
Trouble anxieux généralisé : symptômes, causes et traitements
Le trouble anxieux généralisé (TAG), ou anxiété généralisée, provoque une peur constante et incontrôlable qui nécessite de consulter.
Article relu
6 min de lecturePublié le 02/09/21

L’angoisse de séparation est une phase développementale normale chez l’enfant, pouvant devenir pathologique sous forme de trouble anxieux de séparation (TAS) nécessitant une prise en charge adaptée.
Le conseil clé : Si les pleurs, refus scolaires ou troubles du sommeil liés à la séparation persistent plus de 4 semaines, consultez un médecin ou un pédiatre pour évaluation.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Ameli.fr
L’angoisse de séparation est un trouble très commun qui touche les bébés et les jeunes enfants. C’est une étape normale de leur développement. À quel âge se manifeste-t-elle ? Combien de temps dure cette phase ? Quelle est la différence avec l’anxiété de séparation chez les enfants plus grands ? L’équipe médicale de Qare vous dit tout sur ce phénomène et vous livre ses conseils pour bien réagir en tant que parents.
Un accompagnement adapté à votre enfant
Consultez les profils et les disponibilités des pédopsychiatres pour choisir un professionnel adapté à l’âge de votre enfant.
L’angoisse de séparation est une étape du développement de l’enfant qui survient généralement autour de ses 8 mois. Les bébés peuvent également avoir ce type d’angoisse de séparation plus tôt, vers 4 mois ou 6 mois. Votre bébé commence à comprendre qu’il est une personne à part entière, et à reconnaître les visages. Il fait la différence entre ses parents et les inconnus. C’est pour cette raison qu’auparavant il souriait à tout le monde et que dorénavant il semble intimidé en présence de personnes étrangères.
Cette angoisse de séparation est aussi liée à une peur de l’abandon. Lorsque vous vous en allez, il a peur que vous ne reveniez pas ou que vous ayez disparu. Il n’a pas acquis ce qu’on appelle la « permanence de l’objet ». C’est-à-dire que si vous ou un objet disparaissez, il ne sait pas que cet objet existe toujours, même s’il n’a pas conscience de la mort.
Les peurs de l’enfant sont accentuées avec ses parents, car ce sont eux qui assurent son bien-être, le nourrissent, le réconfortent, etc. Ces inquiétudes liées à l’angoisse de séparation peuvent durer jusqu’à ses 18 mois.
Les pleurs au moment de quitter votre enfant sont la première manifestation de l’angoisse de séparation. Cela survient dès qu’il ne vous voit plus, même si vous ne partez qu’un instant. Votre enfant arrête également de sourire à toutes les personnes qu’il rencontre et il semble avoir peur, pleurer ou s’agiter lorsque vous l’emmenez dans un nouvel endroit. Il peut également ne plus apprécier de prendre son bain car il perçoit l’eau comme « milieu étranger ».
L’angoisse de séparation chez les bébés se manifeste souvent la nuit ou au moment d’aller le coucher. Il peut être plus difficile de le mettre au lit. L’angoisse de séparation peut également perturber son sommeil (et le vôtre) en provoquant des réveils nocturnes où il pleure alors qu’il avait commencé à faire ses nuits.

