
3 avancées majeures sur l’endométriose
Si l’endométriose touche 1 femme sur 10 en France, découvrez 3 nouvelles avancées majeures pour y faire face avec Qare.
Article relu
3 min de lecturePublié le 14/10/21

Le trouble dysphorique prémenstruel est encore mal connu alors qu'il touche de nombreuses femmes avant leurs règles.
Le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM) se distingue du syndrome prémenstruel (SPM) par la gravité de ses symptômes.
Il toucherait entre 2 et 8 % des femmes (probablement davantage).
Très handicapant au quotidien, il entraîne bon nombre d’entre elles dans une dépression intense, parfois suicidaire, avant chaque cycle.
La plupart des femmes qui ont leurs règles ont certainement déjà eu affaire au moral dans les chaussettes, à l’humeur changeante, à l’irritabilité…
À l’approche des menstruations, le corps fait en effet face à des changements hormonaux importants.
La baisse des œstrogènes, par exemple, a un réel impact sur le mental, puisqu’elle est responsable d’une chute des niveaux de sérotonine (aussi appelée « l’hormone du bonheur ») dans le cerveau.
Selon les femmes, les symptômes prémenstruels induits par ces fluctuations hormonales restent relativement raisonnables et ne perturbent pas leur vie outre-mesure.
Il s’agit d’un trouble responsable d’effets psychologiques graves chez les femmes durant la phase lutéale (période entre l’ovulation et les règles).
Sa périodicité le rend particulièrement difficile à vivre, puisque les symptômes reviennent tous les mois, à chaque menstruation.
En raison des affections diverses, extrêmes et parfois brutales qu’entraîne le trouble dysphorique prémenstruel, les femmes atteintes font face à de réelles perturbations dans leur vie quotidienne, sociale et professionnelle.
Souvent confondus, on qualifie le trouble dysphorique prémenstruel comme étant une forme sévère du syndrome prémenstruel.
Ils entraînent des manifestations relativement semblables avant les règles :
Physiquement, on observe chez certaines femmes une rétention d’eau à l’origine d’une prise de poids ponctuelle ou d’œdèmes.
Les seins peuvent également être douloureux et tendus.
Le trouble dysphorique prémenstruel se distingue par une gravité plus prononcée des symptômes psychologiques.
Les émotions sont fluctuantes à l’extrême avec une humeur majoritairement dépressive, ainsi qu’une anxiété et une irritabilité importantes.
Certaines femmes font même face à des idées suicidaires durant cette période.
La douleur physique et psychique durant les règles étant encore trop fréquemment considérée comme une fatalité, le trouble dysphorique prémenstruel est souvent sous-diagnostiqué.
Si l’errance médicale pour ce trouble est moins marquée qu’il y a encore quelques années, sachez toutefois que comme pour les douleurs physiques provoquées par l’endométriose, par exemple, il n’est pas normal de ressentir une souffrance psychologique importante à chaque cycle.
Pour établir le diagnostic, une patiente doit présenter 5 symptômes ou plus au cours de la semaine précédant ses menstruations. Ils doivent disparaître quelques jours après le début de ses règles.
Au premier examen clinique, le médecin demande généralement la réalisation d’un calendrier du cycle prémenstruel. Ce document doit être composé d’un suivi journalier des humeurs.
Des variations d’humeur liées à votre cycle ?
Parlez des variations de votre humeur au fil du cycle à un psychiatre en vidéo pour faire le point et envisager un accompagnement adapté.
Voir aussi : médecins gynécologues
À ce jour, aucun traitement n’a prouvé son efficacité sur toutes les femmes. La stratégie adoptée est donc celle de l’essai, au cas par cas.
Il faut s’armer de patience pour soigner le trouble dysphorique prémenstruel et ne pas perdre espoir.
Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (SSRI) sont les traitements privilégiés. Parmi eux :
Certaines études montrent que ces traitements peuvent même être efficaces lorsqu’ils sont pris 14 jours par mois, au cours d’une période entourant les règles.
Il est important de retenir que le trouble dysphorique prémenstruel est un problème neuroendocrinien.
Ce n’est donc pas un problème psychologique en soit, mais un trouble dont les effets sont psychologiques.
À ce jour, aucun lien n’a été établi entre les deux. Il s’agit de deux maladies différentes.
En décembre 2020, toutefois, des chercheurs suédois ont publié des résultats prometteurs concernant la création d’un nouveau traitement (acétate d’ulipristal).
Celui-ci permettrait d’agir sur les récepteurs de la progestérone et ainsi réduire les symptômes mentaux présents dans le cadre du trouble dysphorique prémenstruel.
On utilise déjà ce procédé dans une classe de médicaments qui traitent les fibromes utérins et l’endométriose.
Sources officielles.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Si l’endométriose touche 1 femme sur 10 en France, découvrez 3 nouvelles avancées majeures pour y faire face avec Qare.

La santé n'est pas non plus épargnée par les inégalités de genre. Qare vous présente 3 combats qu'il reste encore à mener pour l'égalité.

Après l’annulation de l’arrêt Roe vs Wade par la Cour suprême des Etats-Unis, nous vous donnons 4 dangers de la fin du droit à l’avortement.