
Stérilet : guide complet sur le Dispositif Intra Utérin (ou DIU)
Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est un moyen de contraception en forme de T inséré dans l'utérus, offrant une efficacité de 99%.
Article validé médicalement
9 min de lecturePublié le 15/09/26

Le lien entre pilule et méningiome dépend notamment de l’hormone utilisée et de la durée du traitement. Le méningiome est une tumeur des enveloppes du cerveau, le plus souvent non cancéreuse.
Informations vérifiées en 2026.
Contenu validé par la Direction médicale de Qare.
Des questions sur votre pilule et le risque de méningiome ?
Un médecin peut faire le point sur votre contraception en téléconsultation et vous orienter vers une consultation en présentiel si nécessaire. En cas de symptômes neurologiques soudains, appelez le 15 ou le 112.
Plusieurs études ont précisé le lien entre certains progestatifs, des substances qui agissent comme la progestérone, et le méningiome. Ces substances peuvent être utilisées pour la contraception ou pour traiter des troubles gynécologiques. Le niveau de risque varie selon le médicament, sa dose, son mode d’administration et la durée d’utilisation.
Voici les contraceptions concernées par les recommandations françaises, les limites des données disponibles et les situations dans lesquelles consulter. Un risque mis en évidence dans une étude ne signifie pas que chaque utilisatrice développera un méningiome.
Un méningiome se développe à partir des méninges, les membranes qui entourent le cerveau et la moelle épinière. Il est le plus souvent non cancéreux et sa croissance est généralement lente.
Certains méningiomes ne provoquent aucun symptôme et sont découverts à l’occasion d’un examen réalisé pour une autre raison. D’autres peuvent comprimer des nerfs ou le cerveau. La prise en charge dépend de leur taille, de leur localisation et de leur évolution : une opération n’est pas toujours nécessaire ; une surveillance peut parfois suffire. [1] [2]
Il n’existe pas un niveau de risque unique pour toutes les pilules contraceptives. Pour identifier la vôtre, regardez le nom de la substance active sur la boîte ou demandez conseil à votre pharmacien.
Les recommandations françaises concernent les produits suivants :
L’étude française EPI-PHARE à l’origine de ces recommandations portait sur le désogestrel seul à 75 µg, ainsi que sur des pilules au lévonorgestrel. Elle ne mesurait pas directement le risque des pilules combinées au désogestrel, de l’implant ou des anneaux. Les précautions ont été étendues à ces contraceptions ; les chiffres obtenus pour le désogestrel 75 µg ne doivent pas leur être attribués automatiquement. Les informations de sécurité actualisées en août 2026 incluent le désogestrel et l’étonogestrel. [3] [4]
Un risque plus élevé a été établi avec certains traitements, notamment lors d’une exposition prolongée :
Ces médicaments ne sont pas tous des pilules contraceptives : plusieurs servent à traiter des troubles gynécologiques. Depo Provera est un contraceptif injectable. Des mesures de prescription et de surveillance, notamment par IRM cérébrale, s’appliquent selon le produit et l’exposition. Signalez également une ancienne prise de ces traitements. [5]
Les études françaises EPI-PHARE n’avaient pas retrouvé d’augmentation du risque de méningiome opéré avec les pilules au lévonorgestrel, seul ou associé à un œstrogène, ni avec les stérilets au lévonorgestrel à 52 mg ou 13,5 mg étudiés. [6] [7]
Cependant, une étude danoise publiée dans JAMA Network Open en juillet 2026 a observé une association avec les pilules combinées au lévonorgestrel et les stérilets contenant 52 mg de lévonorgestrel. Aucun excès statistiquement significatif n’était retrouvé pour les dispositifs à 13,5 ou 19,5 mg, avec un recul plus limité. [8]