Normalement, la durée de la période d’angoisse de séparation ne devrait pas excéder deux ou trois mois. Si l’angoisse de séparation persiste, n’hésitez pas à en parler au pédiatre de votre enfant pour recevoir des conseils et l’aider à traverser cette phase. Dans certains cas, l’angoisse de séparation peut durer plus longtemps jusqu’à 2 ans, 3 ans ou 4 ans et, parfois, devenir pathologique.
Pour diminuer l’angoisse de séparation chez votre bébé ou votre petit enfant :
Si l’angoisse de séparation se manifeste la nuit, essayez de rassurer votre bébé. Lisez-lui une histoire, donnez-lui la tétée ou le biberon, faites-lui des câlins et instaurez cela comme un petit rituel avant de dormir. Partez lorsqu’il est encore éveillé pour qu’il s’habitue à s’endormir seul.
Pour réduire l’angoisse de la séparation chez votre bébé avant de le laisser à la crèche ou à la garderie, faites une première visite des lieux avec lui, et présentez la personne qui va s’occuper de lui. La première fois que vous le laissez, restez quelques temps sur place avant de partir. Allongez progressivement la durée à la garderie. La première fois, laissez-le 1h, puis 2h, puis une demi-journée et enfin, la journée entière. Ne vous éternisez pas au moment du départ.
Lorsque vous récupérez votre enfant, il est normal qu’il puisse vous faire la tête. Ne lui en voulez pas, il a besoin d’une période d’adaptation. Même s’il a passé une bonne journée, il y a peut être des moments qui se sont moins bien passés. Il peut donc vous l’exprimer de cette façon.
Si votre enfant a 6, 7 ans ou même 10 ans et qu’il commence à exprimer des sentiments négatifs lorsque vous le laissez, il ne s’agit pas d’une angoisse de séparation. Ce terme est utilisé pour désigner une étape très précise du développement de l’enfant. On parle plutôt d’anxiété de séparation. Cette anxiété peut se manifester par un refus de la séparation, des stratégies pour l’éviter, et en l’absence du parent, d’une forte attente des retrouvailles.
Cette anxiété peut ressurgir lors de périodes de changements (ex : entrée à l’école maternelle ou primaire). Cela peut se manifester par des crises de panique impressionnantes avec pleurs et la manifestation d’un désespoir important. La figure d’attache
ment (souvent la mère) se voit presque dans l’incapacité de partir, ce qui prolonge ce moment alors qu’il faut y couper court. Cette anxiété peut être qualifiée de trouble si elle se prolonge et se manifeste de façon plus intense que chez les autres enfants.
L’angoisse de séparation reste plus rare chez les adolescents. L’adolescence est plutôt une période où l’enfant cherche à se détacher de ses parents, à marquer son identité et à appartenir à un groupe.
Voir aussi : un psychologue

Si vous notez un comportement excessif, anormal et une anxiété qui persiste longtemps (plusieurs semaines après la rentrée), il peut être nécessaire de consulter un pédopsychiatre. Il pourra chercher l’origine de cette anxiété, vous conseiller pour aider votre enfant, et parler à votre enfant pour qu’il apprenne à mieux gérer la séparation. Les thérapies comportementales et cognitives sont souvent utilisées pour ce type de trouble.
Avant de consulter un pédopsychiatre, vous pouvez aider votre enfant de plusieurs façons :
Lire aussi comment gérer :
Un accompagnement adapté à votre enfant
Consultez les profils et les disponibilités des pédopsychiatres pour choisir un professionnel adapté à l’âge de votre enfant.
Chez l’adulte, l’angoisse ou anxiété de séparation se manifeste de façon moins évidente. Elle ne peut se manifester que dans certaines situations. Les moments de solitude sont souvent mal vécus. L’angoisse de séparation se manifeste souvent au sein du couple.
La personne qui en souffre a du mal à se séparer de l’être aimé, à être autonome en son absence, elle peut avoir des pensées inquiétantes lorsqu’elle est séparée de l’autre. On peut également dire qu’il s’agit d’un trouble de l’attachement incluant un problème de dépendance affective.
Si votre enfant connaît des troubles tels que l’angoisse de séparation, la téléconsultation d’un pédopsychiatre peut être une bonne solution. Sur Qare, vous pouvez téléconsulter tous les jours et trouver un spécialiste disponible. En effet, emmener votre enfant chez un psychologue et le laisser seul peut être difficile. En téléconsultant, vous permettez à votre enfant de consulter dans un environnement rassurant, qu’il connaît. Il sera également rassuré par votre présence, même si vous êtes dans la pièce d’à côté. La première séance se déroule souvent avec l’un des parents.
De plus, cela vous évite un déplacement et les horaires de consultations sont plus flexibles (). La séance peut donc se dérouler après votre journée de travail.
Sources officielles consultées le 02/09/2021.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
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