
Phosphatases alcalines élevées : qu’est-ce qui cause l’augmentation de leur taux ?
Parfois bénignes, des phosphatases alcalines élevées peuvent aussi servir au diagnostic de maladies du foie et des os.
Article validé médicalement
5 min de lecturePublié le 05/12/22

La monocytose désigne un taux de monocytes anormalement élevé dans le sang, détecté lors d'une numération formule sanguine (NFS).
À retenir : En cas de taux de monocytes élevé constaté sur une prise de sang, consultez votre médecin pour déterminer la cause et orienter la prise en charge adaptée.
Informations vérifiées en 2026 — Sources : HAS, Sécurité Sociale, Ameli.fr
Les monocytes sont des éléments clés de notre système immunitaire. Ces cellules qui se déplacent dans tout notre corps forment un bouclier contre les agents pathogènes. Un taux normal de monocytes permet d’assurer une réponse immunitaire efficace. Mais qu’en est-il quand notre taux de monocytes est trop élevé ? Quels sont les risques ? Qu’est-ce que cela implique ? Comment faire baisser son taux ? Chez Qare, on vous explique tout.
Les monocytes représentent entre 2% et 10% de nos globules blancs, aussi appelés leucocytes. Avec les lymphocytes et les polynucléaires (ou granulocytes) ils constituent les cellules clés de notre système immunitaire. Leur rôle est de nous protéger des agents pathogènes extérieurs.
Les monocytes sont produits dans notre moelle osseuse et sont ensuite libérés dans tout notre corps à travers notre circulation sanguine. Il est donc possible de les doser à travers un examen sanguin, aussi appelé hémogramme ou numération formule sanguine (NFS).
Au-delà du sang, les monocytes peuvent s’infiltrer dans nos tissus (la rate, le foie, les poumons et la moelle osseuse). Ils se transforment alors en cellules dendritiques ou en macrophages.
Par ailleurs, l'hémogramme peut être complété par d'autres marqueurs inflammatoires, comme la vitesse de sédimentation sanguine, utile pour orienter le diagnostic.
Lorsqu’elles atteignent nos muqueuses, les monocytes évoluent en cellules dendritiques. Aux premières lignes de défense, elles participent au déclenchement de notre réponse immunitaire en activant les lymphocytes T dès détection d’un agent pathogène.
Avec les polynucléaires neutrophiles, les macrophages sont les cellules phagocytaires de notre réponse immunitaire. Elles ont la capacité de détruire des agents pathogènes ou certaines de nos cellules contaminées en les ingérant. Ce processus qui s’apparente à celui d’éboueurs internes s’appelle la phagocytose.
Des monocytes élevés sur votre analyse ?
Un praticien peut vous expliquer en vidéo ce que peut signifier votre taux de monocytes et vous orienter.
Le taux de monocytes normal dans le sang se situe entre 200 et 600 unités par millimètre cube de sang. Lorsqu’on est en dessous de cette fourchette, cela devient problématique. On parle de monocytopénie. Lorsqu’on dépasse le seuil, on parle d’hypermonocyotse ou monocytose. Cela indique une réaction de notre corps, il est nécessaire de comprendre la cause.
A lire aussi : taux de lymphocytes bas, quelles sont les causes ?
Un taux de monocyte élevé est problématique. Cela indique une anomalie sous-jacente. Si votre bilan sanguin démontre un taux élevé de monocytes, des examens complémentaires sont nécessaires pour en déterminer la cause. En fonction, votre médecin vous guidera dans la marche à suivre et vous prescrira le traitement adéquat.
Pour connaître votre dosage de monocytes, votre médecin peut vous prescrire une prise de sang en laboratoire. Vous pouvez l’effectuer sans être à jeun. Les résultats sont ensuite analysés, lors du bilan sanguin aussi appelé hémogramme ou numération formule sanguine (N.F ou N.F.S). Il s’agit de comptabiliser les différents composants de votre sang. Le biologiste s’assure ainsi que chaque élément est présent dans sa juste proportion.
A lire aussi : taux de leucocytes bas, quand s'inquiéter de son taux ?
Plusieurs études soulignent l’impact du stress sur notre système immunitaire. Lors d’un épisode de stress aigu, le système immunitaire réagit de la même façon que lors d’une infection. Mais il se rééquilibre naturellement quelques heures plus tard.
Le danger réside dans le stress chronique qui à terme peut détériorer le système immunitaire. Selon une étude, il existe un lien entre l'hypertension artérielle (du au stress chronique) et le fonctionnement des macrophages.
Si vous souffrez de stress chronique, pensez à consulter un médecin ou un psychologue afin de vous faire aider.
Dans ce contexte, l'inflammation chronique liée au stress peut aussi se traduire par une élévation de la CRP, marqueur biologique de l'inflammation mesuré lors d'une prise de sang.
Chez la femme enceinte, il est possible que le taux de monocytes augmente durant la grossesse, particulièrement au dernier trimestre. Cela est dû aux transformations du corps et au petit être qui se développe à l’intérieur de vous.
Rassurez-vous cela est normal. En revanche, si vous constatez des épisodes de migraines, ou de fièvre, consultez un médecin.
Les monocytes sont plus souvent liés aux infections chroniques. On constate un taux de monocytes élevés dès l’apparition de :
Certaines hémopathies, comme les leucémies aiguës ou chroniques, créent une surproduction de monocytes qui s’accompagne d’une grande fatigue, d’une pâleur inhabituelle (car il y a une anémie associée) et d’infections à répétition.. Bien heureusement, cette maladie hématologique est extrêmement rare avec un âge médian des personnes touchées de 70 ans.
Parfois, l’augmentation de monocytes signifie simplement que le corps combat un agent pathogène extérieur. Il s’agit d’une réponse immunitaire à une infection transitoire qui peut être due à :
Dans ce cas, le nombre de monocytes va se rééquilibrer naturellement à la fin de l’infection en cause.
En cas de monocytose, les signes varient en fonction de la cause de l’augmentation des monocytes. Dans certains cas elle est asymptomatique, dans d’autres cas on constate :
Si votre médecin constate un taux de monocytes élevés, il va effectuer des examens complémentaires afin d’en définir la cause.
Le traitement dépend de la cause de l’hypermonocytose. Selon la maladie sous-jacente, différents traitements sont possibles :
Dans la même thématique :
Réponses relues par un médecin.
Il s’agit d’une maladie génétique rare entraînant un dysfonctionnement de la moelle osseuse. La production des monocytes est fortement diminuée. Cela implique une fragilité de l’organisme quant aux infections. Ce syndrome peut aussi engendrer le développement d’une leucémie.
Il existe trois types de leucocytes, ou globules blancs :
Sources officielles.
Cet article a été relu par un médecin.
Nos articles citent des sources officielles : HAS, Ameli, études cliniques.
Besoin d’un avis ? Consultez un médecin en vidéo 7j/7.
À lire également sur ce sujet

Parfois bénignes, des phosphatases alcalines élevées peuvent aussi servir au diagnostic de maladies du foie et des os.

Les plaquettes sont des cellules sanguines. Lorsque leur taux baisse, plusieurs symptômes peuvent s’observer, notamment des hémorragies.

Les plaquettes jouent un rôle dans la coagulation sanguine. Un nombre trop élevé de plaquettes peut causer la formation d'un caillot sanguin.