premiers variants du SARS-CoV-2. Il décrit leurs conséquences sur les gestes barrières, le dépistage et la vaccination à cette date.
Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de nouveaux variants du virus SARS-CoV-2 sont apparus et génèrent de nombreuses préoccupations. Est-ce à juste titre ? Quelles sont les conséquences de l’arrivée de ces variants sur le territoire français ? Cela compromet-il l’efficacité des vaccins ? Qare décrypte ces nouveaux variants et leurs possibles effets sur notre vie de tous les jours.
L’évolution naturelle des virus est émaillée de mutations successives, et depuis le début de la pandémie, le SARS-CoV-2 a déjà muté de nombreuses fois sans impact majeur jusqu’ici. Occasionnellement, certaines mutations peuvent apporter un avantage aux virus en termes de propagation ou de gravité de la maladie qu’ils induisent. Ainsi trois nouveaux variants, un anglais, un sud-africain et un brésilien, sont apparus depuis fin 2020 et semblent se transmettre de façon plus rapide.
Pour l’instant, il n’y a pas plus d’information sur le niveau de sévérité de la maladie qu’ils provoquent, mais en augmentant leur vitesse de diffusion et donc en touchant plus de monde, une augmentation au moins proportionnelle du nombre de cas sévères est à prévoir. Il y a tout de même un point rassurant : à ce jour, et même si la souche anglaise se transmet plus (de 50 à 70% supérieure aux SARS-Cov-2 « classiques »), les anticorps présents chez les personnes vaccinées semblent suffire à neutraliser le virus.
Les variants sud africain et surtout brésilien sont plus préoccupants que le britannique, car l’efficacité des anticorps semble amoindrie. Le délai d’adaptation des stratégies vaccinales varie en fonction du type vaccin. On sait déjà que les vaccins à ARNmessager, tels que ceux de Pfizer et de Moderna, peuvent être adaptés rapidement pour répondre à l’arrivée de nouveaux variants. Quelques semaines seraient suffisantes afin de produire un nouveau vaccin de ce type selon les laboratoires concernés.
L’Afrique du Sud a suspendu la vaccination avec le vaccin produit par le laboratoire AstraZeneca, car il offrirait une protection limitée chez les jeunes adultes face au variant dit sud-africain, selon une étude de l’université du Witwatersrand à Johannesburg, qui n’a pas encore été validée par les pairs. L’étude portant sur des sujets jeunes à faible risque ne permet encore pas d’évaluer l’efficacité du vaccin sur les formes graves.
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En état actuel des connaissance, le risque des variants est principalement lié à la rapidité de propagation, il est donc important d’accentuer les efforts pour limiter cette propagation. La bonne nouvelle vis-à-vis des nouveaux variants est que les gestes barrières restent efficaces (port du masque, lavage des mains, distanciation physique). Il faut donc accentuer les mesures barrières et les appliquer le plus strictement possible, même après vaccination.
Les mesures de dépistage, d’isolement et de traçage ont été renforcées pour les personnes contaminées par les variants dits sud-africain ou brésilien. Pour suivre la propagation de ces variants et d’éventuels autres variants, il est nécessaire de pouvoir les « tracer ».
D’autres recommandations ont été adaptées afin de lutter contre la propagation des cas liés à ces variants :
Il est également nécessaire de limiter les brassages (notamment dans les transports internationaux) ainsi que les rassemblements de population (par exemple dans les très grandes surfaces). Pour le moment, le gouvernement n’a pas annoncé de nouvelles mesures concernant les mesures sanitaires, hormis la fermeture de certains centres commerciaux, la limitation des voyages à l’étranger et la restriction des entrées sur le territoire.
La plus grande propagation des variants entraînant une augmentation du nombre total de cas, on peut s’attendre à une augmentation proportionnelle de cas d’enfants infectés. Cependant, il n’y a pas encore d’informations sûres sur l’évolution des variants dans la population pédiatrique, les avis sont encore contradictoires. Pour le moment, rien ne porte à croire qu’il y aurait plus de formes graves chez les enfants à cause de ces variants.
Bon à savoir : on considère que les enfants prépubères sont à distinguer des adolescents dont les comportements se rapprochent de ceux des adultes en termes de propagation.
Si on se fonde sur la rapidité de propagation et donc la capacité pour un variant à devenir la forme dominante dans une population, la survenue d’un pic lié à un variant est une éventualité crédible, mais pas inéluctable. Cela dépendra de plusieurs facteurs dont :
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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