Les données ne permettent donc pas de garantir une absence de risque. L’agence danoise a annoncé transmettre ce signal à l’évaluation européenne, tout en rappelant que le risque individuel reste très faible et ne justifie pas de renoncer à sa contraception de sa propre initiative. Un signal de recherche ne constitue pas, à lui seul, une nouvelle contre-indication. [9]
Pour Slinda, qui contient de la drospirénone seule, les données restent insuffisantes pour quantifier le risque. L’étude danoise a relevé une association avec des pilules combinées à la drospirénone, ainsi qu’au désogestrel et au gestodène ; ces résultats ne donnent pas une estimation propre à Slinda. [8]
Pour le diénogest seul à 2 mg, les données disponibles ne permettent pas non plus de conclure solidement sur ce risque. Visanne et ses génériques sont des traitements de l’endométriose : ils ne doivent pas être considérés comme une contraception. Si une contraception est nécessaire, elle doit être discutée avec le prescripteur. [5] [10]
Enfin, l’étude française de 2024 n’a pas retrouvé d’augmentation du risque de méningiome opéré avec la progestérone ou la dydrogestérone dans les conditions étudiées. Utrogestan et Duphaston ne sont toutefois pas des alternatives contraceptives à une pilule. [7]
L’ANSM qualifie de très faible l’augmentation du risque associée au désogestrel. Le chiffre d’environ 1 cas supplémentaire pour 67 300 utilisatrices provient d’une estimation portant sur les méningiomes intracrâniens opérés dans l’étude française, dont les cas ont été identifiés entre 2020 et 2023. Il ne représente ni le risque total de tout méningiome, ni une probabilité individuelle sur toute la vie. [4] [6]
Plusieurs éléments comptent pour interpréter ce risque :
Dans l’étude française, le surrisque n’était plus observé après un an d’arrêt. Cela ne garantit pas l’absence de méningiome chez une personne donnée et ne signifie pas qu’une tumeur déjà présente disparaît en un an. Ce délai ne doit pas non plus être généralisé à tous les progestatifs. [6]
Après les premières recommandations françaises, l’évaluation européenne a conduit en juillet 2026 à recommander l’ajout d’informations sur le méningiome dans les notices des contraceptifs au désogestrel et à l’étonogestrel. [4]
En septembre 2026, une campagne d’information personnalisée a été lancée avec l’Assurance Maladie auprès d’environ 1,6 million de femmes majeures ayant eu une prescription remboursée de désogestrel 75 µg dans les douze derniers mois. Les prescripteurs ont également été informés. [11] [12]
Recevoir ce courrier ne signifie pas qu’un méningiome a été diagnostiqué ou suspecté. L’absence de courrier ne suffit pas non plus à déterminer si votre contraception est concernée : les recommandations portent également sur les pilules combinées au désogestrel, l’implant et les anneaux à l’étonogestrel.
N’arrêtez pas votre contraception de votre propre initiative. Si vous souhaitez la changer, organisez le relais avec un médecin ou une sage-femme pour éviter une période sans protection contre une grossesse non désirée.
Le seul fait de prendre du désogestrel ne nécessite pas de rendez-vous en urgence. Profitez du suivi annuel pour revoir la contraception, en particulier à partir de 45 ans ou après plusieurs années d’utilisation. Apportez si possible les noms et les durées de vos anciens traitements hormonaux. [3] [12]
Une téléconsultation avec un gynécologue ou un médecin généraliste peut aider à faire le point et à organiser la suite. Des symptômes neurologiques peuvent nécessiter un examen en présentiel ; s’ils apparaissent soudainement, appelez les urgences.
