
Névralgie d’Arnold : définition, causes et traitement
Douleur cervicale qui s’étend parfois jusqu’à la tête, la névralgie d’Arnold fait partie des affections neurologiques courantes.
Article validé médicalement
5 min de lectureMis à jour le 24/09/26Publié le 07/06/22

L’entorse cervicale, aussi appelée coup du lapin ou whiplash, est une lésion ligamentaire du rachis cervical souvent causée par un choc brutal.
Le conseil clé : Consultez un médecin dès les premières heures suivant le traumatisme pour établir un bilan et démarrer une prise en charge adaptée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr, Assurance Maladie
Concernant de nombreux français chaque année, l’entorse cervicale survient généralement à la suite d’un traumatisme et est source de douleurs plus ou moins intenses au niveau des muscles du cou. Souvent bénigne, elle nécessite cependant une prise en charge adaptée afin de s’épargner certaines complications.
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Une lésion cervicale c’est :
Il convient de noter que le traumatisme ligamentaire du cou partage des mécanismes lésionnels communs avec les entorses touchant d’autres articulations du corps.
Le rachis cervical est la portion la plus haute de la colonne vertébrale. Il est composé de 7 vertèbres situées au niveau du cou et maintenues entre elles par des ligaments. Le rôle de ces vertèbres est de porter le poids de la tête, de permettre sa mobilité ainsi que celle du cou et d’assurer la protection de la moëlle épinière.
Une entorse cervicale peut survenir lors d’un mouvement de flexion ou d’extension allant au-delà des capacités des articulations du cou, créant un traumatisme des ligaments (les tissus qui relient les os entre eux). La cause la plus commune est le “coup du lapin” qui se produit lors d’un accident de voiture, suite à un changement de vitesse rapide ou un choc arrière. La tête est alors projetée vers l’avant, créant une hyper-extension.
Elle peut également se produire du fait d’une pratique sportive intense et/ou violente et donc plus propice au chocs (rugby, gymnastique, sports de combat…)
D’autres facteurs peuvent favoriser les entorses cervicales comme la sédentarité, les gestes répétitifs sollicitant les muscles du cou, les antécédents familiaux de blessures au cou ou l’âge.
Par ailleurs, ces traumatismes du cou peuvent déclencher des céphalées cervicogéniques associées, liées à l’irritation des structures nerveuses et musculaires du rachis cervical.
L’entorse cervicale est caractérisée par différents symptômes qui varient en fonction de son degré de gravité :
A noter : Ces symptômes peuvent survenir immédiatement après le traumatisme du rachis (avec ou sans choc) ou quelques heures voire quelques jours plus tard. Une entorse cervicale peut également être asymptomatique, ce qui n’est pas sans risque en ce qui concerne la prise en charge.
Si une entorse cervicale est parfois bénigne, il est important de solliciter un avis médical afin de bénéficier des conseils et traitements adaptés. Cela peut permettre d’identifier une éventuelle fracture mais également éviter son évolution vers une pathologie chronique comme l’arthrose. La téléconsultation permet d’avoir un avis médical rapide dans l’attente d’un rendez-vous en présentiel.
Lorsque l’on souffre de douleurs cervicales après un choc traumatique, il faut consulter immédiatement un médecin généraliste afin qu’il réalise dans un premier temps un examen clinique. Il peut par la suite demander un bilan d’imagerie (radiographie, IRM ou scanner cervical) afin de confirmer le diagnostic et d’identifier d’éventuelles lésions de la moëlle épinière.
En fonction de la gravité de l’entorse et des facteurs de risque qui vous sont propres, il est possible que votre médecin vous prescrive un arrêt de travail. Cela peut notamment être le cas si votre activité professionnelle nécessite le port de charge lourde et/ou des flexion-extension du cou répétées.
Si l’entorse est légère ou modérée, le traitement passera par :
Dans le cas d’une entorse cervicale grave, la zone doit systématiquement être immobilisée par un collier cervical rigide à garder pendant plusieurs semaines. Il peut parfois aussi être nécessaire de passer par une intervention chirurgicale, l’arthrodèse cervicale par voie antérieure ou la prothèse discale cervicale. Pour chacune de ces opérations, le disque cervical (qui relie 2 vertèbres entre elles) est d’abord retiré.
L’arthrodèse cervicale par voie antérieure consiste en la fusion de 2 vertèbres cervicales entre elles tandis que la prothèse discale cervicale est le remplacement du disque cervical retiré par une prothèse. La rééducation n’est pas systématique et la reprise d’une activité sportive peut se faire de manière graduelle durant les 3 à 6 mois suivants l’opération.
La guérison d’une entorse cervicale prend de quelques jours à quelques semaines (4 à 6 en moyenne) pour les formes les plus légères. Elle peut être plus longue pour les formes les plus graves, notamment celles ayant nécessité une intervention chirurgicale.
Si une entorse cervicale semble ne pas guérir et s’accompagne de symptômes tels que des étourdissements, des difficultés de concentration, de sommeil et une sensation de perte d’équilibre, cela peut être le signe qu’elle est devenue chronique. Mieux vaut alors consulter un médecin dans les plus brefs délais.
Réponses relues par un médecin.
Une entorse cervicale se traite généralement par repos relatif, antalgiques adaptés, chaleur douce ou froid selon la phase, puis reprise progressive des mouvements. L’immobilisation prolongée est rarement bénéfique. La kinésithérapie peut aider si la douleur ou la raideur persiste.
Une entorse cervicale est souvent bénigne, mais elle peut être gênante pendant plusieurs jours ou semaines. Elle devient plus préoccupante après un traumatisme important, en cas de douleur intense, fourmillements, faiblesse dans un bras, vertiges marqués ou troubles neurologiques.
Sources officielles consultées le 24/09/2026.
Cet article a été relu par un médecin.
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