Brûlure au 3ème degré : comment la reconnaître et la soigner ?

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Les brûlures font partie des accidents domestiques courants. Cependant, leur traitement diffère selon leur profondeur (brûlure au 1er, au 2ème et au 3ème degré) et leur gravité, qui peuvent varier selon l’âge, la localisation, les circonstances, l’étendue et la cause. Qu’est-ce qui caractérise une brûlure au 3ème degré ? De quelle manière la soigne-t-on ? L’équipe médicale de Qare vous dit tout.

Qu’est-ce qui caractérise le degré de gravité d’une brûlure ?

Une brûlure est une lésion provoquée par la chaleur, l’électricité, les rayonnements (principalement les rayons UV) ou des produits chimiques. 

Sa gravité dépend de plusieurs facteurs :

  • La profondeur : on parle de brûlure au 1er degré quand seul l’épiderme est touché, de brûlure au 2ème degré quand il y a atteinte du derme et de brûlure au 3ème degré lorsqu’elle atteint l’hypoderme.
  • L’étendue : quand une brûlure au 2ème et au 3ème degré s’étend sur plus de 10% de la surface corporelle chez l’adulte et 5% chez l’enfant, on la considère comme sévère. On utilise comme repère la paume de la main et les doigts qui représentent environ 1% de la surface du corps.
  • La localisation : elle est modérée à grave si elle se situe sur les mains, les pieds, le visage ou les organes génitaux. Il en est de même si elle est circulaire (si elle fait le tour du bras ou de la jambe par exemple). 
  • L’âge : elle est plus grave si elle concerne un enfant ou une personne âgée.
  • Les circonstances : une brûlure qui survient lors d’un incendie ou d’un accident de voiture peut impliquer d’autres lésions ou l’inhalation de substances toxiques contenues dans la fumée (cyanure, monoxyde de carbone…)

Quelques chiffres : selon l’Agence nationale de santé publique, 8120 français ont été hospitalisés à la suite de brûlures en 2014. Les hommes étaient majoritairement plus touchés (5099 pour 3021 femmes) et la cause était accidentelle chez 93,7% des patients et principalement liée à un contact avec des liquides à haute température.

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Qu’est-ce qu’une brûlure au 3ème degré ?

Comment reconnaître une brûlure au 3ème degré ?

La brûlure au 3ème degré est une lésion profonde qui touche les 3 couches de la peau (épiderme, derme et hypoderme). Généralement, elle atteint aussi les glandes sudoripares (qui produisent la transpiration), les follicules pileux et les terminaisons nerveuses.

Elle se caractérise par :

  • Une lésion blanche à noire ;
  • Une peau à l’apparence sèche et cartonnée ;
  • Une perte de sensibilité et une absence de douleur, dues à la destruction des terminaisons nerveuses.

Il s’agit d’une blessure grave qui nécessite une prise en charge hospitalière. Si vous reconnaissez ces symptômes chez vous ou chez une autre personne, appelez immédiatement le 15, le 112 ou le service d’urgence le plus proche. Il est important de réagir vite car le pronostic vital du brûlé est engagé. 

Quels sont les risques associés à une brûlure au 3ème degré ?

En cas de brûlure grave, on risque un certain nombre de complications liées aux pertes de liquides et à l’atteinte des tissus :

  • La déshydratation, causée par une perte importante des liquides ;
  • Un état de choc, potentiellement fatal, lié à une faible irrigation sanguine des organes ;
  • La formation de croûtes épaisses (ou escarres) qui peuvent empêcher la peau de respirer ou limiter le flux sanguin vers les organes ;
  • Une destruction des tissus musculaires ;
  • Une infection, qui peut potentiellement se généraliser.

Ces complications pouvant dans certains cas être fatales, une brûlure au 3ème degré doit être prise en charge très rapidement.

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Comment soigner une brûlure au 3ème degré ?

Le traitement d’une brûlure au 3ème degré débute à l’hôpital, le plus souvent au sein d’un centre de traitement des brûlés.

Durant la phase aiguë, la priorité est de stabiliser le patient et de surveiller ses fonctions vitales. Il est ainsi surveillé 24h/24, sans interruptions. Vient-ensuite la phase intermédiaire, durant laquelle on réalise une greffe de peau. 

Parmi les techniques communément utilisées on compte :

  • L’autogreffe, qui consiste à prélever de la peau sur les parties saines puis à la poser sur les régions brûlées. La guérison des zones sur laquelle la peau a été prélevée prend en moyenne de 7 à 10 jours.
  • La greffe de culture, qui implique de cultiver des cellules issues d’un échantillon de peau prélevée. Le processus prend environ 3 semaines afin d’obtenir suffisamment de cellules pour réaliser la greffe.

Quand le patient est considéré comme stable, il entre ensuite dans une phase de réadaptation durant laquelle :

  • On surveille la bonne cicatrisation de ses plaies, dont la durée est variable.
  • Il entame une rééducation afin de retrouver pleinement l’usage de son corps. Cela implique l’accompagnement de plusieurs professionnels de santé comme des infirmiers, des kinésithérapeutes ou des ergothérapeutes.

C’est ensuite le temps de la phase de réhabilitation, où la rééducation et le suivi de la cicatrisation se poursuivent, y compris après que le patient quitte l’hôpital.

Foire aux questions

Comment prévenir le risque de brûlure chez les enfants ?

Pour limiter le risque de brûlure, il faut principalement faire preuve de vigilance, particulièrement avec les enfants qui sont les premiers concernés par les accidents qui les causent. En effet, ils constituaient en 2014 plus d’un quart des hospitalisations. Il convient de faire particulièrement attention lors des contacts avec des liquides et des solides chauds, lorsqu’on cuisine ou qu’on repasse par exemple.