
Traitement de l’endométriose : comment mieux vivre avec ?
Le traitement hormonal, via la contraception, est la première solution proposée pour soulager et soigner l'endométriose chez les femmes.
Article validé médicalement
4 min de lecturePublié le 31/08/21

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique touchant environ 1 femme sur 10 en âge de procréer, souvent diagnostiquée tardivement selon la HAS.
À retenir : Consultez un médecin sans attendre si vous présentez des douleurs menstruelles intenses ou des douleurs pelviennes persistantes, car un diagnostic précoce améliore la prise en charge.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, ANSM, Sécurité Sociale
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L’endométriose est une maladie gynécologique qui touche près d’1 femme sur 10. Il existe plusieurs types d’endométriose qui provoquent des symptômes similaires, mais avec une intensité variable d’une personne à l’autre. L’équipe médicale de Qare revient sur les symptômes et le diagnostic de l’endométriose.
La douleur est le symptôme le plus fréquemment rencontré par les femmes souffrant d’endométriose. Il s’agit le plus souvent de douleurs pelviennes (ponctuelles ou continues), mais aussi de règles douloureuses ou encore de douleurs pendant les rapports sexuels. Les douleurs lors du passage à la selle ou lors de la miction sont également possibles.
L’intensité des règles douloureuses (dysménorrhée) peut entraîner une invalidité. La douleur ne passe pas avec la prise d’un antalgique classique. La fatigue chronique est un autre symptôme fréquent de l’endométriose tout comme les règles plus abondantes. En revanche, la fièvre n’est pas un symptôme de l’endométriose. Très invalidante, l’endométriose peut avoir des conséquences sévères comme l’infertilité mais elle n’est pas mortelle.
Bon à savoir : l’endométriose n’augmente pas le risque de cancer et n’est pas non plus un signe du développement d’un cancer.
Les douleurs provoquées par l’endométriose se situent dans le bas du ventre et sont généralement plus fortes lors des règles. Les femmes atteintes d’endométriose peuvent également souffrir de douleurs lombaires. Les organes touchés par les lésions d’endométriose perdent en mobilité, ce qui génère de la douleur.
À noter que les lésions s’étendent sur plus de 5mm de profondeur dans le cas de l’endométriose pelvienne profonde.
Le bassin est une zone très innervée, ce qui fait que la douleur peut irradier vers différents endroits, dont le bas du dos. La douleur peut également s’étendre à la façon d’une sciatique. Les douleurs à la jambe sont donc un symptôme possible d’endométriose, mais il n’est généralement pas isolé.
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L’endométriose digestive provoque des symptômes et troubles digestifs liés aux lésions présentes sur les intestins, le côlon ou le rectum. L’endométriose peut notamment provoquer des ballonnements et l’arrêt des gaz qui donnent un ventre gonflé. La diarrhée est un autre symptôme possible de ce type d’endométriose, tout comme la constipation.
Les douleurs à la défécation, voire la présence de sang dans les selles, sont d’autres conséquences possibles. Vous pouvez retrouver des témoignages sur les symptômes de l’endométriose sur des forums pour en savoir plus.
L’endométriose peut avoir un impact psychologique important car c’est une maladie chronique. Le diagnostic peut être long et compliqué à poser, et il est parfois difficile de trouver un traitement efficace pour calmer les douleurs. D’ailleurs, une approche pluridisciplinaire est souvent nécessaire.
L’endométriose peut donc entraîner une véritable souffrance psychologique, du stress, de l’anxiété, voire une dépression. Un suivi psychologique est donc parfois nécessaire.
La description de vos symptômes auprès d’un professionnel de santé peut orienter le diagnostic d’endométriose. Pour le confirmer, votre médecin devra vous prescrire certains examens. Le premier test à réaliser pour diagnostiquer l’endométriose est une échographie pour déceler les kystes et d’éventuelles lésions. Il peut être complété par une IRM.
La France enrichit son arsenal diagnostique contre l’endométriose avec l’arrivée d’Endotest®, un test basé sur l’analyse salivaire. Cette méthode novatrice, mise en place en 2025, vient compléter les examens traditionnels. Les études cliniques démontrent sa grande précision : lorsqu’une endométriose est présente, le test la détecte dans 95 cas sur 100, et quand elle est absente, il le confirme avec justesse dans 94% des situations. Les médecins peuvent désormais proposer cet examen après avoir réalisé le bilan clinique initial et les examens d’imagerie habituels.
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L’endométriose se caractérise par la présence de tissu semblable à celui de la muqueuse utérine (endomètre) en dehors de la cavité utérine, mais cela ne provoque pas nécessairement de symptôme. On ne recherche pas systématiquement à le diagnostiquer car en l’absence de symptôme, l’endométriose n’a pas d’impact sur la santé.
Les symptômes de l’endométriose peuvent commencer dès l’adolescence à partir des premières règles. Cependant, c’est une maladie qui se développe progressivement et qui peut être plus difficile à détecter à cet âge. On la diagnostique souvent plus tard dans la vie, vers 30 ans.
Chez certaines femmes, des fragments du tissu endométrial se déplacent en dehors de la cavité utérine pour atteindre la cavité abdomino-pelvienne. Ces fragments s’implantent sur d’autres organes et sont sensibles aux variations hormonales. C’est ce qui peut provoquer les symptômes, en particulier les douleurs. Cependant, les causes exactes de l’endométriose sont encore étudiées et plusieurs théories existent sur le sujet.
On dit souvent que l’endométriose s’arrête avec la ménopause, mais ce n’est pas toujours le cas. La ménopause est cette période où les ovaires cessent de fonctionner. La muqueuse utérine s’atrophie ce qui empêche de nouvelles lésions de se développer. Les lésions existantes peuvent s’assécher, ce qui atténue les symptômes avec le temps.
Toutefois, il existe des femmes qui souffrent d’endométriose persistante ou récidivante, notamment si elles prennent un traitement hormonal.
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Sources officielles consultées le 31/08/2021.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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