Une IRM n’est pas un examen systématique pour toutes les utilisatrices de désogestrel. L’ANSM la recommande notamment :
Les traitements à signaler comprennent Androcur, Lutényl, Lutéran, Colprone, Depo Provera, leurs génériques et l’ancien traitement Surgestone. Si le désogestrel a déjà été commencé dans cette situation, signalez-le au prescripteur pour vérifier le suivi nécessaire. [11]
Les contraceptifs au désogestrel et à l’étonogestrel sont contre-indiqués. Si vous en utilisez un, contactez rapidement votre prescripteur pour organiser son arrêt ou son retrait et prévoir une autre contraception. N’attendez pas simplement la prochaine visite annuelle. [4]
Plus largement, le choix d’un traitement hormonal dans cette situation relève d’un avis spécialisé. Les recommandations françaises demandent d’éviter les progestatifs, sauf exception discutée entre plusieurs spécialistes. Une méthode non hormonale peut être envisagée selon votre situation. [3]
Un méningiome peut rester sans symptôme. Lorsqu’il en provoque, les signes varient selon sa localisation. Demandez un avis médical en cas de :
Ces signes ne sont pas spécifiques d’un méningiome. Ils peuvent avoir d’autres causes et ne permettent pas de poser un diagnostic soi-même. S’ils sont nouveaux ou s’aggravent, consultez sans attendre votre rendez-vous annuel. [13]
Appelez le 15 ou le 112 si une faiblesse, une paralysie, un trouble de la parole ou de la vision apparaît brutalement, même si le trouble disparaît. Un mal de tête soudain et extrêmement intense justifie également cet appel. [14]
Une première crise convulsive nécessite une évaluation médicale urgente. Appelez également le 15 ou le 112 si une crise dure plus de cinq minutes ou si plusieurs crises se succèdent sans récupération entre elles. [15]
Le professionnel de santé organise l’arrêt du contraceptif au désogestrel ou à l’étonogestrel et l’avis d’un neurochirurgien. Le choix d’une autre contraception est fait avec vous. [4] [11]
Cet avis ne signifie pas qu’une opération sera nécessaire. Selon le méningiome, une surveillance par IRM, une chirurgie ou une radiothérapie peuvent être proposées. Certains méningiomes associés à des traitements hormonaux se stabilisent ou diminuent après leur arrêt, sous surveillance. [2]
Si vous suspectez un effet indésirable lié à un médicament, vous pouvez le déclarer sur le portail officiel de signalement des événements indésirables. Ce signalement ne remplace pas une consultation.
Cet article fournit des informations générales et ne remplace pas une consultation ni une décision médicale adaptée à votre situation.
Réponses relues par un médecin.
Les recommandations françaises récentes visent notamment les pilules au désogestrel, seul ou combiné à un œstrogène, ainsi que l’implant et les anneaux à l’étonogestrel. Cela ne signifie pas que le risque est identique pour tous ces produits, ni que les autres contraceptions sont définitivement exemptes de risque.
Pas de votre propre initiative si vous n’avez ni symptôme ni antécédent de méningiome. Faites le point lors du suivi habituel. En cas de méningiome actuel ou passé, contactez rapidement votre prescripteur : le désogestrel est contre-indiqué.
Les données restent insuffisantes pour quantifier ce risque avec Slinda, à la drospirénone seule. Les résultats concernant des pilules combinées à la drospirénone ne permettent pas de conclure directement pour Slinda. [8]
On ne peut pas garantir une absence de risque. Les études françaises étaient rassurantes, mais de nouvelles données danoises conduisent à nuancer cette affirmation. Le choix d’un stérilet hormonal se discute avec un professionnel selon votre situation ; ces données ne justifient pas un retrait décidé seule. [9]
Ce courrier est une information de prévention, pas l’annonce d’un diagnostic. En l’absence de symptômes ou d’antécédent de méningiome, vous pouvez en parler lors de votre prochaine consultation habituelle. Si des symptômes apparaissent, demandez un avis médical plus tôt.
Dans l’étude française sur le désogestrel, le surrisque n’était plus observé un an après l’arrêt. Cela n’équivaut pas à un risque nul et ne permet pas de prédire l’évolution d’un méningiome déjà présent. L’arrêt ou le changement de contraception doit être organisé avec un professionnel.
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est un moyen de contraception en forme de T inséré dans l'utérus, offrant une efficacité de 99%.

Chaque femme est différente, la contraception se choisit en fonction de votre historique médical et de vos envies et besoins

Connaissez-vous les différentes contraceptions masculines qui existent ? Si la pilule pour homme n'est toujours pas d'actualité, il existe d'autres recours solutions.